1579
Blason des arquebusiers au 16e siècle et Fancs Arquebusiers ©Marc Poelmans Armoiries de la Belgique
La Compagnie Royale des Francs Arquebusiers
Sous le Haut Patronage de sa Majesté le Roi
Chef d'oeuvre du patrimoine oral et immatériel de la Communauté française de Belgique
le 17e siècle

 

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Retour au 16e siècle Vers le 18e siècle dernière mise à jour:30/09/15

1672

Une incursion, celle des français et en particulier de leur Roi Louis XIV qui en mai 1672 installera son quartier général à Devant-le-Pont, dans une maison toujours visible avenue Roosevelt mais qui a été reconstruite puisque le millésime sur la façade est postérieur de près de 50 ans à la visite du roi.
Il rencontra vraisemblablement les officiers des gildes, lui qui avait octroyé des lettres patentes à des compagnies similaires en France (voir plus bas)

Lors d'une de ces rencontres un bon bourgeois visétois voulant se piquer de français choisi, et ayant grand soif, dit au Roy:
"Sire, si nous buvâmes ?"
"Oui, si nous buvâmes à la santé des visétois"

répondit le Roy nullement mécontent...
L'anectode fit du voyage et on buvâme longtemps à la cour du Roi Soleil à la santé des visétois.

Louis XIV assiégeait alors Maastricht où le Capitaine de ses Mousquetaires Charles de Batz de Castelmore plus connu sous le nom de
d'Artagnan, trouva la mort le 25 juin 1673
La ville de Visé, neutre dans cette guerre contre la Hollande, est surtout acquise à la cause des riches Chiroux de Liège.
La Principauté est théoriquement neutre et les troupes étrangères ne se gênent pas pour la traverser, en se servant au passage

L'avantage pour une cité d'avoir une gilde en plus d'une milice régulière était de pouvoir faire appel en cas d'urgence et en de brefs délais, à un renfort d'hommes habitués au maniement des armes et aptes à défendre la ville.
Chaque membre d'une gilde devait disposer de son arme propre et d'une provision suffisante de munitions
Cela coûtait ainsi moins cher pour le trésor de la cité qui ne devait pas investir dans l'armement,
mais en contrepartie, celle-ci devait pourvoir aux dépenses, pour l'achat de poudre et de balles ...
mais aussi pour les libations auxquelles arbalétriers et arquebusiers se livraient lors de leurs fêtes, et des concessions étaient faites aux gildes.
Ainsi, des rentes sur des terrains ou des taxes perçues leurs étaient attribuées, parfois en se faisant un peu tirer l'oreille.
Mais progressivement, ces droits s'amoindrirent ou vinrent à disparaître avec l'apparition de corps d'armée réguliers.

Le tir à l'oiseau (ou à la cible) était un excellent entrainement, d'autant plus que mettre l'oiseau à terre pouvait parfois prendre plusieurs jours
et il se terminait toujours dans la fête et la liesse... et la bière y coulait généreusement,
Tradition bien sympathique qui s'est perpétuée jusqu'à aujourd'hui.

Visé en 1625

Cette vue de Visé vers 1625 montre tout à droite le paldiet sur lequel arbalétriers et arquebusiers tiraient
Il est situé hors de la ville pour d'évidentes raisons de sécurité: carreaux ou balles qui retombent mais aussi danger de mettre le feu à la cité construite principalement en bois, en tirant à la poudre noire et en se promenant avec des mèches continuellement allumées

On peut aisément imaginer sa hauteur en fonction du clocher de la Collégiale toute proche

Nous sommes dans l'époque de la dynastie de Bavière puisque de 1580 à 1763 cinq princes de la Maison de Bavière occuperont quasi sans discontinuer le trône épiscopal;
Ferdinand et son neveu Maximilien-Henri furent impliqués dans les rebondissements de guerres civiles qui ensanglantèrent plus d'une fois les rues de Liège.

Ils eurent bien de la peine à maintenir une neutralité apparente entre Espagnols, Hollandais et Français à qui s'alliera Joseph-Clément.

Vers le 18e siècle

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