1579
Blason des arquebusiers au 16e siècle et Fancs Arquebusiers ©Marc Poelmans Armoiries de la Belgique
La Compagnie Royale des Francs Arquebusiers
Sous le Haut Patronage de sa Majesté le Roi
Chef d'oeuvre du patrimoine oral et immatériel de la Communauté française de Belgique
le 18e siècle


Home Retour au 17e siècle Vers le 19e siècle dernière mise à jour:30/09/15

arquebusiers de Visé, peinture de Jaminet

Ttableau d'Albert Jaminet dont on voit les armoiries sur la cheminée du centre, qui offrit sa collection d'armes au musée des FAV.

  • La compagnie disposait
    depuis sa fondation d'un quartier,
    d'abord à la Maison de Ville
    puis à l'Hôtel de Ville,
    lorsqu'il fut construit au début du 17e siècle
    d'où l'expression connue toujours aujourd'hui
    "aller sur le quartier"
    qui qualifie la réunion du jeudi avant la fête

Hôotel de Ville de Visé, maquette SRAHV
maquette de l'Hôtel de Ville de Visé.
Collection SRAHV, Musée de Visé

En 1713,
au lieu-dit "les Xhorres", dans le quartier de Souvré à l'entrée de la ville, un paldiet pour le tir au papegai est inauguré Ce site était partagé avec les Arbalétriers qui pratiquaient aussi le tir à l'oiseau depuis longtemps.Il faut savoir que c'était un mât de parfois plusieurs dizaines de mètres de haut.
On utilisait par ailleurs souvent un mât de bateau.
Ce tir est encore pratiqué aujourd'hui par certaines compagnies, surtout des archers qui tirent à la verticale, mais qu'il devient de plus en plus rare avec les armes à feu qui nécessitent une grande aire de dégagement.
A Montzen par exemple (province de Liège), où la fête à lieu en août, le mât de la société de tir fait une dizaine de mètres de haut.
Le papegai était parfois aussi placé sur une butte en terre qui retenait les balles


1730

Le paldiet est détruit par une tempête,
reconstruit en 1755, il restera en usage jusqu'au milieu du 19e siècle

Le prince-évêque
François-Charles de Velbruck (1772-1784), esprit émancipé, se montre favorable aux philosophes et laisse se répandre les idées nouvelles.
C'est même de la société «Emulation», qu'il fonde en 1779 pour encourager le goût des arts, des lettres et des sciences, que sortiront certains chefs de la révolte.

Car la révolte gronde déjà.
Depuis 1684, le pouvoir appartient au prince-évêque, aux chanoines de la
cathédrale Saint-Lambert et à l'aristocratie.
Le bas clergé, la petite noblesse, la bourgeoisie industrielle, les ouvriers, les paysans, ne participent donc pas à la gestion des affaires publiques.
En outre, la situation du petit peuple n'est guère enviable; le chômage et la mendicité sévissent; des voix s'élèvent pour réclamer plus des changements politiques et davantage de justice sociale.

En 1784, c'est César-Constantin-François de Hoensbroeck qui devient prince-évêque.
Hostile à toute réforme, ce souverain autoritaire attise la rébellion qui couve. En juin 1787, Hoensbroeck envoie à Spa deux cents hommes et deux canons pour faire fermer une maison de jeu. L'événement et le long procès qui s'ensuit sont le prétexte d'un regain de contestation, et la
Révolution qui éclate à Paris en juillet 1789 achève d'échauffer les ardeurs.

Le 18 août 1789, Jean-Nicolas Bassenge et d'autres démocrates se rendent à l'hôtel de ville.
Ils réclament la démission des magistrats en place et font nommer des bourgmestres populaires: Jacques-Joseph Fabry et Jean-Remy de Chestret. La citadelle de Sainte-Walburge tombe aux mains des insurgés. Hoensbroeck est ramené de son château de Seraing pour ratifier la nomination des nouveaux édiles et abolir le règlement tant contesté de 1684.

Mais il ne s'agit là que d'une ruse. Quelques jours plus tard, le tyran s'enfuit à Trèves, en Allemagne. Le tribunal de l'Empire condamnera l'insurrection liégeoise et ordonnera le rétablissement de l'ancien régime dans la principauté de Liège.

En attendant, les Etats du pays de Liège préparent une Constitution dans laquelle on trouve notamment l'égalité de tous devant l'impôt, l'élection des députés par le peuple et la liberté du travail

1789,

La Révolution française portera ses effet jusque dans la principauté

En 1792 la république est proclamée en France.
Le 6 novembre 1792, le général français
Dumouriez inflige à Jemappes une lourde défaite aux Autrichiens; il entre à Liège le 28, au milieu de l'enthousiasme populaire.
Les patriotes exilés lors du retour de Hoensbroeck rentrent avec l'armée française, tandis que s'enfuit François-Antoine-Marie de Méan

Le 17 février 1793, une assemblée nationale liégeoise élues par les citoyens de dix-huit ans décide la réunion de la principauté à la France.Mais en mars, l'armée française est vaincue à Neerwinden: les Autrichiens réoccupent Liège et ramène le prince-évêque. Cette seconde restauration est de courte durée. Le 26 juin 1794, les troupes républicaines remportent la victoire de Fleurus.
Le 27 juillet 1794, les troupes autrichiennes quittent Liège après avoir bombardé et incendié le quartier d'Amercoeur, laissant le Prince-Evêque François Antoine de Méan sans protection et le contraint à l'exil

1794,
François Antoine de Méan s'enfuit, il aura été le dernier Prince-Evêque.
Le 1er octobre 1795,
la Convention décrète l'incorporation de la Principauté à la République Française, entraînant par la même sa disparition et
sa répartition sur trois départements:
Ourthe, Meuse-Inférieure et Sambre-et-Meuse

A partir de 1796,
tous les serments, milices et confréries, se transformèrent en société d'agrément suite à l'ordre de dissolution des compagnies armées donné juste après la Révolution Française et qui était déjà d'application en France depuis 1792.Remplacée par la Gendarmerie et une armée régulière née de la conscription, les gildes et confréries prirent ainsi le nom d'anciens-arquebusiers, anciens-arbalétriers ou anciens-archers mais dans toutes les villes gardaient leur influence.
Dans la plupart des cités, en grande pompe, les confréries armées déposèrent leurs drapeaux qui furent accrochés dans les églises et elles cessèrent leurs activités.
Certaines les reprendront un peu plus tard, comme à Visé, mais plus comme compagnies chargées de la défense de la ville, mais comme sociétés d'agrément et sociétés de tir.

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