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les fêtes passées Toutes vos photos sont les bienvenues. |

423e fête d'été des Francs
Arquebusiers
Superbe fête ce dimanche 7 juillet 2002 pendant
laquelle les Francs Arquebusiers ont encore une fois défilé
sous le soleil
| Dès les premières lueurs de l'aube, le
Réveil fit entendre ses premières notes de
musique.Celle-ci, commence douce et légère puis se
termine en crescendo fortissimo, comme si la partition,
après un réveil en douceur, décidait de secouer les
endormis. On crut entendre le tonnerre au loin, mais il s'agissait seulement du Corps des Tambours qui à 5 heures également se mettaient en route, réveillant les derniers qui dormaient encore et les conviant à faire la fête. 9 heures, les officiers sont prêts à partir, le cortège s'ébranle pour s'arrêter face à l'Hôtel de Ville. Première Brabançonne de la journée, première décharge des mousquets, les honneurs sont rendus au Général-Président Didier Kinet et aux drapeaux qui intègrent les rangs. En route au travers de toute la cité jusqu'à la rue de Mons, où les aides de camp entourent l'empereur Alain Woolf revêtu de son superbe uniforme de général d'infanterie du 19e siècle et de son collier d'argent et vermeil portant saint Martin et papegai. Seconde Brabançonne et une fois encore, les Mousquetaires font parler la poudre noire dans une salve d'honneur. Rentrée à la salle où chacun se salue avant de repartir à 10 heures. La montée vers Lorette est pénible, il fait chaud, la cadence au pas est arrêtée pour laisser à chacun le temps d'arriver à son aise au cimetière en face duquel les rangs sont impeccablement reformés. La Compagnie entre lentement, solennellement, prend place devant la pelouse d'honneur et écoute en silence le très beau discours du Général Kinet. Celui-ci rappelle pourquoi les Francs Arquebusiers viennent chaque année en cet endroit honorer leurs défunts. Cérémonie substituée à la grand-messe à la Collégiale qui ne leur était plus accessible en 1910, mais à laquelle, sans rancune et pour marquer leur présence et leur attachement à leurs coutumes, les Francs ont offert dernièrement un bas relief en pierre taillée représentant leur patron saint Martin. Une salve d'honneur salue tous les disparus et l'État-major se rend sur la tombe du dernier défunt. Chaque famille fait le tour du cimetière, fleurissant les tombes des parents, saluant les amis disparus. En effet, si les statuts de 1579 demandaient aux Harquebusiers d'honorer leurs morts le jour de leur disparition, les Francs Arquebusiers vont bien plus loin en leur rendant hommage chaque année à chaque fois que la Gilde monte à Lorette. On est très loin de cette "obligation morale" de la Toussaint où l'on va nettoyer les tombes et les fleurir. Ici, c'est une atmosphère mêlée à la fois de solennité, d'honneur, de larmes d'émotion mais aussi de sourires, de convivialité, de souvenirs, et cette cérémonie frappe les esprits de ceux qui y assistent pour la première fois. Retour à la salle, non sans saluer au passage la Compagnie Royale des Anciens Arbalétriers Prestation de serment des nouveaux membres et remises des décorations, en saluant spécialement MM Poelmans et Verjans pour leur 50 ans de présence dans la gilde. Une dame était aussi à l'honneur, puisque seuls les Francs décorent les dames. Elles sont en effet un maillon indispensable de cette chaîne de solidarité qui uni tous les membres de notre compagnie. Loin d'être seulement jolies au bras de leur compagnon pendant le gast, elles sont indispensables à la vie de la Compagnie, par leur présence, leur soutien et leur travail. Le début d'après-midi nous vit au tir. L'un étant gaucher et l'autre droitier, il fut amusant de voir deux amis; l'Empereur et le Président, dos à dos pour tirer la plus belle balle. Malgré la ténacité de Pol Van Hesbroeck, certainement le meilleur tireur que la Compagnie ait eut dans ses rangs ces 25 dernières années, c'est notre Empereur Alain Woolf qui emporta le collier de Roy. Il a ainsi rejoint le cercle fermé des vrais Roys; ceux qui au moment où ils posent leur carabine après avoir tiré, sentent l'émotion les envahir comme une bouffée de chaleur, regardent la cible frappée au centre, espèrent secrètement que personne ne réussira à mieux centrer une balle puis qui, en vainqueur, descendant la grand-rue le bouquet à la main et au son de Sambre et Meuse, sentent un long frisson les parcourir. Il mena le gast et le cramigon au bras de son épouse, et le sourire aux lèvres. Comme toute la journée, après une dernière Brabançonne , la soirée se termina dans la joie et la bonne humeur. |
Prochain
rendez-vous:le dimanche 10 novembre 2002 dès potron-minet, mais
avant, découvrez quelques photos de cette belle journée
(elles sont disponibles sur demande
en format papier ou informatisé haute résolution)
Marc Poelmans
Le Général Kinet préside la séance académique
"Tambours ouvrez le ban"


Alain Woolf, Empereur des Francs Arquebusiers
procède aux prestations de serment
Je jure fidélité éternelle..."



Les décorés pour 50 ans de présence dans la compagnie
MM.Poelmans et Verjans

L'après-midi après le Tir du Roy
Un Empereur très heureux d'être Roy
Départ pour le Gast des Dames





C'est la fille du Tambour Major ...vivent les Francs
Une dernière Brabançonne


dernière mise à jour:22/10/10