Home dernière mise à jour:08/08/06
La
Fête-Dieu
Allemand: Fronleichnam
Français: Fête-Dieu
Italien: Corpus Domini
Anglais : Corpus Christi
Règle de calcul: Date variable: Pâques + 60 jours
Le Seigneur dit à soeur Julienne du Mont
Cornillon (1256) qu'il manquait à l'Eglise une fête annuelle en
l'honneur du Saint Sacrement de l'autel.
Malgré une vive persécution contre soeur Julienne et ceux qui
souhaitaient que cette fête se répande, le diocèse de Liège
l'institua puis l'Eglise universelle ajouta cette fête au
calendrier liturgique par le pape Urbain IV qui la rendit
obligatoire pour l'Église entière en 1264 .
La fête du très saint Sacrement, appelée dans le langage
liturgique, la fête du Corps du Christ, et dans le langage
populaire, la Fête-Dieu, est une fête dans laquelle l'Église
rend les honneurs publics et solennels à
Notre-Seigneur Jésus-Christ dans la sainte Eucharistie.
Cliquez ici pour en savoir plus sur Julienne et
l'institution de la Fête-Dieu...)
Cliquez ici pour un extrait de
la Bulle du pape Urbain IV pour l'institution de cette fête.
Jean XXII, en 1318
ordonna de compléter la fête par une procession solennelle où
le très Saint Sacrement serait porté en triomphe.
On fait une procession solennelle le jour de la Fête-Dieu pour sanctifier et bénir, par la présence de Jésus-Christ, les rues et les maisons de nos villes et de nos villages.
Saint Thomas d'Aquin prépara la liturgie de
cette fête
(Lauda Sion Salvatorem et Pange Lingua Gloriosi
qui permirent aux fidèles une catéchèse simple et belle sur la
Présence Réelle).
Les processions du Saint Sacrement
s'inspirent de 1 Roi 8,
lorsque Salomon fit transporter l'Arche au Temple.
Dès 675, on fit une procession du Saint Sacrement du Tabernacle.
Ces processions du tabernacle étaient courantes et avaient lieu
le dimanche ou pendant le Tridium au XIème siècle.
"Si quelquun dit que, dans le Saint Sacrement de lEucharistie, le Christ, Fils de Dieu, ne doit pas être adoré dun culte de latrie, même extérieur et que, en conséquence, il ne doit pas être vénéré par une célébration festive particulière, ni être porté solennellement en procession selon le rite et la coutume louables et universels de la Sainte Église, ni être proposé publiquement à ladoration du peuple, ceux qui ladorent étant des idolâtres : quil soit anathème." (Concile de Trente, XIII session, 11 oct 1551)
Le culte eucharistique s'est développé de
plus en plus depuis le XIVème siècle.
A ce moment, l'Ostensoir apparaît en Allemagne et en France où
l'hostie consacrée est exposée à l'adoration des fidèles.
La pratique courante de l'exposition date de la période de
l'instauration de la Fête Dieu.
Extrait de http://www.adoperp.com
La Fête-Dieu, Fête du
Saint-Sacrement ou Corpus Christi est une fête religieuse
catholique célébrée le jeudi qui suit la Trinité (le
huitième dimanche après Pâques), c'est-à-dire soixante jours
après Pâques.
Les dates contemporaines de la Fête-Dieu sont les
jeudis :26 mai 2005, 15 juin 2006 et 7 juin 2007.
Actuellement, le nom officiel de la fête est Solennité
du corps et du sang du Christ.
Cette fête commémore l'institution du sacrement de
l'Eucharistie.
Aux États-Unis, on célèbre cette fête trois
jours plus tard (comme en France au XIXe siècle),
soit le dimanche suivant la Trinité.
Après cette fête, le temps ordinaire reprend.
La Fête-Dieu est un jour férié dans certains pays catholiques.
Origine
Cette fête fut instituée le 8 septembre 1246 par le pape Urbain
IV.Ce ne fut néanmoins qu'en 1312 que la bulle d'Urbain IV fut
confirmée au concile de Vienne et que la célébration de la
Fête-Dieu devint générale. Cette fête était autrefois
accompagnée en France de processions publiques où l'hostie
sainte était portée en grande pompe à travers les rues; depuis
1830, ces processions ne se font plus au XIXe siècle
qu'à Paris et dans quelques autres grandes villes, ainsi que
dans de nombreux villages du Pays Basque où tous les habitants
du village y participent.
Les hommes constituent une "garde nationale" où se
mélangent sapeurs, tambour-major et autres soldats en arme. Les
costumes, entièrement fabriqués par les couturières du
village, sont éclatants de couleurs.
La troupe défile ainsi en musique (alternativement chants
hommes, chants femmes puis la batterie fanfare) jusqu'à
l'église dans un ordre imposé. Cas du diocèse de Liège
La Fête-Dieu fut introduite d'abord dès 1246
dans le diocèse de Liège (voir Basilique
Saint-Martin de Liège) sous
l'impulsion de Julienne de
Cornillon, puis pour toute l'Église
catholique en 1264 par le pape Urbain IV.
En 1946, à l'occasion du 700ème anniversaire de la Fête-Dieu,
le diocèse de Liège a organisé diverses manifestations, dont
un défilé de chars dans le quartier Saint-Laurent, près de la
basilique Saint-Martin, puis un cortège fluvial sur la Meuse:
extrait de Wikipedia http://fr.wikipedia.org/
| Joseph Daris Histoire du diocèse et de la principauté de Liège, T. II. pendant le XIIIe et le XIVe siècle, Edition Demarteau, pp. 135 et suiv. (Liège, 1890) |
La Fête du Saint Sacrement. |
| Le plus bel
acte de l'épiscopat de Robert de Langres fut
l'institution de la Fête-Dieu. La Providence, pour amener l'institution de cette fête, se servit du ministère d'une pauvre religieuse de Cornillon, savoir, de sainte Julienne. Née à Retinne, en 1193, de parents fortunés, appelés Henri et Frescinde, Julienne eut le malheur de les perdre bientôt. Orpheline à l'âge de cinq ans, elle fut placée par ses tuteurs, avec sa sur aînée Agnès, chez les religieuses augustines de Cornillon. La prieure du couvent chargea de leur instruction et de leur éducation la religieuse Sapience qui dirigeait une exploitation rurale de la communauté à la Boverie. Julienne habita la métairie et s'y initia aux travaux domestiques, en même temps qu'elle apprenait à lire et à écrire. Elle étudia même la langue latine sous la direction de Sapience et s'y rendit si habile qu'elle put comprendre les ouvrages de piété de saint Augustin et de saint Bernard. Ses progrès dans la vertu et la piété n'étaient pas moins remarquables. Appelée par Dieu à la vie religieuse, elle en prit l'habit en 1207 dans le couvent de Cornillon. A la vie active des soins à donner aux malades, elle joignait la vie contemplative. Sa dévotion envers la sainte Eucharistie était ardente. Peu de temps après sa profession, elle fut favorisée d'une vision dont elle ne comprit pas la signification. Elle vit la lune rayonnant de lumière et y remarqua une bande noire qui la divisait en deux parties égales. Croyant que ce n'était qu'une imagination ou une tentation, elle n'y eut d'abord aucun égard ; mais la vision se renouvela si souvent qu'elle finit par être inquiète à ce sujet. Elle consulta la prieure Sapience et lés plus vertueuses d'entre les religieuses, mais personne ne put lui en dévoiler le mystère. Dieu lui révéla enfin que la lune représentait l'église militante et que la bande noire qui la traversait, signifiait qu'il manquait une fête dans l'Église, la fête du saint Sacrement qui devrait être instituée pour ranimer la foi des fidèles et expier les fautes commises contre cet auguste Sacrement. Il la chargea, en même temps, d'amener l'institution de cette fête par l'autorité ecclésiastique. Cette
révélation eut lieu vers l'an 1210. Julienne, dans sa
profonde humilité, se croyait incapable de faire
réussir cette affaire et s'en remit à la divine
Providence. Il fallait encore l'institution
canonique de la fête par l'autorité épiscopale. Le couvent fut envahi et dévasté.
Julienne, avec plusieurs religieuses, se réfugia près
de la recluse Ève et du chanoine Jean de Lausanne. Leur
exil ne dura que trois mois. On peut conjecturer que ces actes des
deux légats firent tomber ou diminuèrent du moins
l'opposition de quelques-uns à la fête du saint
Sacrement. Une plus haute approbation lui était encore
réservée. Quant à sainte Julienne, la promotrice de la fête, sa vie ne fut plus qu'une suite de tribulations après la mort de l'évêque Robert de Langres. Les religieux augustins de l'hôpital destituèrent le prieur Jean, l'auteur de l'office du saint Sacrement et rappelèrent Roger de son exil à Huy. Le nouveau prieur contraignit Julienne, par ses vexations, à s'éloigner du couvent. Elle se retira, en 1248, avec trois surs, lsabelle, Agnès et Ozile, successivement à Robermont, à Val-Benoît, à Val-Notre-Dame, près de Huy, à Namur et enfin à Salzinnes, où elle fut accueillie par l'abbesse Imaine, fille de Henri, comte de Looz, vers l'année 1253. La paix dont elle jouissait dans ce séjour, ne fut pas de longue durée. L'abbaye fut envahie par la populace, en 1256, et les religieuses furent obligées de chercher ailleurs un abri. Sainte Julienne se réfugia à Fosses où elle mourut le 5 avril 1258. Elle fut enterrée dans l'abbaye de Villers où elle avait choisi sa sépulture. (V. Acta Sanct., 5 april ; CHAPEAVILLE, t. II, p. 641; FISEN, Flores, 5 april). |
| (1) Il devint évêque de Cambrai en
1238 et mourut en 1247. (2) II date une charte de
Liège du 18 octobre 1252, une de Cologne du 5
novembre 1252, une de Liège du 29 décembre
1252, une du 16 février 1253, une du 30
avril 1253, et une du 21 juin 1253.
(V. Cart. da Val, n° 212; Cart.de Solière; Cart. de Saint-Lambert; Cart.de
Saint-Martin;
Cart.de Diest.) (3) Centum dies de
injunctis sibi paenitentiis misericorditer relaxamus.
(V. CHAPEAVILLE, t. II, p. 650.) (4) Intelleximus autem
olim, dit-il dans la bulle Transiturus, dum in
minori essemus officio constituti, quod
fuerat quibusdam catholicis divinitus revelatum, festum
hujusmodi generaliter in ecclesia celebrandum. (5) Le Pape énumère les
offices divins pour chacun desquels il accorde une
indulgence, savoir : Matines, la sainte Messe, Vêpres
avec Complies, petites heures. La procession n'est pas
mentionnée. (6) On a mal interprété le
récit de Hocsem en lui attribuant la pensée qu'en 1262
la fête fut étendue à tout le diocèse de Liège par
le Pape et 1264 à toute l'Église. Il n'y a pas de
traces d'un acte pontifical de 1262. La bulle Transiturus
et la lettre à Ève, du 8 septembre 1264, n'en supposent
pas non plus. |
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