6 juin Léopold III et sa famille sont expédiés en
Allemagne par l'occupant et emprisonnés. la famille royale est dabord déportée au
château de Hirschstein en Saxe, puis en Autriche, à
Strobl, où elle sera libérée par les troupes
américaines le 7 mai 1945.
9 juin Échec de la contre-attaque allemande. 10 juin Destruction d'Oradour-sur-Glane (division Das
Reich), massacre de la population. 27 juin Prise de Cherbourg. Juin Bataille de la mer des Philippines; victoire
américaine.
Offensives soviétiques en Finlande et en Pologne. Juin-juillet Les Américains occupent les îles Mariannes. 7-8 juillet Entrevue de Gaulle-Roosevelt. 9 juillet Prise de Caen. 17 juillet Rommel grièvement blessé. 20 juillet 1944 Tentative d'assassinat contre Hitler
Assistant à une réunion au quartier général de
Rastenburg, le "Führer" échappe à une
tentative d'assassinat fomentée par la noblesse
militaire allemande.
Le comte Claus von Stauffenberg, chef d'état-major des
armées de l'Intérieur, organise l'attentat dans le but
de restaurer la monarchie ou du moins de mettre en place
une dictature conservatrice.Il dépose lui-même une
valise piégée sous la table de réunion et quitte la
salle.
Mais la valise est fortuitement déplacée. Elle explose
vers midi, loin d'Hitler.Il n'est que légèrement
blessé.
Stauffenberg sera exécuté le soir même et remplacé
par Himmler, parmi les conjurés, plusieurs militaires.
Répression sanglante : maréchal von Witzleben, amiral
Canaris exécutés, Rommel contraint au suicide.
Nombreux sont ceux qui complotent contre le dictateur et
voient la fin du 3e Reich,et prévoient déjà de se
rendre aux américains plutôt qu'aux russes. 5-23 juillet Le maquis du Vercors (3 500 hommes) anéanti par
20 000 Allemands. 25 juillet Percée des Américains à Avranches. Juillet L'Armée Rouge atteint la Vistule. 1er août Insurrection de Varsovie. 8-20 août Bataille de Falaise. 15 août Débarquement en Provence. 19 août Prise de Florence par les Anglais. 23 août Marseille libérée. 23-24 août La Roumanie entièrement conquise par l'Armée
Rouge. 25 août Paris libéré après une semaine de
soulèvement. 31 août L'Armée Rouge entre à Bucarest. 3 septembre Lyon libérée. la 2e Armée Anglaise du Général Dempsey
arrive aux portes de Bruxelles
Le 4 septembre,
les alliés entrent dans Anvers et Bruxelles
Visé est
libérée par la 30ieme division US,
la Old Hickory
menée par le Général Major Leland S. Hobbs http://30thinfantry.org/ ---- http://home.nc.rr.com/oldhickory/index.shtml ---- http://www.oldhickory30th.com/ Les
américains en patrouille près de Maestricht le
13 septembre 1944
A Argenteau le lundi 11 septembre 1944, une
embuscade allemande tuait pas loin du
Tourne-Bride à Argenteau, G.Debefve
et Michel Flohimont et des GI's américains de la 30e
Division d' Infanterie du général-major Leland
S.Hobbs (décédé en 1966).
Dans leur enthousiasme à conduire les
américains à Visé, ils ne virent pas que des
tireurs allemands étaient embusqués.
Un petit monument dans le
quartier de Souvré rappelle qu'ils sont tombés
pour leur patrie. http://www.bel-memorial.org
Ils se dirigeaient vers
Visé, qui fut libérée des allemands le
lendemain 12 septembre.
A part quelques maisons endommagées aux
premiers jours de la 2e guerre, le
pire était à venir pour les visétois
Le samedi 16 décembre 1944, vers 11 h.30, un
V1 tomba sur la rue des Récollets,
détruisant 10 maisons et tuant 3 civils
belges et 3 soldats américains.
D'autre, comme Huberte Janvier, furent
blessés et eurent des séquelles des années
durant
Ce fut surtout Liège et son agglomération
qui souffrirent horriblement de ces chutes
d'engins volants (V1 et V2) entre septembre
1944 et février 1945.
Certains visétois,comme Louis Bellem,
conduisirent les américains aux portes de
Visé.
L'Alliance, le local de des Francs
Arquebusiers, subit des dégâts dûs aux tir
de canons américains qui tentaient de
déloger les allemands mais aussi parce
qu'ensuite ils y avaient installé leur
cuisine et y provoquèrent un incendie.
Les
américains à Visé le 12 septembre 1944
Les photos ont été prises Rue de Mons sur les
hauteurs de Visé pour certaines.
Celle juste ci-dessous a été prise rue de la
Fontaine, en face de l'ancienne école communale
où le bâtiment deviendra la Justice de Paix de
Visé dans la cour de laquelle se déroula le tir
des Francs pendant des années en juillet
A cet endroit se tient aujourd'hui un immeuble
moderne à appartements
Sur
la photo de gauche, parmi les soldats américain,
il y a trois femmes, celle du milieu
sappelle Yvonne Picard. Elle était
lépouse de Jean Lavennes décédé
depuis 1964 et qui était militaire de carrière.
A côté d'elle à droite sur la photo, c'est
Julia Delhet, soeur de ma mère et ma marraine.
A lextrême gauche, le gamin est Florent
Lavennes époux de Josette Jockin, habitant
actuellement (2010) avenue Georges Simenon à
Visé.
En dessous, il y a trois jeunes filles, celle du
milieu avec le pull foncé est Yvone Lavennes,
épouse de Joseph Rion
Entre les soldats; c'est Augusta Delhet, épouse
de Marcel Poelmans également sur la photo de
droite
Plusieurs visétois sur ces photos dont ma mère
Augusta Delhet et sa soeur Julia
15
septembre Le général Eisenhower, chef suprême des
forces alliées à l'Ouest. 17 septembre Grave échec d'une opération alliée (troupes
aéroportées) à Arnheim.Un pont trop loin... 19 septembre Armistice entre l'U. R. S. S. et la Finlande. Septembre Les Allemands évacuent la Grèce. La Belgique
libérée. Conférence de Dumbarton Oaks.
Les Américains prennent les îles Carolines. 17 octobre
La 6ème armée US débarque aux Philippine (Leyte) sous
les ordres du général Mac Arthur 20 octobre L'Armée Rouge entre à Belgrade. Le maréchal
Tito, chef du gouvernement yougoslave.
Octobre Bataille navale des Philippines. 4 novembre Roosevelt élu président des États-Unis pour
la quatrième fois. Truman vice-président. 23 novembre Les Alliés entrent à Strasbourg. 10 décembre Moscou : accord franco-soviétique conclu pour
dix ans par de Gaulle et Bidault avec Staline et Molotov.
16 décembre 1944 Offensive allemande dans les Ardennes.
Hitler
décide de porter son attaque sur les Ardennes afin de
couper en deux les forces des alliés.
La contre offensive de von Rundstedt arrête les troupes
américaines à Bastogne.
Le 16 décembre 1944 commence la Bataille des
Ardennes qui se terminera le 28 janvier 1945.
Les américains sont bloqués, encerclés par les
allemands.
le général Mc Auliffe
le général Patton
La
101e division tient bon
Il fait un froid glacial, l'hiver
est un des plus rudes que l'on connaisse.
La neige recouvre tout.
Dans leur trous, les soldats sont gelés, ils se terrent
quand les coups de canon font éclater les arbres
au-dessus de leurs têtes
Ils n'ont plus de vivres, plus de pansements, plus de
médicaments.
Bastogne est bombardée, l'hôpital provisoire est
écrasé et avec lui les blessés.
A l'offre de reddition des allemands, et malgré
l'impossibilité d'un ravitaillement dû aux conditions
météo, Mc Auliffe qui commande répondra son célèbre "Nuts"
(littérallement "mes couilles !")
Le général Patton à la tête d'une division
blindée parviendra à rompre l'encerclement à Noël et
les américains reprendront le dessus. Les hommes de la 101, valheureux combattants, ne
reconnaitront jamais qu'ils étaient en difficulté.
la Easy
Company dont l'épopée fut racontée lors
des épisodes de la série Frères d'Armes /
Band of Brothers
1944 A la libération de la
Belgique, le Roi Léopold III ne se trouve pas au pays,
ayant été déporté en Allemagne par l'occupant.
Comme la Constitution prévoit la possibilité d'une
Régence, le Prince Charles est nommé
Régent du Royaume par les Chambres Réunies.
Le 20 septembre 1944, le Prince Charles prête le serment
constitutionnel.
Il exercera les prérogatives royales jusqu'au 20 juillet
1950.
Charles-Théodore,
Henri, Antoine, Meinrad de Belgique,
prince de Saxe-Cobourg-Gotha,
duc de Saxe,
prince de Belgique,
comte de Flandre
(Bruxelles, 10 octobre 1903 - Raversijde, 1er juin
1983)
est le second fils du roi Albert Ier et de la
reine Élisabeth En 1940, le prince Charles
participe à la Campagne des Dix-Huit-Jours : il
visite les postes de commandement et fait rapport chaque
soir à Léopold III et ses généraux.
Il approuve la capitulation de l'armée belge décidée
par son frère, mais leurs opinions divergent
ensuite : Charles est anglophile, tandis que
l'entourage de Léopold cherche à nouer de bonnes
relations avec l'Allemagne en vue de soulager le peuple
belge.
De 1940 à
1944, Charles reste au palais royal de Bruxelles.
Lors de la déportation du Roi Léopold III et de ses
enfants par les Allemands le 6 juin 1944, le prince
Charles se cache dans une petite ferme de Sart-lez-Spa.
En septembre 1944, la Belgique est libérée mais le Roi
est toujours prisonnier.
Son frère Charles est nommé Régent du royaume par les
Chambres réunies.
Il prête serment le 20 septembre 1944
et exerce les prérogatives royales jusqu'au retour du
roi Léopold III en Belgique le 20 juillet 1950.
Beaucoup considèrent que le prince Charles, qui a eu de
bonnes relations avec le monde politique, a sauvé la
dynastie mais certaines biographies laissent clairement
entendre qu'il espérait que son frère ne remonterait
jamais sur le trône de Belgique et qu'il oeuvrait en ce
sens, ce qui expliquerait qu'il s'écarte, ou soit
écarté, de la famille royale dès 1950.
En fait il évita tout conflit avec le monde politique et
il n'eut aucun poids dans les décisions du gouvernement.
Charles
de Belgique
comte de Flandre,
prince de Belgique,
régent du royaume,
mémorial de Raversijde
Charles,
comte de Flandre,
prince de Belgique,
régent du royaume
de Gunnar Riebs
En 1950,
Charles coupe les ponts avec sa famille et s'installe à
Raversijde à la côte belge, où il se consacre à la
peinture et au dessin sous le nom de Karel van
Vlaanderen.
Les années 60 et 70 sont marquées par des ennuis
financiers et par ses premières expositions.
Il décède à Ostende en 1983 et a droit à des
funérailles nationales.
1945
12
janvier Offensive générale soviétique. 17 janvier Varsovie libérée. 20 janvier Armistice entre l'U. R. S. S. et la Hongrie. Janvier Prise de Luçon (Philippines) par les
Américains. 2 février Colmar libérée. 4 au 13 février Conférence de Yalta (Roosevelt, Churchill,
Staline). 13-15 février Bombardement de Dresde par la Royal Air Force
135 000 morts. Février Bataille d'Iwojima.
7 mars Les Alliés franchissent le Rhin à Remagen. 9 mars Coup de force japonais en Indochine. 30 mars Chute de Dantzig. Mars Les Américains occupent toutes les Philippines. 9 avril Offensive alliée en Italie. 12 avril Mort de Roosevelt; Truman, président des
États-Unis. 13 avril L'Armée Rouge à Vienne. 13 avril-8 mai Les « poches de l'Atlantique » (Royan, La
Rochelle, Saint-Nazaire, Lorient) libérées. 25 avril Les Français sur le Danube. Jonction des
Américains et des Soviétiques à Torgau, sur l'Elbe. 25 avril-26 juin Conférence de San Francisco. Fondation de
l'O.N.U. (Organisation des Nations Unies) La charte de
l'ONU. signée le 25 juin par 51 États. 28 avril Mussolini fusillé près de Côme par des
partisans italiens
30 avril
Hitler met fin à ses jours
Alors que les armées russes pénétrent dans Berlin le
30 avril 1945,
Hitler se sucide dans son bunker avec sa compagne, Eva
Braun
7 mai :
Léopold III est libéré par les troupes alliées 7 mai :
L'Allemagne se
rend sans conditions aux Alliés, à Reims un armistice
est signé
par le Général Alfred Jodl (Allemagne), en présence de
Bedel-Smith (États-Unis),
du général Ivan Susloparov (URSS) et du général
François Sevez (France).
1. L'amiral FRIEDEBURG,
commandant en chef de la Kriegsmarine 2. Le général JODL, chef
d'État-major de la Wehrmacht, adjoint du
maréchal Keitel, commandant en chef de l'Armée
allemande
3. Le commandant OXENIUS, aide de camp du
général Jodl
Au second plan et de
face, les officiers alliés
1/ Le
général MORGAN, adjoint du chef d'État-major du
Corps expéditionnaire allié en Europe ( officier
britannique )
2/ Le général
SEVEZ, adjoint du chef d'État-major de la Défense
nationale, le général Juin ( unique officier
français présent à Reims )
3/ L'amiral
BURROUGH, commandant en chef des Forces navales
alliées ( officier britannique )
4/ Le
général BEDELL-SMITH, chef d'État-major,
représentant le général Eisenhower, commandant en chef
du Corps expéditionnaire allié en Europe
( officier américain )
5/ Le
commandant BUTCHER, aide de camp du général
Eisenhower ( officier de la Marine
américaine ), debout un peu en retrait derrière le
général Sevez et l'amiral Burrough.
6/ Le
lieutenant CHERNIAEV, interprète du général
Sousloparov ( officier soviétique ), assis en
retrait derrière la chaise vide.
7/ Le
général SOUSLOPAROV, chef de la Mission militaire
soviétique en France, représentant du gouvernement et
du haut commandement soviétiques 8/ Le
général SPAATZ, chef des Forces aériennes
américaines stratégiques et tactiques ( USSTAF ) 9/ Le
général ROBB, chef d'État-major de l'Armée de
l'Air alliée ( officier britannique )
10/ Le colonel
ZENKOVITCH, aide de camp du général Sousloparov
( officier soviétique ) La chaise vide située
entre legénéral Bedell-Smithet le
général Sousloparov, était destinée au général
STRONG, chef du 2ème Bureau allié ( officier
britannique ), qui est resté debout durant toute la
cérémonie de la signature, a servi d'interprète
auprès des plénipotentiaires allemands et leur a
présenté l'acte de capitulation à signer, mais qui est
absent de la photographie ci-dessus. À l'extrêmité de la table,
entre le général Robb et le colonel Zenkovitch, se
trouvait le général américain BULL, chef du
3ème Bureau allié, qui n'apparaît pas sur la photo.
L'occupation
terminée, les Francs Arquebusiers se
rendirent au cimetière de Lorette,
en tenue de ville avec les tambours et les
drapeaux pour y célébrer leur cérémonie
et rendre un hommage encore plus solennel aux
disparus.
La réunion des membres dut avoir lieu au
Café du Pont tenu par le confrère Léon
Douin, car la salle de l'Alliance, rue
Dodémont, avait été incendiée et n'était
pas disponible.
En fait elle avait subit des tirs provenant
des canons américains situés sur la rive
gauche et qui attaquaient les allemands puis
un incendie lorsque les américains y
installèrent leur cuisine.
Durant les deux périodes de guerre, les
gildes avaient du cesser leurs activités,
mais dès la fin de la guerre fêtaient
ensemble la Liberté retrouvée.
14
novembre 1945
Le procès de Nuremberg commence
Il fut intenté contre 24 des principaux responsables du
Troisième Reich, accusés de complot, crime contre la
paix, crime de guerre et crime contre l'humanité.
Il se tiendra à Nuremberg du 14 novembre 1945
au 1er octobre 1946.
Ce procès se déroula sous la
juridiction du Tribunal militaire international de
Nuremberg, créé en exécution de l'accord signé le 8
août 1945
par les gouvernements des États-Unis d'Amérique, du
Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande du Nord, de
l'Union des républiques socialistes soviétiques et par
le gouvernement provisoire de la République française,
afin de juger les dirigeants du IIIe Reich.
Cérémonie
patriotique en 1946,
on reconnait à
l'avant plan, Léonard Cordy,
Tambour-Major des Francs Arquebusiers
qui commande des tambours en civil issus des trois gildes
qui défilent rue du Perron
Au premier rang au centre, en pantalon golf, c'est Nicolas (Nico) Kinet
En 1946, Hubert George succède à Hubert
Cerfontaine au poste de Capitaine-commandant
Il y restera jusqu'à son décès le 15 juin 1986.
Quelques
jours plus tard, lors de la fête d'été,
le 6 juillet 1986, son fils Guy prendra sa succession
Depuis les années vingt, le chef de musique des
Francs Arquebusiers est Jacques Rion qui habitait rue du
Général Thys à Dalhem
Il mettait ses musiciens à la disposition de la
compagnie comme suit en 1934
10 hommes au Réveil
22 hommes l'avant-midi
18 hommes l'après-mide
7 hommes le soir pour animer le bal
C'est de nouveau lui qui assurera la prestation musicale
de la fête de St Martin du 4 novembre 1945 sans
toutefois assurer le bal pris en charge par M. Douin
En 1945 le pris pour 22 musiciens le matin était de 1650
francs, 75 francs par musicien, de 9h30 à 12h30 et de
1200 francs pour l'après-midi de 16 à 20 heures pour 15
musiciens à 20 francs de l'heure
En 1946 on le retrouve de nouveau au bal à partir de 22
heures, le cramignon se terminant seulement à 21 heures,
et la compagnie lui demande de fournir 6 hommes:
piano, batterie, contrebasse, deux saxos, un trompette au
pris de 40 francs l'heure par homme avant minuit et de 50
francs après miniuit
Mais en
1948, la compagnie, au grand regret des anciens, doit se
séparer de lui et de son orchestre qui ne répondent
plus aux goûts de jeunes de l'époque qui préfèrent
changer.
Déjà à l'époque les jeunes voulaient des orchestres
à la mode ...
1950,
la
Question Royale Tout commence en 1940,
quand le Roi Léopold III annonce la capitulation face à
lAllemagne nazie.
La rupture entre le souverain et le gouvernement belge
est consommée.
Celui-ci le déclare dans limpossibilité de
régner.
A la libération, cest le Prince Charles -frère du
Roi- qui est élu Régent en attendant la fin de la
captivité de son aîné détenu en Allemagne, il ne sera
jamais que le porte-plume du gouvernement sans jamais
avoir d'autorité.
Au pouvoir de 1946 à 1949, les socialistes bloquent la
proposition catholique (PSC-CVP) dune consultation
nationale visant à mettre fin à l"impossibilité
de régner" du Roi mais aux élections de
1949 auxquelles les femmes participent pour la première
fois, une coalition entre sociaux-chrétiens (PSC) et
libéraux se met en place, rejetant la gauche dans
l'opposition.
Léopold III revient à
Bruxelles le 22 juillet.
La veille, à Boussu (Mons), un premier attentat à
l'explosif avait déjà eu lieu.
Une centaine de ceux-ci visèrent les voies de chemin de
fer et les centrales électriques.
La réaction au retour du roi fut effectivement très
violente dans les bassins industriels wallons, surtout en
région liégeoise
Les élections de 1949, ont porté au pouvoir un
gouvernement de sociaux-chrétiens et de libéraux qui
prend la décision dorganiser une consultation
populaire sur ce qui restera dand l'histoire sous le nom
de la « Question Royale ».
Il sagit du seul référendum de lhistoire de
la Belgique, il a lieu le 12 mars 1950.
La question posée aux électeurs
est la suivante : " Etes-vous
davis que le roi Léopold III reprenne
lexercice de ses pouvoirs constitutionnels ?
".
Le " Oui"»
lemporte avec une majorité de 57,68 %,
mais les disparités sont importantes entre les
différentes régions et provinces du Royaume.
Si 72 % des Flamands ont voté pour le retour, ils ne
sont que 42 % en Wallonie et 48 % à Bruxelles.
Le référedum du 12 mars 1950 donne la victoire aux
partisans du retour du Roi avec 57,5% de voix,
mais leur répartition est très différénte au nord
(70% pour) et au sud (58% contre).
Toutefois il est faux de dire que les wallons ont votés
"contre" et les flamands "pour", en
effet les votes varient selon les arrondissements.
Le résultat est que 2 933 382 Belges
(57,68%) se déclarent pour le retour du Roi
contre 2 151 881 (42,32%)
Pour
Contre
En
Flandre
Le Limbourg donne
83% de oui,
Flandre
occidentale avec 75%
Flandre orientale avec 72%
Anvers avec 68%
A
Bruxelles
ancienne province de Brabant :
50,15%
à Bruxelles 52 % de NON
En Wallonie
Luxembourg 65% de oui
Namur 58%
Hainaut 64% de non
Liège 58% d'opposants.
Province de Namur,
l'arrondissement de Namur NON de justesse (51% de
NON).
Mais
au sens actuel, ce sont trois provinces wallonnes
sur cinq qui se prononcèrent contre le Roi
Au total 9 arrondissements wallons sur 13 se
prononcèrent pour le NON.
Ou encore (au sens actuel), 10 arrondissements
francophones (les 9 wallons + Bruxelles), ou à
majorité francophone sur 14.
arrondissement de Nivelles,
coïncidant avec l'actuelle Province du Brabant
wallon, 65% de non.
arrondissement de Verviers OUI
à 60%
A cette époque,
un gouvernement wallon séparatiste est prêt à se
mettre en place
avec son autonomie totale et indépendant du reste du
pays, et de force si nécessaire,
avec s'il le faut le concours armé de la France dont le
consul général de France, Jules-Daniel Lamazière
avait, d'ordre de son ambassadeur, promis le concours de
deux régiments français pour soutenir le nouveau
gouvernement wallon... cfr http://fr.wikipedia.org/wiki/Gouvernement_wallon_separatiste
Le 26 juillet 1950, peu de temps avant
l'épilogue de la Question
royale, le leader syndicaliste André
Renard fit une déclaration à
la presse indiquant que les mots
« insurrection » et
« révolution » revêtiraient un sens
pratique.
Malgré l'opposition violente à son retour le roi
Léopold III et le Gouvernement belge ne voulaient pas
céder à la pression populaire.
Une grève générale paralysa le lendemain tout le Sillon industriel.
Le président du Congrès national wallon, Joseph
Merlot déclara qu'il y avait
lieu de convoquer les États-Généraux de Wallonie.
Grâce-Berleur - 30 juillet
1950. Massacre à
Grâce-Berleur !
Depuis un moment des attentats
avaient eu lieu dans différents endroits du pays., on
était au bord de la guerre civile avec une gauche très
puissante et violente qui voulait se faire entendre.
Les rassemblements sont interdits mais malgré cela, le
30 juillet 1950, une manifestation se prépare en région
liégeoise.
Le gendarmerie, débordée par les manifestants, tua dans
une échauffourée trois manifestants sur les hauteurs de
Liège,
à Grâce-Berleur (un quatrième décédant quelque jours plus
tard de ses blessures), dont trois anciens résistants.
Albert Houbrecht, Henri
Vervaeren, Pierre Serepana et Joseph Thomas eurent droit
à des funérailles quasi nationales alors que le drapeau
belge était remplacé par le drapeau wallon.
Des dizaines de milliers de personnes défilèrent
derrière leurs cercueils lors des funérailles
organisées au village,
le cortège étant précédé du drapeau wallon et du
drapeau rouge du Parti Socialiste.