Les Francs
Arquebusiers de Visé- le 20e siècle
de 1975 à 2000
Vous entendez
la marche du Colonel Bogey
composée en 1914 par Kenneth J. Alford, pseudonyme de Frederick
Joseph Ricketts, chef de fanfares et compositeur britannique de
marches militaires
(Londres 1881-Reigate, Angleterre, 1945).
Cette marche eut de nouveau énormément de succès grâce au
film Le pont de la rivière Kwaï sorti en 1957.
En 1979 Les
Francs fêtaient dignement le 400e
anniversaire de leur gilde
Un 400e qui fut d'abord
endeuillé par la tragique disparition de
notre Empereur Hadelin Woolf, victime d'un accident.
C'était un homme d'une gentillesse
extrême, de grande classe, aimable,
et que nous rencontrions en ville dans
son uniforme de policier de la Ville de
Visé où il était apprécié.
Il fut le premier à porter le collier
offert par Etienne Michaux en 1960.
On voit ici l' ancienne tenue de
l'Empereur et ses Aides de camp
remplacée depuis par un uniforme de
général.
L'habit noir porté par les officiers et
anciennement par l'Empereur jusqu'en
1989, est une descendance de l'habit
militaire porté autrefois.
Cet habit dont les basques et les fausses
poches réprésentaient les pans repliés
et attachés par des boutons ainsi que
les poches du grand manteau (le surtout)
des soldats en marche.
Hadelin
Woolf entouré des aides de
camp
Gérard Humblet et Marcel Poelmans
Fernand
Humblet nouvel Empereur et ses
aides de camp
Victor Michiels et Claude Claes
Cérémonie
au monument aux morts Rue Basse
Le Président Joseph Das, et le secrétaire Freddy George
juste derrière: l'Empereur Fernand Humblet et Claude
Claes,un des aides-de-camp
Pour ce 400e
anniversaire, une pierre de taille fut apposée
sur la façade du local de l'Alliance
La médaille frappée pour l'occasion
représentait notre patron saint Martin,
La
Rue de la Station fut rebaptisée RUE
DES FRANCS ARQUEBUSIERS
Quelques années après sa pose, la
pierre de taille fut rehaussée de couleurs et de
feuille d'or par le peinte Loly de Visé, mais
son travail sera malheureusement massacré par
l'entreprise chargée de rénover la façade
quelques années plus tard.
Les rouges leur
brûleront la politesse en faisant réaliser une idée
émise chez les Francs qui n'allèrent pas vite assez
pour la concrétiser.
On vit ainsi ainsi un nouveau timbre poste dans la série
culturelle de 1978, malheureuresuement
c'est un timbre à surtaxe et ceux-ci ne sont guère
utilisés.
1983,
Léopold III
décède dans la nuit du 25 au 26
novembre 1983, à lâge de 82 ans.
La déclaration gouvernementale résume les dix-sept
années du règne de Léopold III comme suit:
Au-delà
des vicissitudes de lhistoire, le pays retiendra la
haute conception de ses fonctions
et labnégation dont Léopold III a donné
lexemple au long dune vie marquée par les
épreuves. La Belgique perdait un grand Roi, toujours
fidèle à ses convictions et attaché à son peuple
Sous
l'impulsion d'un nouveau Comité des Jeunes
Francs vinrent ensuite quelques changements: En
1985 Le
Corps des Sapeurs
fut reformé comme autrefois, habillé avec un
uniforme d'inspiration napoléonienne qui était
de mise en 1803 lorsque la compagnie reprit ses
fêtes.
Ils sont d'inspiration française et fort
semblables à ceux des sapeurs de l'armée belge au début de son
existence
La compagnie fait une nouvelle photo dans la cour
du Collège St Hadelin cliquer
sur l'image pour agrandir
En 1986 l'Escorte
de saint Martin est
créée.
l'Escorte de St Martin en 1986: A gauche de haut en bas: Olivier
Schneider - ... Bourdouxhe - Joël Philippens
Au milieu en haut à gauche : Raphaël Mercier - Michel
Swennen à droite
En bas à gauche André Philippens sergent et
Michel Gheuse caporal à droite
A droite de haut en bas: Pierre Lejeune - Jean-Pol Thys -
Henry Philippens
Les soldats de l'escorte adopteront la tunique des Grenadiers belgesde 1854.
La statue de saint Martin était jusqu'alors portée
depuis le 19e siècle par des Officiers en habits
entourés de cadets portant des étendards écarlates
En 1986, Guy George
accède au poste de
Capitaine-commandant,
succèdant à son père Hubert George
qui avait gardé ce poste pendant 40
ans jusqu'à son décès.
En 1987 Le
Corps des Tambours
Le
Corps des tambours fut rhabillé dans le même
uniforme desGrenadiers belges, avec toutefois le bonnet
à poils de la grande tenue au lieu du shako de
service porté par les soldats de l''Escorte de St
Martincliquez
sur les images pour agrandir
Armée belge
Tambour des Grenadiers en tenue d'hiver avec le manteau
Le corps des
tambours en novembre 2009
Le corps des tambours en novembre 2009
Ci-dessous la planche
N°31 de Robert Aubry: LeRégiment de Grenadiers
1854-1871col.
M. Poelmans FAV Cliquez
ici pour retrouver toutes les planches de Robert Aubry Musicien grande tenue -
Sous-officier tenue de service
Tambour grande tenue - Soldat tenue de service avec le
manteau - Officier grande tenue Corps des Tambours et
Escorte de saint Martin
En 1987 les
Mousquetaires
font leur réapparition dans les rangs
Depuis
près de dix ans déjà ils défilaient juste
derrière l'Empereur avec un fusil, mais ils
trouvaient que c'était insuffisant.
Aussi Marc, Alain et Christian Poelmans, prirent-ils
l'initiative de raviver l'antique tradition pour que
des salves à poudre noire résonnent à nouveau dans
les rues de la ville comme autrefois
Au départ, les salves d'honneur devaient être
effectuées avec des arquebuses à mèches copies du
16e siècle, mais un malencontreux accident envoya
Christian et Marc à l'hôpital la veille de la
fête.
Tres beau reportage de la
RTBF
Emision Télétourisme en 1987
En fait Christian avait
ramené les arquebuses d'Allemagne où il était
caserné,
et les avait réceptionnées à l'Armurerie Kettner
et dès le samedi, elles furent essayées dans le jardin.
Mais une fausse manuvre de rechargement du
bassinet, manuvre exécutée sans ôter la mèche,
fit exploser la poire à poudre que Marc tenait en main
(environ 50-100 gr de poudre noire)
Heureusement la poire, soudée à l'étain, s'ouvrit en
deux, elle aurait pu éclater comme une grenade;
une flamme immense entoura les deux compères.
Christian fut touché au visage entièrement brûlé au
1er degré et sur la poitrine,
Marc était brûlé sérieusement au second degré sur
tout le bras droit et sur le côté du corps jusqu'à la
taille.
Il est vrai qu'il faisait chaud et qu'ils étaient tout
deux en tenue légère sans protection.
Après s'être copieusement arrosés d'eau, ils furent
emmenés rapidement à l'hôpital de Bavière à Liège
et soignés.
Le soir même les officiers généraux venaient leur
rendre visite après avoir été cherché St Martin,
on avait remarqué leur absence et la nouvelle s'était
répandue ...comme une traînée de poudre.
Le lendemain, retour à l'hôpital pour changer les
pansements.
De retour vers 10h, Marc s'habilla en vitesse, et en
officier rejoignit la compagnie qui arrivait à la
Collégiale.
Etonné et ravi en le voyant sur le trottoir, le
sergent-sapeur fit saluer toute la compagnie.
Avec émotion après cet hommage inoubliable, il reprit
sa place, et son fusil, au sein du cortège.
Christian, remplacé par son frère Jean-François le
matin, réintégra les rangs l'après-midi avec un visage
plus que bronzé.
Les aides de camp portèrent, avec courage vu le poids,
les arquebuses à mèche toute la journée, ignorant que
l'une d'elle était toujours chargée... et l'est
toujours...
Jamais déchargée après l'accident de tir, elle trône
dans le bureau de l'Echevinat du Tourisme de Visé à qui
elle fut offerte quelque temps plus tard
Cet
incident explique l'usage des mousquets à
percussion, qui furent quand même utilisés, non
sans une certaine appréhension, dès
le lendemain de l'accident,
le 5 juillet 1987 au retour du tir pour saluer St
Martin chez Martine Lambert Rue du Collège.
Sans
uniforme particulier, les Mousquetaires ont
gardé leur habit noir d'officier
Ils
se distinguent seulement par une épinglette
Il s'agit d'une épingle, ici en argent, qui
servait à déboucher la cheminée des mousquets
à percussion, attachée à une chaînette elle
même fixée à un insigne qui a un rapport avec
le régiment.
Les mousquetaires ont opté pour une réduction
de l'oiseau porté au bas du collier de
l'Empereur.
Cet insigne que beaucoup considèrent comme le
plus beau de la compagnie est:
argenté pour les officiers Christian et Alain
Poelmans, Pol Van Hesbroeck, Michel Barbas et
Thomas Charpentier,
mi argenté et doré pour le Lieutenant André
Schneider et doré pour le Capitaine Marc
Poelmans Il fut remis officiellement aux
Mousquetaires le 3 juillet 1988.
En signe de respect envers les anciens, trois
insignes d'honneur dorés furent remis
au Capitaine-commandant Guy George, au Général
Jean Lottin,
et à l'Empereur Fernand Humblet dont ils forment
la garde particulière.
20 ans plus tard d'autres insignes d'honneurs
furent également remis
A l'armée, l'épinglette devint un insigne
qualifiant les tireurs exceptionnels,
d'ailleurs plusieurs Roys du tir marchent au sein
des mousquetaires.
Les jeunes aspirants mousquetaires de moins de 18
ans qui viennent les rejoindre portent quant à
eux une médaille particulière en attendant de
recevoir leur épinglette lorsqu'ils prêteront
le serment comme officier.
Le premier aspirant fut Florent Poelmans le 4
juillet 2004.
Il sera suivi de son frère Corentin un peu plus
tard.
A l'instar de l'Escorte de St Martin, la Garde
des Mousquetaires sera reconnue officiellement
dans les statuts en ... 2010.
Remise officielle des insignes le 3
juillet 1988 Remise officielle des insignes le 3
juillet 1988 et remise de l'insigne d'honneur au
Général-Président Jean Lottin
En 1988
Une
"flamme de propagande" au nom des Francs
Arquebusiers sert pour oblitérer le courrier postal au
départ de Liège X.
flamme ordinaire du bureau de "4540
Visé"
Les
machines à oblitérer étaient munies d'un
timbre dateur qui annulait le timbre, et
d'une flamme, un liseré, qui annulait les
autres timbres placés plus à gauche s'il y
en avait.
La flamme d'oblitération était parfois
remplacée par une flamme publicitaire qu'on
dénommait dans le jargon postal "flamme
de propagande",
le plus souvent il s'agisssait de promouvoir
des activités touristiques et locales.
cliquez sur les vignettes pour agrandir
timbre dateur
timbre dateur
flamme neutre
flamme de propagande
flamme de propagande
flamme de propagande
flamme de propagande
VISITEZ VISE ET SON ILE
(1947)
VISE,
SES GILDES SON ILE
(1985)
4540 VISE
VISITEZ VISE ET SON ILE
(1962)
VISE s-Meuse,
Ses Gildes, Son île Robinson, Bateau-touriste,
Châsse de St Hadelin XIe s
(1979)
VISE
SES PROMENADES
SES GILDES
CHASSE ST HADELIN XIe S (1976)
VISE VILLE SHOPPING
Jaycees
4540 VISE
(1989)
Flamme de propagande des Francs Arquebusiers à
Liège X
Cette
propagande a aussi existé directement sur
les timbres dateurs.
Il existait plusieurs flammes pour la ville
de Visé, mais qui étaient placées sur la
seule machine du bureau de poste local qui
traitait seulement un petit volume de
courrier.
Raison pour laquelle le bureau de Liège X,
qui traitait de dizaines de milliers
d'envois, fut choisi.
J'ai dessiné cette flamme qui outre le blason des
Francs portait la mention "Visé,
cité des Francs Arquebusiers" en
haut, soulignée par un mousquet, et en bas "FESTIVITES
DES DEBUTS JUILLET ET NOVEMBRE"
La flamme fut placée le 15 juin 1988 sur une machine
de Liège X, j'assistais à son placement.
Mais elle avait été conçue pour un autre modèle
et le préposé du la forcer pour la mettre en place
lui faisant ainsi perdre sa forme demi-cylindrique.
Il s'ensuivit une mauvaise oblitération qui après
des mois de réclamation conduisit à la confection
d'une flamme correcte aux frais de La Poste.
Des
dizaines de milliers d'envois postaux auront été
oblitérés avec cette flamme, même du
courrier adressé aux anciens-arquebusiers... et je
me souviens que lorsqu'ils déposaient leurs
invitations au bureau de Visé où je travaillais,
celles-ci étaient oblitérées à la main par un
facteur "rouge" pour éviter qu'elles ne
soient transmises vers Liège X avec le courrier à
oblitérer à la machine et qu'elles ne reviennent
avec le blason des Francs.
Ca nous faisait bien rigoler ...
Suite à des dérives tarifaires de La Poste, cette
flamme quitta le service en 1993 pour rejoindre le
musée postal..
A gauche, la toute première
oblitération.
On voit que la forme demi-cylindrique
n'est plus correcte, la zone centrale
n'est pas imprimée et les vis de
fixation s'impriment.
Plus tard la flamme est remplacée par
une nouvelle,
mais mise à droite est quasi invisible
en surimpression.
Les invitations
de la fête des Francs étaient
expédiées pour être expressément
oblitérées avec cette flamme comme
celle ici à gauche.
Regardez en détail et cherchez l'erreur
car cet envoi a une valeur pour les
collectionneurs, si vous avez le même
gardez le bien.
Je travaillais à La Poste, et j'avais
entrepris de faire faire cette flamme pour
l'oblitération du courrier.
Cette flamme qui coûtait 17.007 francs de l'époque
(420 euros) avait été financée par les Jeunes
Francs.
La Poste se sucrait bien au passage car fabriquée
ailleurs elle ne coûtait pas la moitié de ce prix,
de plus la flamme restait propriété de La Poste, un
comble..
La Poste demandait alors un paiement anticipatif de
+- 1000 francs ( 25 euros) pour que cette flamme soit
utilisée sur une machine à oblitérer le courrier
durant un an.
Il faut savoir qu'il y avait en permanence une flamme
sur la machine, soit un liseré soit une publicité,
l'usage d'une flamme de propagande ne coûtait donc
pas un centime à La Poste.
Puis en 1993, unilatéralement, La Poste, au mépris
de la législation en matière de commerce, modifia
ses conditions d'utilisation et le tarif passa à
plus de 14.000 francs annuels.
C'était inacceptable et ce d'autant plus que, sans
prévis ni dédomagement, La Poste se réservait le
droit de retirer la flamme pendant "un temps
indéterminé" et sans avoir à s'en justifier.
En fait le principe était d'enlever la flamme pour
la remplacer par une autre et ainsi gagner plus, et
faire plaisir à certains bien entendu, on faisait
plaisir à ses amis, bouge toi de là que je m'y
mette ...
De plus, au grand dam
des philathélistes, La Poste inversa la flamme et la
plaça à droite avec le timbre dateur à gauche; du
jamais vu !
Le motif invoqué était que la date était ainsi
plus lisible à côté du timbre.
Mais les philathélistes collectionnent des timbres
sur lesquels la date doit justement être visible
sinon ils sont sans valeur et les marcophiles veulent
une flamme bien lisible.
Cette mesure provoqua un tollé dans le monde des
collectionneurs. Cette modification rendait toute
flamme quasi illisible en surimpression sur le timbre
Les Francs ont
alors suspendu ce service et ont légitimement
refusé de payer la facture, présentée fin
d'année, pour un service mal presté pendant un an,
mais qu'ils n'avaient plus commandé puisque
l'abonnement se payait en décembre pour l'année à
venir.
Une lettre de contestation, reprenant les règles de
la loi du 14/7/1991 relatives aux pratiques du
commerce, fut envoyée à La Poste au service
commercial qui depuis peu gérait ces dossiers (et
où je travaillais en 1987).
Suite à cette lettre, La Poste ne répondit pas et
ne réclama plus rien mais il est plus que probable
qu'un responsable qui n'avait pas bien examiné le
dossier, ceux-ci avaient été transférés aux
directions régionales, se sera fait taper sur les
doigts ... et aura tout fait pour punir le coupable.
On se
doutait bien que j'étais à l'origine de cette
lettre, même signée du président. La Poste
était encore à l'époque affaire de petits
fonctionnaires bornés.
Je pense très sérieusement que cette affaire
sera le point de départ d'ennuis que j'aurai à
subir pendant des années.
Un retour de manivelle d'un supérieur, et le
démarrage d'une succession de faits qui finiront
après près de 10 ans de problèmes à me
conduire à prendre une retraite anticipée et à
écrire un mémoire sur le harcèlement au
travail. www.1579.be/mobbing.htm.
En 1988, les Francs
Arquebusiers défilent lors du jubilé de saint Hadelin
où les trois gildes étaient représentées, photos qui
comme beaucoup d'autres avaient été aimablement par
Louisi Brecely.
1989
En 1989,
ce furent ensuite les
officiers porte-drapeau qui changèrent
d'uniforme pour adopter celui de la Gendarmerie à pied
de la fin du 19e siècle.
Officiers
porte drapeau uniforme de laGendarmerie Nationale
Porte-drapeau
des Grenadiers
Collection M Poelmans
Sur
proposition du conservateur Marc Poelmans grand amateur
d'uniformologie,
tous les uniformes furent confectionnés à l'aide des
planches uniformologiques éditées en 1982 par Robert Aubry et aujourd'hui introuvables
collection complète que vous
retrouverez en cliquantici
Le
Drapeau des Confrères
Outre les Armes de la ville de Visé, on retrouve
celles des Princes-Evêques Gérard de Goesbeck qui
octroya les premiers statuts le 15 mai 1580 et Ernest
de Bavière qui les confirma le 21 mai 1599
En
1989 toujours, l'empereur et ses aides de camp
adoptèrent aussi un nouvel uniforme, troquant
l'habit noir, rehaussé de galons or pour
l'empereur, et le pantalon rouge, ils choisiront
l'uniforme presigieux de général et d'aide de
camp de général d'infanterie belge de la fin du
19e siècle. confectionné également d'après
les planches de Robert Aubry Alain
Woolf entouré de Paul Lambert et André Verjans
Tenue de Général et d'Aide de camp de Général
d'Infanterie
Armée belge 19e siècle
cliquer sur
les images pour agrandir
Armée belge 19e siècle
Planches uniformologiques de Robert Aubry Nos
Généraux l'Empereur
Armée
belge 19e siècle
Planches uniformologiques de Robert Aubry Officiers
d'Etat Major
Aides de Camp
Comme on peut le
constater, à l'inverse de costumes pseudo-militaires
de fantaisie, tous les uniformes militaires des
Francs Arquebusiers, à quelques détails près, sont
des uniformes ayant réellement existés autrefois
dans l'Armée belge.
Dans le même temps,10 ans après le
400e anniversaire,
en 1989, les Anciens Arquebusiers
inauguraient un bronze représentant un
arquebusier du 16e siècle d'après les
gravures de de Gheyn
Offert à la ville de Visé, il est
sur la petite place, à quelques mètres de
la salle des Francs Arquebusiers, en face de
la rue qui mène au local de l'Alliance.
Les
Francs Arquebusiers défilent ainsi
plusieurs fois lors de leurs fêtes
devant ce symbole de leur passé.
1993
le 31 juillet, le
Roi Baudouin succombe à un arrêt cardiaque
durant ses vacances à Motril, au sud de l'Espagne
Alors que l'on s'attendait à ce que ce soit Philippe,
neveu du Roi qui lui succède, c'est SAR le Prince
Albert, frère du Roi, qui monte sur le trône de
Belgique
Le Roi
Albert II prête
le serment constitutionnel le 9 août 1993
Médaille officielle du
Roi Baudouin
remise par
Sa Majesté comme prix du tir des Francs
Arquebusiers remporté par Pol Van Hesbroeck.
Médaille du Roi Albert
II
Collection
Marc Poelmans
1997
Les
Francs fêtèrent dignement saint Martin.
Le 9 novembre, 1700 ans après la mort de leur saint
patron il inauguraient un bas relief en bronze
représentant une "charité saint Martin"
Elle se trouve sur le fronton de leur bâtiment.
Cette pièce de près de 35 kgs fut réalisée par le
conservateur Marc Poelmans et fondue dans l'atelier
du maître fondeur Charlier de Herstal Vers la
fabrication du Bronze
Cette
même année 1997, tragique incendie en octobre dans
la salle des Arbalétriers
Le feu prit on ne sait trop comment, un court circuit
certainement. La salle fut entièrement ravagée mais
saint Georges protégeant le patrimoine arrêta
l'incendie aux portes du musée qui n'eut pas à
souffrir. Seules deux arbalètes de la section de tir
furent détruites, l'immense patrimoine fut
préservé.
Depuis une belle salle entièrement rénovée a fait
place avec un nouveau local de tir.
Dès le
jour de l'incendie, le Président Jean Lottin mit la
salle de l'Alliance à disposition de la gilde amie qui y
tint son banquet annuel.
On vit ainsi St Georges et St Martin rassemblés en un
même lieu
1999
Le
4 juillet 1999, lors de leur 420e anniversaire,
c'est à la Collégiale saint Martin que les
Francs Arquebusiers offraient un bas relief de
pierre représentant saint Martin.
Placé juste au-dessus du porche d'entrée
principal et que tout le monde salue en
pénétrant dans l'édifice,
Il porte la mention
"Hommage
des Francs Arquebusiers"
"1579-1999"
Cette
pièce fut réalisée par l'atelier "La
Pierre Bleue" d'Hamoir et inaugurée en
présence des autorités par
Monsieur le Doyen Etienne Van den Peereboom.
Ce bas-relief rappelle l'attachement des Francs
Arquebusiers à leur saint patron et à la
Collégiale qui porte son nom, même si la
compagnie n'y fait plus de cérémonie à cette
époque, et fait fi des rancunes du passé qui
leur vit l'entrée interdite
cliquer
sur l'image pour agrandir
En
fait ce bas-relief était prévu pour 1997 mais
celui qui devait s'en charger n'avait rien foutu
d'où la confection du bronze en 4e vitesse.
Avec deux autres responsables, je fus nommé pour
reprendre le projet. Après le bronze réalisé
deux ans plus tôt on pensa que j'en étais assez
malin...
J'ai lancé un appel d'offre chez tous les
sculpteurs recensés dans l'annuaire, et comme
d'habitude, malheureusement, c'est le moins cher
qui sera retenu.
En visite avec M. Maes pour se rendre compte de
la qualité de son artisanat, il nous confirmera
savoir travailler en ronde bosse mais ne saura
pas nous montrer d'exemple à part une Vierge au manteau légèrement
arrondi.
Je sentis M.Maes sceptique et dubitatif, et moi
aussi.
L'avenir nous montrera que nous avions raison.
Il
avait eu des mois pour réaliser cette
"sculpture" qui pendant des semaines
resta devant son atelier sans qu'il y apporte la
moindre modification
Je l'ai constaté de visu puisque quasi chaque
sermaine je me déplaçais jusque là pour
verifier l'avancement du travail.
Je surveillais le travail en allant chez le
sculpteur, La Pierre Bleue à Hamoir,
puis j'ai laisser tomber après m'être engueulé
avec le président Lottin.
On voit ce que ça a donné, laissé sans
surveillance, le "sculpteur" n'a jamais
fini le travail selon ce qui était prévu et que
personnellement je trouve affreux., on n'a pas la
ronde bosse souhaitée.
En fait il lui fallait un délai supplémentaire
mais il avait pourtant eu assez de temps.
A l'inauguration, je n'ai d'ailleurs pas serré
la main de l'auteur Miguel
Mathias et
il a très bien compris pourquoi je pense.
Il sait bien travailler en architecture classique
tant que ça reste dans des lignes sobres, sans
relief, mais pas en sculpture ronde-bosse comme
on le voit sur son site http://www.jolitesdepierre.be.
C'est un tailleur de pierre, assez bon du reste,
mais pas un sculpteur.
Il n'a visiblement pas la maitrise nécessaire en
sculpture même s'il nous avait soutenu le
contraire.
Je lui avais demandé s'il en avait les
capacités en lui soumettant deux exemples de
réalisations: le St Georges sur la façade des
Arbalétriers et les représentations sur la
chaire de vérité de la collégiale qui sont en
ronde-bosse.
Il prétendait en être capable, preuve que non !
Voici le dessin qui, reproduit en très gande
taille par mes soins, lui servit à la
réalisation.
En fait il a simplement été copié, dégrossi
à la machine, mais jamais travaillé en détail.
J'en aurait fait autant !
Ce fut
une manière pour les Francs Arquebusiers,
même s'ils en furent chassés en 1910,
de montrer leur estime envers cet ancien bâtiment
qui vit défiler tant de générations avant eux, et
de rappeler que, aujourd'hui encore s'ils n'y
assistent plus à la grand-messe comme autrefois, cet
édifice reste
leur collégiale saint Martin.
En 2010, le Francs Arquebusiers réintégreront la
collégiale à l'invite des plku hautes autorités
religieuses.
La compagnie est en
route vers son 425e anniversaire qu'elle fêtera
dignement, dans le même esprit de respect des
traditions et de tous ceux qui ont précédés les
Francs Arquebusiers depuis 1579 jusqu'à aujourd'hui