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l'armement des arquebusiers,
L'entrainement
Le tir à l'oiseau
Les prix de tir
Le tir est une des activités premières de la compagnie, activité qui est par ailleurs reprise dans les statuts


Mandement
portant concession de privilèges
pour la
Compagnie des Arquebusiers
de la ville de Visé
1. Pour un premier, que tous les confrères prétendans pour le présent et futur, chacun d'eux en général et particulier feront profession de la sainte foi catholique et romaine et jureront solemnellement d'estre bons, fidèles et loials à sa Grâce Illustrissime notre prince, à son officier et aux magistrats et Bourguemaistre de cette ville de Viseit.
2. Afin que ceux de ladite Compaignie aient plus grand courage d'apprendre et savoir l'art, industrie et maniement des armes, que toutes les quinzaines par le jour du dimanche, sans perdre l'office divin et sauve excuse légitime, chacun escuate successivement, selon la rolle qui se fera soubs chacun corporal, sera tenue se trouver en jardin de ladite Compaignie, munis de harquebuse et arme à ce requise, pour illec s'exercer au jeu de la harquebuse suivant l'ordre que l'on donnera, à peine, à chaque défaillant, d'un florin liégeois d'amende, à appliquer au profit de ladite Compaignie entendu que sur se soient, par le serviteur ou aultrement de ladite Compaignie, signifié; et ce durant annuellement depuis le commencement de may jusqu'au mois de septembre ensuivant.
3. Que estans les dits de la Compaignie tirans au jardin, si aucun se présume nommer ou appeler le nom de Dieu, d'aucuns saints, du diable, ou aultre maléfice, durant le temps que le rondéa sera mis, que tel devra mettre son soullier aux bersalles, ou donc payer un patar Brabant d'amende sans rémission; ainsi se deveront comporter sagement et honnestement, et devront les dits tireurs tirer avec une balle seulement, sans mesme opposer balle ramée ny double balle, à peine et amende de quatre florins liégeois, à convertir comme dessus; en outre que personne de la Compaignie ne pourra tirer devant son compaignon, et estre préalablement appelé par ses confrères, à peine de dix aidans liégeois d'amende.
4. Que chacun an, le jour de la Trinité chacun confrère sera tenu de se transporter par le commandement des sergeans au premier son du tambour , à la messe paroissiale ou autre telle qu'il plaira aux capitaine et autres officiers, avec les espées seulement, pour illec assister à l'office divin; allant à l'offrande l'un après l'autre avec ordre; et depuis, estant le dit office parachevé, retourner sur la maison de ville, pour illec payer les amendes et choses requises, à peine et amende d'un florin liégeois, à convertir comme dessus. En oultre, le mesme jour, au premier son des tambouriers, tous confrères, par commandement des sergeans, se deveront et tenus seront de marcher avec toute la Compaignie envers le papigaye ou l'oiseau, et faire son debvoir de l'abattre le mieux que possible luy sera, sans fraude, tirant modestement l'un après l'autre jusqu'àce que l'oiseau soit débané ou démembré, c'est à sçavoir qu'il aura perdu l'un de ses membres; alors chacun pourra tirer le plus souvent qu'il vouldra, entendu toutefois que l'on ne devera opposer dedans la harquebuse aucune balle ramée ou double balle, à peine et amende touchée en l'article 3 à appliquer comme dit est.
5. Qu'estant
l'oiseau abattu, le roy devera, avant l'oiseau estre apposé et
mis en son colle, mettre bon pleige et suffisante ségurté, sur
peine d'un florin d'or d'amende, sinon chacune marche iceluy roy
devera et tenu sera de reconstituer et remettre le dit oiseau
d'argent en la maison ou domicile du Capitaine de la dite
Compaignie, sans contredit.
En oultre, s'il estoit trouvé que aulcun de la Compaignie
abattit l'oiseau ou papigaye trois fois consécutivement, le dit
oiseau luy devera appartenir, voire que la Compaignie le pourra
ravoir en donnant au dit Roy ou Empereur quarante-huit florins
liégeois.
6. Qu'estant ladite Compaignie reconduite sur la chambre ou maison de la ville au dîner du Roy, les dits confrères deveront comporter honnestement les uns avec les autres et estre obéissans à leurs officiers; mesme ne se deveront départir de la Compaignie sans préalable congé du Roy et Capitaine, ainsi chacun en son endroit devera demourer jusqu'à ce que on ayt avec tous les assistans et les confrères ramené avec bon ordre les officiers à sçavoir : le Roy, le Capitaine, l'Enseigne, le vieux Roy, et Mayeur sur peine d'amende de deux florins liégeois, à payer le lendemain sans faillir; auquel lendemain chacun confrère en particulier et en général devra, au premier son de tambour, se trouver au logis de l'enseigne pour marcher envers le jardin avec ses armes, si comme harquebuse et chose nécessaire pour tirer le coup de nostre Patron Saint-Martin, et ladite Compaignie donnera à celuy qui aura le mieux fait son devoir et tiré ; le plus près du blanc, un florin Brabant.
7. Que chacun confrère de la susdite Compaignie tenus et obligés seront de, au premier son du tambourin se transporter honnestement et par ordre, et accompagner avec leurs armes le plus magnifiquement que faire se pourra, le Saint-Sacrement, chaque an, sur peine de un florin Brabant d'amende, à convertir au profit de la dite Compaignie; voire, entendu que si à quelqu'un survenoit quelque maladie ou qu'il fust absent ou expatrié, qu'il sera tenu livrer un autre personnage honneste en son lieu, sur peine d'incourir l'amende à appliquer comme dessus.
8. Quand les dits confrères seront commandés par un sergeant ou serviteur à comparoir sur et à lieu limité et aux lieux accoustumés, suivant la charge que le capitaine aura donné, chacun devera en son endroit aux commandements obéir, sur peine d'un florin liégeois d'amende à appliquer comme dessus, sauve légitime excusation.
9. Que chacun des dits confrères en son endroit devra faire provision d'une demi livre de poudre et d'une livre de balles pour le moins, afin de, si quelque affaire survenoit, se trouver prest et bien à point devers le Capitaine et officiers pour la défense et tuition de la dite Ville de Visé et surcéans d'icelle, sur les peines et amendes touchées en l'article précédent.
10. Si aucun débat suscitoit entre aulcuns des dits confrères (que Dieu ne veuille !) des parolles injurieuses, que l'injurié ne se pourra plendre autre parte que par devant les dits Roy, Capitaine ou officiers, pourveu que l'injure soit faite sur leur chambre ou en jardin, ou bien autre part, où la généralité de la Compaignie sera assemblée, à peine et amende d'un florin d'or, à convertir comme dit est.
11. Pour éviter inconvénient et afin entretenir la dite Compaignie plus honnestement et modestement, s'il advenoit que aucun des dits confrères fussent trouvés estre suspects d'hérésie, de mauvaise vie, infâmie, querelleur, dissentieux ou dissonent à la raison et au contenu de cette présente, par l'ordonnance des dits Roy, Capitaine et officiers, le fait prouvé, tel devera estre démis et privé de la Compaignie sans y pouvoir jamais rentrer.
12. Pour l'augmentation de la dite Compaignie afin d'estre conduits honnestement, que chacun à son entrée payera trois florins Brabant, avec les droits de clerc montans douse aidans, et du serviteur huict aidans liégeois; et si aucun s'en vouloit défaire ou départir, que tel sera tenu préalablement payer et donner un escu d'or ou la valeur.
13. Que toute et quante fois que l'un des confrères de la dite Compaignie trespassera de ce siècle mortel, que les autres deveront et obligés seront faire célébrer un service en chantant une haute messe, à laquelle deveront aussy estre présent tous les confrères à peine de dix aidans liégeois d'amende, sauve excuse légitime.
14. Que chacun an, le jour Saint Martin comme patron, deveront les dits confrères de la dite Compaignie se trouver à la messe paroissiale ou autre et illec aller à l'offrande et de là, l'office divin parachevé, soy trouver à la maison du Capitaine ou autre lieu à eux désigné, afin de eslire et créer un nouveau mayeur et autres officiers; et que tels officiers que l'on eslira soient gens de bien, portant bon nom, bonne fâme et honneste conversation.
15. Si aucun estoit rebelle de payer ce en quoi sera tenu, si comme amende prétouchée, que l'on pourra le rebellant poursuivre par un command qui se fera de l'autorité de la dite Compaignie et officier d'icelle, sur estre albain et privé de la susdite Compaignie.
16. Finablement afin que les dits points et articles soient inviolablement observés et maintenus, que les dits confrères jureront le contenu d'icelle, le maintiendront et garderont sur les amendes y touchées, à appliquer au profit de la dite Compaignie.
L'armement des arquebusiers de Visé
Les premières
armes sont des armes à mèche, vu l'époque, en 1579 on est
déjà bien avancé.
Les armes les plus courantes sont l'arquebuse et le mousquet
On est déjà très loin des premiers bâtons à feu qui étaient
dépourvus de crosse et même de système de mise à feu.
En effet sur les
premier modèles, on avait affaire à un simple tube fermé à un
bout dans lequel un petit trou était foré - la lumière- et sur
lequel on déposait un bâton de fer rougi ou une mèche
allumée.
Le recul était assez dur à encaisser.
| Les premiers modèles de couleuvrines et arquebuses, un simple tube de métal percé d'un trou pour la mise à feu à l'aide d'un fer rouge ou d'une mèche |
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La platine à
serpentin a fait son apparition, suivie de la platine à rouet
d'un mécanisme plus compliqué (relevant de la corporation des
horlogers !) et surtout bien plus chère.
La platine à silex fait aussi son apparition en ce milieu de 16e
siècle.
En 1579 on est déjà proche d'armes que l'on retrouvera encore au 19e siècle.
Le principe de
mise à feu restera le même pendant des siècles.
L'arme est chargée par le canon
On introduit une dose de poudre que l'on tasseà l'aide d'une
baguette
On introduit ensuite la balle , souvent entourée d'un petit
callepin de chiffon ou de cuir afin qu'elle serre bien dans le
canon
On tasse la balle bien contre la poudre avec la vaguette
On verse ensuite
une fine dose de poudre à la lumière, cette poudre est appelée
pulverin.
Aussi fine que de la farine, elle s'emflamme au contact d'une
mèche, ce qui n'est pas le cas de la poudre en grains plus
difficile à enflammer
La lumière est un petit trou foré dans le canon et qui met
l'extérieur en contact avec la charge principale
On enflamme le pulvérin avec un fer rouge ou une mèche
La flamme se communique à l'intérieur et provoque l'explosion
de la charge principale
La mèche sera ensuite fixé à un serpentin, lequel sera
perfectionné et actionné par une détente
Larquebuse est une arme à feu de portée effective limitée; moins de 50 mètres avec une porté jugée efficace d'une vingtaine de mètres, assez lourde et encombrante mais dont on pouvait épauler les dernières versions.
"Arquebuse" vient du vieux français "haquebute",dérivé de de l'allemand hackenbusche, canon à croc, terme du XVe siècle environ et qui rappelle le crochet, une espèce de piton fixé sous le canon de l'arme que l'on posait sur un rebord de mur, de branche et qui la retenait empêchant le recul et permettait une meilleur visée.
L'arquebuse à
mèche, apparue vers 1450, pèse de 5 à 9 kilogrammes et
nécessite souvent la prise d'appui sur une fourche (fourquinne )
pour tirer.
La mèche est allumée et ramenée sur le bassinet où la poudre
fine (pulvérin) est posée pour provoquer la mise à feu.
Elle succède à la couleuvrine à main dont elle diffère par
l'ajout du bassinet (contenant la poudre d'amorçage) et du
serpentin qui, tenant la mèche allumée, pivote pour la mise à
feu de l'arme.
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L'arquebuse à rouet vient plus tard (1550 mais elle est déjà décrite dans le Codex Atlanticus de Léonard de Vinci en 1505), mesure de 0,80 à 1,30 mètre, pèse de 4 à 7 kilogrammes et tire une balle d'à peine 25 g.
| Vint ensuite le mécanisme à rouet |
![]() Le mécanismle est simple, il est encore en usage aujourd'hui sur les briquets Une roue crantée est actionnée par un ressort Le chien ensère une pierre de pyrite La pierre est appuyée sur la roue Une pression sur la détente et la roue se libère, frtottant la pierre qui provoque des étincelles Les étincelles enflamment la poudre du bassinet Le mécanisme s'encrasse assez vite Protection des corporations oblige, le mécanisme relevait de la corporation des horlogers. Comme elles étaient plus compliquées à fabriquer, ces armes étaient la propriété de riches qui souvent les faisaient décorer Arquebuse à rouet Fin
du XVIe siècle |
L'arquebuse
peut s'épauler, dans les versions françaises, la crosse était
bloquée par la poitrine (pétrinal), le modèle allemand
présente une crosse très droite et assez carrée, les tchèques
ont une ligne élancée et les hollandaises sont d'une apparence
qui s'approche déjà des crosses actuelles.
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![]() |
![]() |
![]() Japon |
![]() Pétrinal |
![]() L'arquebuse a une
faible cadence de tir,
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Le
mousquet à mèche

Son principe est le même que l'arquebuse, seul son calibre
diffère, il est nettement plus gros et l'arme de 9 passe à 15
kilos et nécessite l'emploi d'une fourquine, un fourche sur
laquelle on pose l'arme.
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Comme
l'arquebuse, il était accompagné d'un baudrier de cuir, la
bandouillère, auquel sont accrochés douze cylindres de bois
contenant chacun la dose nécessaire pour charger l'arme
On appelait ces charges avec dérision les douze apôtres.
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L'arquebusier, ou le mousquetaire avait également dans son
fourniment une poire à poudre contenant une réserve, une poire
de poudre fine, le pulvérin, qui servait à la mise à feu et
une patite sacoche pleine de balles de plomb
Il emportait aussi souvent un lingot de plomb qu'il fondait sur
place pour couler ses balles.

arquebusiers 16e siècle

Puis ce fut le tour de la platine à chepanan utilisant un silex |
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Platine
à chepanan![]() Platine à silex ![]() |
L'évolution conduira à la platine à silex avec couvre bassinet qui fait office de batterie
Ce modèle d'armes vivra jusqu'au 19e siècle, avec le standard français du modèle 1777 en France et du Brown Bess en Angleterre
Au
19e siècle, la chimie des poudre amena à une découverte
étonnante: une explosion produite par un choc
Ainsi, on rempli de minuscules capsules en cuivre de fulminate,
lequel explose sous le choc du chien et met le feu à la poudre
Puis au début du 19e siècle (1805), le trou de
la lumière fut remplacé par une petite cheminée. Une amorce en
laiton était posée sur celle-ci, cette amorce contient un
mélange qui explose sous le choc, comme les amorces des jouets
d'enfants actuels.
Le choc du chien provoque la détonation qui met le feu à
la poudre du canon.

La platine à percussion |
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Ce type d'arme fut en
usage jusque fin du 19e siècle et est toujours utilisé par
les Francs Arquebusiers pour exécuter les salves en rue et
au cimetière.
Un modèle employé par la compagnie fut la carabine Delvigne.

Elle se chargeait par la culasse et consistait à introduire une
balle légèrement plus large que le canon que la charge de
poudre disposée après propulsait à l'intérieur de celui-ci en
forçant la balle à prendre les rayures.
La rotation d'une balle grâce aux rayures du canon donne à
celle-ci une trajectoire rectiligne et une précision sans
comparaison avec une arme à âme lisse
Le système Delvigne-Pontcharra ajoutait un sabot de bois à la
balle
Vinrent
ensuite les armes à percussion telles que nous les connaissons
aujourd'hui.
Johan von Dreyse (All. 1787-1867) crée en 1827 le fusil à
aiguille précurseur du chargement par culasse à verrou bien
connu aujourd'hui.

Par la bouche d'abord, puis en 1836 par la culasse, adopté par
la Prusse en 1840 le chargement est beaucoup plus rapide
puisqu'on utilise des cartouches en papier toutes prêtes
contenant balle, poudre et amorce, celle-ci étant contre la
balle le percuteur aiguille traversait toute la cartouche et
s'abimait assez vite.
Le système sera perfectionné par Mauser et Chassepot et donnera
naissance aux armes à répétition avec des cartouches en
laiton qui cette fois se percutent à l'arrière
En plus les cartouches en laiton sont auto obturantes puisque
sous le choc de l'explosion elles se dilatent légèrement
obstruant le canon vers l'arrière.
Vers
1860-70 on voit déjà depuis un moment apparaître les armes à
chargement par la culasse, à verrou principalement.
Des culasses tombantes apparaissent
HUBERT
JOSEPH COMBLAIN
un armurier de Cheratte près de Visé, invente son propre
modèle de fusil, avec une culasse tombante.
Ce modèle sera d'abord adapté par la garde Civique puis ensuite
par l'armée où il restera en service jusqu'en 1910.
Il est plus inventeur qu'indistriel etsans toujopurs faire de
plan invente des armes , en dépose le brevet et les laisse
fabriquer par d'autres
. En 1832, il rentre en apprentissage à Liège. Doué il est
remarqué par plusieurs armuriers qui lui offrent la possibilité
d'entreprendre des travaux personnels.
Dès 1840 il dépose une série de brevets couvrant ses
premières poivrières.
L'armurier Leport lui achète ses brevets. Il exporte une grande
partie de sa production vers le Brésil.
Ce pays restera un bon client de la Belgique et des armuriers
liégeois qui y envoient des fusiles de traite depuis longtemps
et de Comblain en particulier.
En 1854 il invente un revolver à percussion commercialisé part
H Mangeot. Cette arme est protégée par deux brevets; l'un pour
une sûreté de chien et de détente, l'autre pour une platine
double action pourvue d'une sûreté de chien qui sera reprise
sur beaucoup de revolvers.
Mangeot exploite ces deux brevets sur son revolver. H J Comblain
poursuit ses travaux sur les armes de poing en brevetant une
" portière-extracteur " originale pour les armes à
broche.
En 1867,la Belgique cherche à améliorer ses fusils
réglementaires à percussion à chargement par la bouche.
La solution de transformer les fusils existants au chargement par
la culasse est retenue par mesure d'économie, en Belgique comme
partout on essaye au maximum d'utiliser des arlmes existantes
qu'on transforme avec plus ou moins de succes. 
On opta alors
pour le principe Albibi-Braendlin (1867) qui consistait à
installer une culasse articulée sur une charnière transversale.
En 1868, fut aussi adopté une variante conçue par le
lieutenant-colonel Terssen (ici à droite), directeur de la
Manufactures d'Armes de l'Etat
Plusieurs armuriers proposeront leurs solutions : Albini et
Braendlin, le général Tersen et Comblain.
Suite aux essais réussis de 1867, le fusil Comblain fut d'abord
adopté par la garde civique.
Août 1870, la guerre franco-prussienne vient d'éclater un
crédit de 500.000 fr fut alloué pour l'achat de 6.000 à 7.000
fusils.
C'est
ainsi que le fusil modèle 1870 fut attribué le 8 septembre aux
chasseurs et le 26 mars 1871 aux chasseurs éclaireurs de la
garde civique.
Ce dernier voit son fusil rejeté par l'armée mais adopté par
la Garde Civique.
En 1869, le nouveau fusil Comblain à bloc tombant, fabriqué par
la maison Lambin et Cie fut soumis à de sévères tests.
Finalement accepté, il sera attribué en 1870 aux chasseurs et
en 1871 à la garde civique.
L'arme est adoptée par le Chili, le Pérou et le Brésil. Elle
se déclinera sous différents modèles avec des canons de
différentes longueur
L'armée Belge l'adopte en 1881 et la carabine en 1883. Jusqu'à
la fin de sa vie en 1877 Hubert Joseph Comblain se consacre à
l'amélioration de son fusil.
Ses armes fabriquées en grandes quantités par différents
armuriers liégeois sont toujours marquées système ou brevet
Comblain. La qualité de cette arme la verra tranformée en arme
de chasse en de très nombreux exemplaires.
Il
fera son entrée chez les arquebusiers en 1874
Ce modèle fut vendu à la Grèce, au Pérou, au Chili et au
Brésil.
Cliquez
ici ou sur l'image pour accéder à un excellent site sur le
Comblain
où vous y
retrouverez un Comblain du Musée des FAV
Vinrent
ensuite des armes de calibre inférieur,des carabines Flobert
pour le tir en salle d'un calibre beaucoup plus petit.
A la fin du 19e siècle, plusieurs accidents ont lieu lors du tir
au fusil Comblain,
Dieudonné Protin un marqueur, est touché d'une balle puis c'est
Monsieur Laloup Gathoye qui passait sur la route de Mouland près
de la ferme Tossens qui fut atteint par une balle perdue
Le comblain est une arme de guerre avec laquelle un tireur
maladroit pouvait expédier une balle perdue très loin,
il fut décidé d'adopter la carabine Flobert, cartouche aussi
dénommée Bosquette inventée par Louis Nicolas Flobert en 1845
Tirer
à l'arme de guerre ne pouvait se faire que dans des conditions
très particulières de distance et de sécurité, 100 mètres
pour le Comblain,
une balle pouvait toujours échapper du champ de tir situé pas
loin de la ville, tirer dans de telles conditions dans une ville
où l'urbanisation se développait devenait impossible.
La
cartouche Flobert était caractérisée par son absence de
poudre. Il s'agit en fait d'une cartouche composée d'une douille
de laiton, contenant une amorce et d'une balle.
Les gaz produits par l'éclatement de l'amorce sont suffisant
pour expédier la balle à plus de dix mètres.
Ce tir était même pratiqué dans certains cafés, on le dénommait tir de salon.

On
trouve la Flobert en 6 et 9mm, c'est une percussion annulaire
Ce type de cartouche aussi appelé balle de tir de salon ou tir
de chambre est beaucoup moins dangereux et est toujours en usage
aujourd'hui
(calibre 6 mm, pas de charge de poudre propulsive mais uniquement
la force de l'amorce: Flobert ou 22 Lang Z le z
de zimmer,chambre)
La
portée de cette balle subsonique est d'un peu plus de 50
mètres, au-delà de cette distance elle perd vitesse et
puissance. mais perd déjà de la puissance à mi-distance.
Un tir efficace tendu se fait sur 20 mètres
Attention quand on achète
ses balles :
22 short Rifle vitesse de tir : 260m/s portée
maximale : 1000m
22 long Rifle vitesse de tir : 350m/s portée
maximale : 1370m
22 long Rifle Hight Speed vitesse de tir : 370m/s portée
maximale : 1500m
22 magnum vitesse de tir : 472m/s portée maximale : 1500m
En 1978, des 22 long short furent tirées lors de la fête alors que la compagnie tirait dans l'ancienne justice de paix.
Une balle mal placée passa à côté de la cible, traversa la tôle d'acier de protection des fenêtres puis le chassis en aluminium pour finir dans la salle.
On failli tirer à plomb au 400e et il fallu de gros efforts du conservateur du musée qui expliqua la méprise de celui qui avait acheté les balles pour qu'on en revienne au tir à la bosquette. ou la la 22 lang ZIMMER
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Une carabine à cartouches Flobert et une ancienne publicité à une époque où la croix gammée n'était pas encore un insigne politique
La cartouche Flobert qu'on connait aussi sous le nom de bosquette est une cartouche sans poudre,
Seule l'amorce est présente, la percussion de l'amorce et le dégagement de gaz que l'explosion produit permet un tir jusqu'à 20 mètres maximum, au-delà la balle n'a plus de force et tombe.
La 22longZ, avec laquelle on tire généralement en juillet, est similaire
à la différence que la douille plus longue est plus facile à manipuler.
La longueur de la douille qui diminue la force de l'explosion, est compensée par quelques grains de poudre.
à suivre
©Marc Poelmans
Conservateur
Webmaster
29 rue des écoles
4600 Visé
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