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1830
la Révolution belge
Vous entendez la Brabançonne interprétée par le Grand orchestre d'harmonie des Guides sous la direction de Norbert NOZY

Home / Sommaire histoire Vers le 19e siècle 1ère partie Vers le 19e siècle 2e partie dernière mise à jour:20/06/14

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Après la défaite de Napoléon à Waterloo le 18 juin 1815, au Congrès de Vienne de 1814-1815, l'Angleterre avait imposé l'union de la Belgique aux Pays-Bas. Londres espérait que cet état-tampon empêcherait la France de se relancer à la conquête de l'Europe.

Après la première abdication de Napoléon, battu par les forces de la 6e coalition, les Puissances décident de remanier la carte de l'Europe.

Par le Traité de Paris (30 mai 1814), elles reconnaissent l'indépendance de la Hollande et projettent de lui donner la Belgique comme "accroissement de territoire ", afin de constituer une barrière contre la France.

Armoiries des Pays-Bas
Armoiries des Pays-Bas


Le Roi Guillaume 1er
par Paelinck W.

La Belgique et les Pays-Bas de 1815 à 1830Le 26 juin 1814, le Protocole de Londres stipule que la réunion des deux pays sera "intime et complète" de façon à ne former qu’un seul Etat, et que la constitution déjà établie en Hollande sera appliquée en Belgique après avoir été modifiée d’un commun accord.
Le Congrès de Berlin (1814-1815) ratifie ces décisions des souverains coalisés.

De plus, il enlève à la Belgique les cantons d’Eupen, de Malmédy et de Saint-Vith pour les donner à la Prusse (ils lui seront rendus par le Traité de Versailles le 28 juin 1919) et attribue à Guillaume d’Orange le Grand-duché de Luxembourg pour le dédommager de la perte des territoires que sa maison possédait en Allemagne.

Le 24 août 1815, la Loi fondamentale, c’est-à-dire la constitution hollandaise, est mise en vigueur dans nos provinces, bien qu’elle ait été rejetée par la majorité des notables belges.

Mais dans ce nouveau royaume des Pays-Bas, les Belges ne cessent de se plaindre d'être traités en citoyens de second rang alors qu'ils ne sont pas moins de 3,5 millions face à 3 millions de Hollandais.
Les postes de l'administration sont confiés à des Hollandais et les belges se sentent floués, leurs appels au Roi Guillaume restent sans réponse
Il faut dire que 250 ans après la
scission des Dix-Sept Provinces de Charles Quint et Philippe II de Habsbourg,
et près de mille ans de Principauté de Liège,
les Belges ne se sentent guère d'affinités avec leurs cousins du nord et ont un esprit d'indépendance.
Catholiques suite à la volonté de leurs anciens tuteurs espagnols et autrichiens, les Belges se distinguent des Hollandais, en majorité protestants de confession calviniste.
Malgré les progrès économiques et sociaux réalisés sous le nouveau régime, de profonds dissentiments continuent à subsister entre les deux peuples réunis par la volonté des Puissances.
D’autre part, le roi Guillaume, par sa politique personnelle et sans contrôle, blesse les idées et viole les droits de ses sujets du Sud.
Aussi les griefs s’accumulent peu à peu et provoquent finalement le mécontentement de toutes les classes de la société.
L’opposition belge aux tendances trop absolues et «hollandisantes» du roi se manifeste tout d’abord aux Etats Généraux, où nos députés font entendre de véhémentes protestations et votent contre le gouvernement.

Un rapprochement entre les catholiques et les libéraux s’opère en 1827.
L’année suivante, le bloc des deux partis est réalisé par l’Union des oppositions et un programme commun d’action est arrêté pour lutter contre le despotisme.
La bourgeoisie belge parle français et regarde vers Paris.
D'ailleurs, de nombreux belges s'étaient engagés dans l'armée française
et la Belgique gardait aussi la nostalgie du temps où elle faisait partie du territoire français.
Les Hollandais cultivent la langue de leur terroir et gardent les yeux rivés vers le grand large,
leurs colonies, et la Belgique n'en est qu'une de plus.
Avec le concours des journaux, l’Union organise, en novembre 1828, une pétition qui réunit près de 40.000 signatures.
En 1829, les protestataires renouvellent leur pétition et recueillent plus de 300.000 signatures.

Pendant les premiers mois de 1830, la désaffection s’aggrave entre Belges et Hollandais tant à la Chambre que dans le pays.
La rupture morale est consommée, mais le loyalisme des Belges reste entier.

A Bruxelles, au théâtre de la Monnaie, le 25 août à l'occasion des 59 ans du Roi Guillaume, a lieu la représentation de la Muette de Portici , opéra en 5 actes de
Daniel Esprit Aubert , paroles de Eugène Scribe et de Germain Delavigne, qui exalte les sentiments patriotiques.
Cette oeuvre qui transporte à la scène la révolte du peuple de Naples contre la domination espagnole au 17e siècle avait été exécutée avec succès à Paris deux ans auparavant.
Cliquez ici pour Le livret de La Muette de Portici pour la version livre et ici pour le texte de La Muette de Portici

La similitude des situations fit que l'assistance se passionna pour Massianello, le pêcheur d'Amalfi,chef de l'insurrection
Le duo de l'Amour sacré de la Patrie chanté au deuxième acte dans la scène 2 par Massianello et son ami Pietro, avait échauffé un public enthousiaste

MASANIELLO et PIETRO

Mieux vaut mourir que rester misérable !
Pour un esclave est-il quelque danger ?
Tombe le joug qui nous accable.
Et sous nos coups périsse l'étranger !

Amour sacré de la patrie
Rends nous l'audace et la fierté
A mon pays je dois la vie
Il me devra la liberté.

Cliquer ici pour écouter chantés les vers ci-dessus de La Muette de Portici
M. Louis Dister ( ténor ) et Louis Richard ( baryton ) du Théâtre Royal de la Monnaie, Bruxelles.
Au piano : M. F. Goeyens.
Editions Disques Columbia
à retrouver sur
www.magasinpittoresque.be/

 

lorsqu'au troisième acte dans la scène 4 Masaniello, joué par le ténor Lafeuillade, au son du tocsin, brandit une hache et chante:

Va dire aux étrangers que tu nommes tes maîtres
Que nous foulons aux pieds leur pouvoir inhumain
N'insulte plus, toi qui nous braves,
A des maux trop longtemps soufferts.
Tu crois parler à des esclaves
et nous avons brisé nos fers
Le choeur reprend:
Non plus d'oppresseurs plus d'esclaves,
Combattons pour briser nos fers

Les acteurs se lèvent en tirant leurs armes et désarment les soldats et le choeur chante

"Courons à la vengeance !
Des armes, des flambeaux !
Et que notre vaillance,
Mette un terme à nos maux"

La salle se leva répétant: "Aux armes, aux armes ! ".
Ce cri courut comme une traînée de poudre dans la foule qui sortit du théâtre en hurlant: "Au National ! Au National ! "
Se répandant dans les rues ils se dirigèrent tous vers les bureaux du journal pro-orangiste de Libri Bagnano, rédacteur principal du National, qui soutenait les prétentions du Roi Guillaume contre les libéraux et les catholiques belges coalisés.
L'établissement fut saccagé tout comme les maisons du Ministre de la Justice Van Mannen, du Directeur de la Police de Knyff et du Procureur du Roi Schuerrnans, tous partisans de la maison d'Orange.
Le peuple belge d'alors en avait assez de subir les vexations et les inégalités, l'injustice et l'impôt.

Pendant quelques jours Bruxelles tombe dans l'anarchie totale, on pille, on brûle, on casse des machines.
Les vrais patriotes sont débordés.
Devant l’inaction des autorités, quelques hommes résolus organisent une Garde bourgeoise, et choisissent pour chef Emmanuel van der Linden d’Hoogvorst.
Ils forment des compagnies de volontaires et prennent comme signe de ralliement les couleurs de la révolution brabançonne.
Le 28 août, une réunion de notables vote une adresse au roi pour obtenir le redressement des griefs.

Le 26 août, à Liège, dans un café au pied de la rue Haute Sauvenière où arrive la diligence de Bruxelles, la nouvelle se répand que des manifestations de rue ont eu lieu après la représentation de l'opéra "La Muette de Portic" d'Auber.

Aussitôt, les Liégeois s'organisent pour prêter main forte aux Bruxellois et bouter les Hollandais hors de Bruxelles.
C'est derrière un drapeau brandi par Charles Rogier que, le 4 septembre 1830, les volontaires quittent Liège pour Bruxelles.

Emmanuel van der Linden d’Hoogvorst, documents Historia collection M. PoelmansDépart pour Bruxelles des volontaires liégeois menés par Charles Rogier, ils sont dans la cour du palais des princes-évêques à LiègeLa garde bourgeoise, documents Historia collection M. Poelmans

Le Courrier des Pays-Bas du 7 septembre 1830

Emmanuel van der Linden d’Hoogvorst ---- Départ des volontaires liégeois menés par Charles Rogier et leur arrivée à Bruxelles ---- La garde bourgeoise
(cliquer sur l'image pour agrandir)

Le Courrier des Pays-Bas
du 7 septembre 1830

à retrouver sur
www.magasinpittoresque.be/

Arrivée à Bruxelles des volontaires liégeois menés par Charles Rogier

Le Courrier des Pays-Bas du 7 septembre 1830

L'histoire est en marche et le rôle des Liégeois dans la réussite de l'insurrection sera largement établi.
Mais Liège aussi est occupée par les Hollandais retranchés dans la citadelle, sur les hauteurs de Sainte Walburge.
La garnison hollandaise de la citadelle, sous les ordres du général Van Boecop, est assiégée par les volontaires liégeois de la garde urbaine.
Les Hollandais attendent du ravitaillement qui doit venir de Maastricht.
Ils bombardent régulièrement les assiégeants, qui subissent quelques pertes.
Les volontaires surveillent les routes de Tongres et de Saint-Trond par où devraient arriver des contingents hollandais avec des vivres.

Le 29 septembre, on apprend à Liège que Bruxelles est libre depuis l'avant-veille.

Le 30 au matin, on signale qu'un convoi de dix chariots de vivres, accompagné d'une importante escorte, s'avance par la route de Tongres.
La garde urbaine liégeoise, renforcée par des volontaires de Verviers, Franchimont, Andenne et Dinant, décide d'aller couper la route aux secours hollandais.
De la cour du palais des princes-évêques, dans des clameurs d'enthousiasme, s'ébranle une troupe «bruyante, hétéroclite et peu disciplinée, où des citoyens calmes, froidement résolus à faire leur devoir, côtoient des exaltés et des chercheurs d'aventure», écrit Joseph Demarteau.
Un plan a été plus ou moins élaboré par le comte de Berlaymont, commandant de la garde urbaine.
Une partie de la garde se portera face à la colonne de secours pendant qu'une autre partie, qui tient les Tawes et Vottem, attaquera le flanc gauche, et la troisième, postée à Ans, sous les ordres de Vercken, attaquera le flanc droit.

Les troupes hollandaises ont fait halte.
Le général Daine, qui les commande, est un pur Wallon, natif d'Andenne (il se ralliera au gouvernement belge), qui veut éviter des combats fratricides.
Il y a aussi des Wallons dans la garnison hollandaise.
Certains ont déjà déserté. D'autres attendent l'occasion de le faire.
Daine demande à parlementer.
Les négociations aboutissent à une étonnante transaction. Les canons se tairont. Une moitié du convoi sera abandonnée à la garde urbaine, l'autre pourra pénétrer dans la citadelle qui aura du ravitaillement pour trois jours.
De toute façon, estime Daine, d'ici là, la situation sera éclaircie et la place aura sans doute capitulé.

La proposition est acceptée.
Berlaymont donne des ordres, mais une grande partie des Liégeois ne veut rien entendre. Pas question de laisser passer les chariots (qui n'ont plus d'escorte) pour la citadelle, d'autant que le contenu est très tentant.
De volontaires, beaucoup se transforment en chapardeurs.
Les chariots sont pillés.
Berlaymont, désespéré de ne pouvoir se faire obéir, renonce à commander et se retire.
Daine rejoint ses troupes qui ouvrent le feu.
Le jeune Demarteau et plusieurs de ses compagnons, atterrés par l'attitude des pilleurs, continuent à avancer.
Au moment où ils arrivent à portée de la citadelle, les pièces hollandaises mitraillent et la cavalerie de secours charge.
Dans les cuirassiers, il y a aussi des Wallons et Joseph Demarteau, futur fondateur de "La Gazette de Liège" sera stupéfait de s'entendre donner, par un cavalier hollandais, la consigne suivante: « Tape-tu à l'terre, valet!» (Jette-toi à terre, garçon). Certains font un simulacre de combat mais d'autres font des ravages dans les rangs liégeois.
C'est la débandade. Joseph Demarteau est obsédé par une pensée. Il ne veut pas abandonner son fusil.
La retraite est coupée vers la ville, il tente un autre chemin.
Et tout à coup, les Hollandais font retraite, désemparés par l'arrivée de la colonne de la garde urbaine qui vient d'Ans sous le commandement de Vercken.

Les Liégeois sont vainqueurs.
La Citadelle reste encerclée.
Le 6 octobre, la citadelle, restée encerclée, capitule.

La garnison, avec en tête le général Van Boecop, prendra la route de Maastricht, entre une haie formée par 5000 hommes de la garde urbaine liégeoise.
Les officiers et soldats d'origine belge restés dans le fort, formeront le noyau du 1er Régiment de Ligne.

Armes des d'Adesky
Voir aussi le récit suivant:
La contribution d'Edgard Victor Félix d'Adesky à l'indépendance de la Belgique en 1830 ou ici

L'histoire par un de ceux qui y étaient, doublée d'une histoire d'amour au milieu de la tourmente.



Mais revenons à Bruxelles au mois d'août.
Guillaume d’Orange envoie en Belgique une armée de 6.000 hommes commandée par ses deux fils.
L’arrivée des Hollandais à Vilvorde, le 30 août, surexcite le peuple bruxellois qui prend les armes et élève des barricades.

Charlier à la jambe de bois, célèbre canonnier liégeois
les sapeurs hollandais en tête de l'armée entrent dans Bruxelles, documents Historia collection M. Poelmans

Le Prince d'Orange, documents Historia collection M. PoelmansLe prince d’Orange, fils aîné du roi, renonce à un coup de force et fait le 1er septembre, son entrée dans la ville avec quelques officiers et sous la protection de la garde bourgeoise.

Après deux jours de négociations avec les chefs de l’opposition, il repart en Hollande pour aller soumettre à son père un projet de séparation administrative suggéré par les notables bruxellois.
Le prince fait rétrograder ses troupes des portes de Bruxelles à Anvers.

Cependant l’agitation gagne les villes, des émeutes éclatent partout, des bandes de volontaires s’organisent et se préparent à rejoindre les patriotes de la capitale.

Une anarchie certaine règne, les bandes de combattants ne sont pas bien organisées, sous un commandement unifié.

On distribue des cocardes aux couleurs de la révolution brabançonne et des insignes en plomb.

De bourgeoise au départ, la révolution gagne toutes les couches de population.

Le 3 septembre, le roi atterré, signe la démission de son ministre impopulaire Van Maanen.

Le 8 septembre, les députés belges se rendent à l’ouverture des Etats Généraux, convoqués en séance extraordinaire à La Haye.

L’agitation croissant, les avancés l’emportent sur les modérés et constituent une Commission de sûreté publique. La foule mécontente de l’inaction de cette commission, chasse celle-ci et désarme la garde bourgeoise (19-20 septembre).

insigne des volontaires des journées de septembre 1830Saisissant cette occasion, le roi Guillaume donne ordre à son fils Frédéric de marcher sur Bruxelles pour rétablir l’ordre et dicter le respect des lois.
Cette mesure, loin de ramener le calme, enflamme le patriotisme et galvanise les courages.

Le peuple s’apprête à résister, les compagnies s’organisent, les renforts arrivent en groupes de plus en plus compacts.

les journées de 1830 par Wappers

Le 23 septembre, les Hollandais pénètrent dans la ville, se heurtant à des barricades, au feu nourri des volontaires et à la fureur déchaînée de la population.
Le lendemain, une Commission administrative s’installe à l’hôtel de ville.
Ce noyau de pouvoir comprend : d’Hoogvorst, Jolly et Charles Rogier.
Il nomme don Juan Van Halen commandant en chef des patriotes.

le Gouvernement Provisoire par Picqué

Par l’adjonction des chefs de la Commission de Sûreté, la Commission Administrative devient, le 26 septembre,
le
Gouvernement provisoire
parmi lesquels:
Alexandre Gendebien
,
Général Baron van der Linden d’Hoogvorst,
Baron André Jolly,
Comte Félix de Merode
,
Charles Rogier
,
Sylvain van de Weyer.
Celui-ci est complété par Louis De Potter,
qui rentre d’exil le 28.


Le Gouvernement provisoire s’attribue tous les pouvoirs jusqu’à la convocation d’une assemblée constituante.
Dans la nuit du 26 au 27 septembre, les Hollandais après avoir essuyé durant quatre jours le feu des patriotes, évacuent le Parc de Bruxelles où ils se sont laissés encercler et battent en retraite.

La victoire des insurgés produit dans tout le pays une exaltation intense.
Les villes se libèrent, les campagnes se soulèvent, les volontaires affluent dans la capitale, la révolution est triomphante.

VERMEERSCH E.,
Madame Marie Abts confectionnant le premier drapeau belge, 26 août 1830, huile sur toile, 125/90 cm
collection Musée royal de l'Armée, Bruxelles
Le 26 août 1830, au matin, le journaliste Ducpétiaux, apprenant que les agitateurs venus de Paris venaient d'arborer les couleurs françaises au balcon de l'hôtel de ville de Bruxelles, parla de ce grave événement qui risquait de fausser tout le sens du soulèvement, à son ami Lucien Jotrand, lui aussi journaliste.
Jotrand se souvint alors d'une cocarde de la révolution brabançonne de 1789.
Elle était rouge, jaune et noire et les soldats de van der Mersch la portaient à leur shako - adoptons ces couleurs-là.
Ducpétiaux ne fait ni une ni deux, se précipite chez les demoiselles Abts qui avaient un magasin d'aunages rue du Marché aux Herbes et leur demande de lui coudre immédiatement deux drapeaux.
Il se rend alors à l'hôtel de ville, enlève les couleurs françaises et hisse celles du Brabant aux acclamations de la foule.
Le lendemain, le "Courrier des Pays-Bas" écrivait :
"Nos trois couleurs sont horizontalement attachées à la hampe, le rouge au-dessus, le jaune-orange au milieu, le noir en dessous. Cette bannière doit vraiment devenir Nationale".
le 30 septembre, le gouvernement provisoire adopte officiellement le drapeau national, imité bientôt par le Congrès national et le 30 octobre toute l'armée, y compris les Gardes urbaines, est tenue de porter la cocarde nationale noir-jaune-rouge.

Quelques mois plus tard, un arrêté du gouvernement provisoire du 23 janvier 1831, décrète la disposition verticale des couleurs, le rouge à la hampe.
Le 7 février le drapeau national fait l'objet d'un article de la Constitution, et, le 12 octobre, sous l'impulsion du département de la marine qui veut faire concorder le pavillon maritime et le drapeau national, le noir vient à la hampe.

Mais la Constitution mentionne toujours:
Art193:
La Nation belge adopte les couleurs rouge, jaune et noire, et pour armes du Royaume le Lion Belgique avec la légende : L'UNION FAIT LA FORCE

La Belgique se dote d'un drapeau tricolore dont les bandes sont horizontales puis deviendront verticales comme nous le connaissons aujourd'hui.
La Brabançonne, l'hymne national, sera écrite par Van Campenhout pour la musique et Jenneval pour les paroles, ce dernier n'aura pas l'occasion d'entendre la dernière version, il mourut avant la fin de la révolution
FORTISSIMUS LIBERATORIBUS BELGAE - - L'UNION FAIT LA FORCE - - - EENDRACHT MAAKT MACHT
deviendra sa devise.

croix d'honneur de 1830 Croix de fer 1830 remise aux combattants blessés Médaille de fer 1830 médaille commémorative des volontaires de 1830 instaurée en 1875
Etoile d'Honneur Croix de Fer
1ère classe
Croix de Fer
2e classe
Médaille commémorative
1830
remise à ceux qui ont oeuvré pour l'indépendance par le Gouvernement Provisoire
supprimée et remplacée par la croix de fer
1830
réservée aux mutilés, aux blessés ayant repris le combat et aux soldats ayant accompli un acte de bravoure.
1830-1835

attribuée à tous les combattants blessés au combat.
instaurée en 1875

remise aux volontaires
de 1830
La Place des Martyrs à Bruxelles qui depuis 1830 abrite les dépouilles des héros morts pour l'Indépendance de la Belgique

DECRET DU GOUVERNEMENT PROVISOIRE.

La Commission administrative, vu le nombre des victimes qui ont succombé dans notre lutte glorieuse ;
vu la nécessité de veiller à la salubrité publique,
et voulant en même temps donner de dignes funérailles aux braves défenseurs des libertés ;
arrête :
Une fosse sera creusée sur la place Saint-Michel ;
elle sera destinée à recevoir les restes des citoyens morts dans les mémorables journées de Septembre.
Un monument transmettra à la postérité les noms des héros et la reconnaissance de la patrie.
Les patriotes belges prennent sous leur protection les veuves et les enfants des généreuses victimes.


Bruxelles, le 25 septembre 1830.
La commission administrative,
Baron Vanderlinden d'Hooghvorst, Rogier, Jolly.


Les héros morts pour la libération de la Patrie seront ensevelis sur la Place des Martyrs à Bruxelles où une cérémonie d'hommage a lieu chaque année pour rappeler leur souvenir ( www.probelgica.be et www.1830.be )
Les Arquebusiers de Visé, toujours compagnie unifiée, participeront en 1905 à celle du 75e anniversaire à Bruxelles
En 2005, 100 ans plus tard, les Francs Arquebusiers seront invités à celle du
175e anniversaire à Bruxelles
Lien vers les ordres nationaux belges et médailles de 1830

Le 4 octobre 1830,
le Gouvernement provisoire proclame l’indépendance des provinces belges.
Armoirie de la Belgique
Royaume de Belgique
De sable, au lion d'or, armé et lampassé de gueules (reprend
Brabant).

La libération du territoire s’achève : poursuivis par les patriotes, les Hollandais sont refoulés sur la Nèthe (bataille de Waelhem), puis sur Anvers (batailles de Berchem et de Borgerhout).
Seules les citadelles d’Anvers et de Maastricht restent en leur pouvoir.
Justement, aux alentours de Maastricht, du côté de Mouland près de Visé, la garnison hollandaise tentera un incursion et fut renvoyée au delà de la frontière le 20 novembre 1830 par le Capitaine Demany qui, à la tête de volontaires, vint de Liège.
Il trouva à Visé des renforts parmi la population.
Parmi ceux-ci les arquebusiers; les membres de la vieille gilde, menés par leur président le Baron de Ryckel qui était bourgmestre et commandant de la Garde Urbaine, ils ne se firent pas prier pour lui prêter main forte.
Cet épisode est resté dans les mémoires sous le nom de "Combat de Navagne"
(voir récit ici).

Le 4 novembre, la Conférence de Londres formée des représentants des cinq grandes puissances (Angleterre, Autriche, France, Prusse et Russie), impose un armistice aux belligérants et l’évacuation mutuelle des territoires.
Elle décide ensuite successivement (protocole de décembre 1830 et de janvier 1831), la dissolution du royaume des Pays-Bas, l’indépendance de la Belgique, ainsi que la neutralité perpétuelle et l’inviolabilité du nouvel Etat.
Elle fixe encore notre part de la dette du royaume dissout et " les bases de la séparation " du Nord et du Sud.
Le 10 novembre, le Congrès national se réunit et vote trois décrets importants :
- l’indépendance du peuple belge,
- la monarchie héréditaire et représentative,
- la déchéance de la famille d’Orange-Nassau.
Il dote ensuite le pays d’une constitution.

Janvier 1831, près de Visé
S'il y a une épine dans le territoire belge, c'est la position fortifiée de Maastricht que les Hollandais entendent fermement ne pas abandonner.
La petite armée belge commence le blocus de Maastricht, mais une position clé du siège qui s'organise, c'est le château de la famille de Brouckère à Caster.
On en confie la garde aux Chasseurs de Chasteler qui s'y installent en y crevant de froid, malgré d'énormes feux de bûches dans les cheminées du salon et de la salle à manger.
Par les fenêtres des étages, nos gaillards narguent la garnison hollandaise de Maastricht, toute proche.
Soudain, dans l'aube frisquette de ce 19 janvier, le chasseur Alexis Demarée, croit distinguer, au loin, des hommes qui avancent dans le paysage enneigé.
Il se dispose à alerter son ami Saccassin qui prépare le déjeuner de ses camarades encore endormis, quand il entend un coup de feu et des cris.
La sentinelle Meskens vient de tirer sur les Hollandais qui attaquent en nombre.
Demarée et Meskens donnent l'alerte et c'est un curieux spectacle que de voir les fenêtres du château se garnir d'hommes en caleçon ou en chemise, qui déchaînent un feu d'enfer sur les assaillants.
Devant la furie de leurs ennemis, les soldats du roi Guillaume décrochent, poursuivis par nos chasseurs dont la plupart sont toujours, malgré le froid très vif, en pans volants et en caleçon.
Et dire que six cents fantassins hollandais soutenus par une centaine de cavaliers avaient rêvé de s'emparer de Caster, ce jour-là, pour célébrer l'anniversaire de la... princesse d'Orange.

le baron Surlet de Chokier, Régent de la Belgique

Face au refus de Louis-Philippe, roi des Français, d’accepter la couronne de Belgique pour son fils, le duc de Nemours, parce qu’il craignait pour lui l’hostilité de l’Angleterre, le Congrès institue une Régence le 7 février 1831.

Cette haute charge est conférée au baron Surlet de Chokier
et le Gouvernement Provisoire est dissout

Le 4 juin, le vote du Congrès appelle au trône
Léopold de Saxe-Cobourg,
mais ce prince subordonne son acceptation à l’adoption par le Congrès du traité des XVIII articles, proposé par les Puissances comme préliminaires de paix.
Après d’orageux débats, le Congrès accepte le traité des XVIII articles, le 9 juillet.

Léopold Ier de Saxe-Cobourg
Roi des Belges
Ecartelé : 1 et 4, contre-écartelé : 1 et 4, d'Angleterre; 2, d'Ecosse; 3, d'Irlande;
sur-le-tout tiercé en pairle renversé de
Brunswick, de Lunebourg et de Westphalie (Basse-Saxe);
au lambel (5) d'argent, le pendant du milieu chargé d'une rose de gueules; 2 et 3, de
Saxe;
sur-le-tout de l'écartelé, de
Belgique, couronné d'or au bonnet de gueules.

Le 21 juillet 1831, la prestation de serment du premier roi des Belges a lieu, sur la place Royale, à Bruxelles.

"Je jure d'observer la Constitution et les lois du peuple belge,
de maintenir l'indépendance nationale
et l'intégrité du territoire."


Cette date du 21 juillet deviendra symboliquement la date de la fête nationale de la Belgique.


Le roi Guillaume refuse d’adhérer aux préliminaires de paix et, le 2 août, sans sommation, ses troupes envahissent la Belgique.
Aussitôt le Roi Léopold se met à la tête de son armée, mais lutte malheureusement d’une façon inégale (Campagne des dix jours).

Le Marechal GerardL’arrivée des 50.000 hommes du maréchal français Maurice Etienne Gérard contraint les Hollandais à repasser la frontière.

A la suite de l’agression hollandaise, la Conférence de Londres remplace le traité des XVIII articles par celui des XXIV articles, moins favorable à la Belgique parce qu’il lui enlève Maastricht et le Limbourg hollandais, le Luxembourg de langue allemande et lui fait porter une partie importante de la dette de l’ancien royaume des Pays-Bas.

Le 15 novembre 1831, la Belgique résignée, accepte ce traité, tandis que Guillaume Ier le repousse et refuse de rendre la citadelle d’Anvers.

Léopold Ier en appelle aux Puissances.

La France et l’Angleterre bloquent les côtes de la Hollande tandis que l'armée française, du maréchal Gérard force le général Chassé à capituler (1832).
Pendant six ans encore, Guillaume Ier s’obstine à ne pas adhérer aux décisions de la Conférence.
Soudain, en 1838, il déclare adopter le traité des XXIV articles.
Mise en demeure d’assurer l’exécution de ce traité, la Belgique consent à le ratifier malgré les lourds sacrifices qu’il lui impose.
Le 19 avril 1839, notre ministre plénipotentiaire à Londres signe l’acte définitif clôturant les négociations diplomatiques et mettant le sceau à notre statut international.

Désormais la Belgique, indépendante et neutre, devient « la clé de voûte de l’ordre européen .

La Belgique servait de zone tampon, traversée obligatoire pour envahir les autres pays.
Le relief de la Belgique se prête en effet assez bien au passage des troupes qui pendant très longtemps ne se sont jamais gênées jusqu'en 1914 et 1940.

 

extrait entre-autres de :
La Libre Belgique 2005
1830, grandes figures, H. Depester, Editions Vanderlinden, Bruxelles, publié dans « Les Colonnes du Congrès », septembre 2004
images : www.ars-moriendi.be, www.dechokier.be, « Histoire illustrée de la Belgique » J. Willequet, Editions J-M Collet,
www.heraldique-europeenne.org

 

Liste complète des Combattants de 1830 comme ils sont inscrits sur les tables des galleries
et reposant dans le Cimetière et la Crypte des Martyrs à Bruxelles.
Que leurs noms soient portés à la postérité.
A
Adriaens, Jacques, Malines
Aerts, Louis, Anvers
Albert, Charles, Anvers
Ancion, Jean-Louis-A., Liège
Andry, Victor-Fernand, Mons
Annemans, F., Bruxelles
Antonus, François, Bruxelles
Année, Pierre, Bruxelles

B
Banger, Joseph, Ile Madère
Barrée, Denis, Gand
Bastiaenssens, J-F., Anvers
Bataille, Jean-Denis, Liège
Baudewyns, Louis-Joseph, Hal
Becquet, Jean-B., Bruxelles
Beernaert, Eleuth., Courtrai
Beguin, Nicolas, Bruxelles
Bemus, Egide, Bruxelles
Berckmans, Henri, Louvain
Benoits, Jean-Jacques, Paris
Biddaers, Pierre-M, Anvers
Biesmans, Josse, Hoeylaert
Bize, Ferdinand, Bruxelles
Blavier, Pierre-J., Namur
Blomme, M.-A.-B., Bruxelles
Bogaert, Jean-B., Bruxelles
Bollens, Pierre, Bruxelles
Bolzée, Herman-M., Tongres
Booghmans, J.J., Bruxelles
Boucher, L_M., Jodoigne
Boulay, J.B., St-Pierre
Boulanger, Servais-J., Liège
Bourgel, Antoine, Liège
Bourguignon, André-J., Liège
Bourguignon, Arnould-Joseph, Lambermont
Boussier, Armand-Sébastien, Gheluwe (Fl. occidentale)
Bouvard, François, Anvers
Brant, François, Anvers
Brias, Antoine, Anvers
Broeckaert, F.-B., Malines
Brunain, F.-J., Brugelette
Buelens, Jacques, Louvain
Bussele, Jean, West-Kerke (Fl. occidentale)
Burny, Jean-Baptiste, Namur
Biloes, Pierre-Henri, Anvers

C
Cajot, François-Simon, Liège
Caleven, Jacques, Bruxelles
Calaant, Guil., Bruxelles
Cambier, Henri, Jurbise
Cammans, François, Bruxelles
Cannepas, Elias, Bruxelles
Cardinal, César-A., Bruxelles
Carkerine, Thomas, Irlande
Caudron, Jean-D., Alost
Chapelle, Jacques, Nivelles
Charles, Albert, Bruxelles
Charnay, Charles-F., Paris
Chevalier, F.-J., Tongres
Chodoire, Gérôme, Namur
Christophe, J.-J., Namur
Cloostermans, Guil.-Corneille, Bruxelles
Close, Joseph, Namur
Cockx, Joseph, Anvers

D
D'Aplaincourt, Pierre, Velaine
D'Auregard, Henri, Liège
D'Ueleman, Jos. Ferdinand, St-Nicolas
De Carpenterie, Aimable, Tournay
Decauwer, Hippolyte, Gand
Dechez Louis-Hippolyte-Alexandre, Lyon (dit Jenneval), auteur de la Brabançonne
Declercq, Pierre-Franç., Audenarde
Decoen, Mathieu, Bruxelles
Decoeur, Philippe Joseph, Namur
Decoster, Eustache, Bruxelles
Decourtray, Jules Cesar, Lessines
Degel, Jean Baptiste, Bruxelles
Dehainaut, Jean Ch. Joseph, Jumet
Dehoeze, Henri, Bruxelles
Dekempeneer, Jean-Baptiste, Zellick
Dekeyser, Guillaume, Roode St-Agathe
Dekieber, Jean, Bruxelles
Delaet, François Joseph, Anvers
Delandtsheer, Pierre Jean, Baesrode
Delathuy, Xavier, Jodoigne
Deleuw, Simon, Bruxelles
Delire, Jean Joseph, Orp le Grand
Delin, Jean Ch. Franç., Anvers
Delparte, Nicolas jh., Bruxelles
Delvaux, Léonard Joseph, Verviers
Delvenne, Pierre Joseph, Kain
Delvigne, François Eugène, Perwez
Demaerschalk, Jean Baptiste, Watermael
Demaeyer, Pierre Joseph, Anvers
Demanet, Pierre, Peruwelz
De Melin, Gustave, Ath
De Meyer, Jacques, Bruxelles
De Mot, Jean-F., Bruxelles
De Munck, E., Bruxelles
De Muylder, S., Bruxelles
Denaux, Jean-N., Bruges
Deneef, François, Bruxelles
Deneye, Charles-H.-J., Huy
Deproft, Louis-J., Bruxelles
Dequene, Henri, Bruxelles
Dequenne, François, Tournay
Deridder, Gérard, Ixelles
Derisier, Joseph, Mussy la Ville (Luxembourg)
Deroy, Jean-Bapt., Molenbeek
Derrache, Louis, Tournay
Deruyt, Martin-J., Bruxelles
Destré, Gilles, Bruxelles
Devadder, Charles, Vilvorde
Devaleriola, Ph.-Auguste-Ferdinand, Bruxelles
Devis, Joseph, Mons
Devisser, Jean-A., Anvers
Devreux, Guil., Bruxelles
Devriendt, J.-B.-J., Louvain
Devries, Pierre-J., Bruxelles
Devuyst, Marc, Bruxelles
Dewageneer, J., Bruxelles
Dewan, Louis, Alost
Dewinne, Jean-Bapt., Malines
Dewinter, G., Berchem-Anvers
d'Hauregard, J.-F., Péruwelz
D'hoye, François, Hal
Diamendel, J.-B., Londerzeel
Dierickx, Adrien, Molenbeek-St-Jean
Dilleems, Alex., Bruxelles
Dirickx, Henri, Bruxelles
Dits, Jean-Baptiste, Laeken
Dockier, Renier-Jo.s, Herve
Dommange, F., Bruxelles
Dourjouz, Th.-J., Namur
Dozin, Mathieu, Liège
Dresselaers, Henri, Gheel
Dubois, Nicolas, Bruxelles
Dubois, Jean-F.-J., Wavre
Dufour, V.-Barth., Bruxelles
Dumont, Louis, Bruxelles
Dupuis, Jean-Bapt., Bruxelles
Durieux, Auguste, Mons
Duvivier, Jean-Pierre, Liège
Duplessy, Evrard, Liège

F
Felner (baron de), Ph., Malines
Fillon, Jean, Bruxelles
Fico, Henri.-J., Bautersem
Finqueur, Henri, Ans et Glain (Liège)
Fontaine, Pierre-F., Ath
Fouarge, Joseph, Liège
Fouillien, Alb.-J., Bruxelles
Franck, Adrien-C., Anvers
Franck, A.-C., Anvers
Frappart, Henri-Adrien, Bossu (Hainaut)
Fréderickx, Jacq., Bruxelles
Fretin, Pierre-S., Dunkerque

G
Gilson, J.-P., Nil-St-Vincent
Godhert, J., Nil-St-Vincent
Godsbil, S., Aix-la-Chapelle
Goris, Pierre-Joseph, Anvers
Goossens, Corneille-F., Lierre
Goossens, Pierre-Félix, Lierre
Goyens, Joseph, Diest
Grisse, Michel, Liège
Grootjans, Jean, West-Meerbeek (Anvers)
Guillaume, N.-J., Bruxelles
Gysel, Pierre, Anvers

H

Hameryckx, F., Bruxelle
Hanicq, Jean-J., Bruxelles

E
Ectors, Philippe, Aerschot
Eckard, J.-G., Arnhem
Eischschmid, T., Bruxelles
Emare, Jacques-N., Chiny
Ernu, Jean-Bapt., Bruxelles

F
Feigneuse, Ph.-J., Liège

G
Gahide, Pierre-J., France
Gautois, Pierre-Narc., Mons
Gérard, A.-Ch., Bruxelles
Gielen, Clément-J., Bruxelles
Gielen, Jean-Henri, Bruxelles
Gillot, Jean-Martin, Waterloo

H
Hautfast, Jean-G., Bruxelles
Havaert, Simon, Watermael
Havermans, André, Wessem (Limbourg)
Heurotay, Nicolas-J., Ensival (Liège)
Heusbroeck, Ph., Bruxelles
Hermans, Edouard, Moorzeel (Fl. occidentale)
Hester, Pierre-J., Malines
Hollande, Joseph, Mons
Houtvaert, Joseph-Cl., Mons
Huygens, Charles, Bruxelles
Huygens, Chrétien, St-Gilles-Bruxelles

I
Isabeaux, Jean-B., Bruxelles

J
Jacob, Jean-J., Tourcoing
Jacquemain, Jean-N., Liège
Jamart, Charles, Jodoigne
Janssens, François, Bruxelles
Janssens, Jean-F., Anvers
Janssens, Jean-Baptiste, Denderwindeke
Jochmans, Jérôme, Louvain
Jonau, Charles, Bruxelles
Jourdain, Henri, Bruxelles
Jubert, Constant, Nivelles

K
Kannart, Ferdinand, Hervelé
Kerckx, Cornelius, Releghem
Keymeulen, Joseph, Alost
Kleniermans, J.-J., Bruxelles
Knapen, Jean-B., Bruxelles
Knop, Ignace, Bruxelles

L
Lagarde, François, Tournay
Lagrace, H.J., Bruxelles
Lahaye, Jean-N., Verviers
Lambert, Martin, Liège
Lamensch, Henri-J., Bruxelles
Lamette, J._Ch.-F., Bruxelles
Lamoral, Nicolas-Ch., Boussu
Lamoral, Charles-F., Boussu
Lanier, Xavire-Joseph, Mons
Leroy, Charles-Joseph, Ways (Hainaut)
Leroy, Michel-TH., Bruxelles
Letirolien, Charles, Bruxelles
L'Hoost, Alex.-J., Jodoigne
L'Hormann, CH.-A., Stralsund
Lievens, Egide, Bruxelles
Lints, Jean-Bapt., Hoeylaert
Lisenbourg, Henri, Termonde
List, Pierre, Fecamps (France)
Lombaerts, J.-B., Hoeylaert
Lombaerts, Jacq., Bruxelles
Loris, Guillaume, Lembecq
Loris, André, Bruxelles
Lovenfosse, Gilles-J., Namur
Louckx, Guillaume, Bruxelles
Luyers, Paul-François, Liège

M
Madout, Joseph, Bruxelles
Maes, Jean-Bapt., Bruxelles
Maerschalck, J.-F., Bruxelles
Mahillon, Michel, Baillonville (Namur)
Maizier, Pierre-J., Verviers
Malchair, O., Cheratte (Liège)
Malechier, Jacques, Ostende
Malfait, Thomas, Ostende
Mandemaeker, F., Bruxelles
Manhay, Pierre-J., Bruxelles
Manton, Pierre-J., Bruxelles
Marcheaux, H.-M., Bruxelles
Marechal, Alexis, Marie, Ciney (Namur)
Marechal, Pierre, Mons
Marin, Bernard, Paris
Marlier, Elie, Ypres
Martin, Jacques, Jodoigne
Matagne, Jean-J., Bruxelles
Mathieu, Eugène-J., Waterloo
Mathieu, Jean-François, Corroy-le-Grand
Matthys, Jean-Ant., Lokeren
Matto, François-J., Bruxelles
Maes, Jean-Bapt., Bruxelles
Maunoir, Victor, Londres
Maxi, Charles, Anvers
Mees, Jean, Anvers
Mensiers, P.-F., Grammont
Merlin, Nicolas, Bruxelles
Merode (comte de) Frédéric, Bruxelles
*
Merval, Jean-F., Bruxelles
Metzler, Adam, Prusse
Meulemans, A.-V.-N., Anvers
Micheaux, Nic.-J., Bruxelles
Micheel, Pierre, Anvers
Michiels, Pierre, Bruxelles
Michiels, Jacques, Bruxelles
Moeremans, Séb., Bruxelles
Moeremans, J.B., Bruxelles
Mombaerts, Joseph, Aerschot
Moquet, François, Lille
Moreau, Chr.-Math.-J., Herve
Motte, André, Bruxelles
Motteux, Pierre, Bruxelles
Mousnier, Henri, Liège
Mouw, Thomas-A., Anvers
Mulquet, Laurent, Marneffe

N
Neyt, Ph.-J., Bruxelles
Nicolay, Hubert, Liège
Niellon, Jules, Paris
Niels, Sébastien, Bruxelles
Nobels, Joseph-M., Weert
Noël, Jean-Baptiste, Louvain
Nollen, Guillaume, Anvers
Nonnet, François, Bruxelles
Nopere, Ph.-Ch., Bruxelles
Nysen, Jean-F., Bruxelles

O
Orban, Pierre-Franç., Namur

* Le comte Frédéric de Merode est inscrit sur les tables de la Crypte mais ne repose néanmoins pas dans l'endroit.

P
Paris, Charles, Lille
Pass, Jean-Joseph, Bruxelles
Pass, Frédéric-A., Uccle
Pècle, Elias-J., Bruxelles
Peeters, Gilles, St-Josse-ten-Noode
Peeters, Philippe-B., Melle
Petit, Charles, Bruxelles
Petit, Laurent, Liège
Petitjean, Gilles, Louvain
Piette, L., Thyne (Namur)
Pille, Félix-Bernard, Mons
Pipart, François, Tournai
Pirler, André-Gérard, Sclayn (Namur)
Pitraix, Jean-P., Bruxelles
Pletinckx, Ph.-J., Bruxelles
Plisnies (dit Plsnies), François-Jospeh, Braine-l'Alleud
Poffé, Jean, Tirlemont
Polet, André-J., Tournay
Poquette, Dominique, Glabais
Potiau, Jean-François, Mont-St-Geneviève (Hainaut)
Pourtoi, Pierre, Mont-St-Geneviève (Hainaut)
Punt, Arnold-Franç., Anvers


R
Rampelberg, F., Bruxelles
Rayge, Jean-Bapt., Louvain
Remacle, François, Namur
Renard, Alex.-Joseph, Yvoir
Renaud, Nicolas, Sarre-Louis (Prusse)
Reyders, Mathias, Bruxelles
Reynaerts, Jean, Tirlemont
Richard, Jean-L., Tirlemont
Rivets, Jean-J., Bruxelles
Rivoux, Noël, Liège
Robert, Charles, Bruxelles
Roels, Bernard, Maldeghem (Fl. orientale)
Rogier, Joseph, Hofen
Roliers, Guillaume, Lembecq
Romignon, Jean-F., Namur
Rosseau, François, Berchem (Brabant)

S
Sablon, Adolphe-F., Wavre
Sanders, Ferdinand, Bruxelles
Savy, Jean-Baptiste, Jemeppe (Liège)
Schappatier, Louis, Bruxelles
Schoonheyt, Benoît, Enghien
Schmidt, Jean-Henri, Bondkirchen (Allemagne)
Schuyts, Jean-Bapt., Ixelles
Schevenkers, Guil., Bruxelles
Semels, Guillaume, Bruxelles
Sevrin, Jean-J., Bruxelles
Simillon, Adolphe, Bruxelles
Smits, Toussaint, Bruxelles
Smulders, Gérard, Esschen (Anvers)
Snellinckx, Jean-., Bruxelles
Speltinckx, Pierre, Bruxelles
Spies, Joseph-Jean, Anvers
Spreux, César-M., Tournay
Springuelle, Jean-J., Jemeppe
Sperkendries, H., Hougaerde
Stroobant, Henri, Bruxelles
Struyven, Corn., Trilemont

T
Teissche, C.-J., Oppebais
Tercelin, François, Mons
Tilman, Mathieu-L., Liège
Tilmant, Albert-J., Bruxelles
Timolate, Emm., Bruxelles
Tiquet, Laurent-J., Herve
T'Jan, Const., Oosterzeele
Tranquille, Denis, Namur
Troupin, François, Verviers

U
Urbain, Joseph, Bruxelles

V
Valck, Jean, Anvers
Vanachteren, Jean, Anvers
Van Aise, Josse, Bruxelles
Van Aise, Jean-Joseph, Berchem-Ste-Agathe
Van Bael, François, Anvers
Van Bakel, P.-F., Aerschot
Van Bossin, Jean-Baptiste, Berg-op-Zoom
Van Cazeele, Charles-Louis, Caesbeek (Brabant)
Van Calster, Henri, Louvain
Van Cutsem, P.-J., Bruxelles
Vandenabbeelen, Math., Bruxelles
Vandenberge, J., Malines
Vandenberge, J.-B., Malines
Vanden Eede, Ch., Bruxelles
Vandenkerckhoven, Charles, Bruxelles
Vanderborght, Ch., Bruxelles
Vanderletten, H., Bruxelles
Vander Elst, Henri, St-Gilles (Brabant)
Vander Elst, Ph., Ixelles
Vander Elst, Jacques, Uccle
Vander Gucht, François, Berchem-St-Agathe
Vandermaesen, P., Rummen
Vandermaesen, Pierre-Lamb., Rummen
Vandermeeren, A., Bruxelles
Vandermeulen, Guil., Meldert
Vanderrest, Henri, Uccle
Vanderveken, H., Bruxelles
Vandevelde, Henri, Bruxelles
Vandevelde, M., Schaerbeek
Vandiepenbeck, Charles-Jos., Vilvorde
Van Eeckhout, Ch., Bruxelles
Van Erp, François, Bruxelles
Vanhaelen, François, Bruxelles
Vanhamme, M., Schaerbeek
Van Heirlen, Corn., Lierre
Van Hove, E.-Ph., Gand
Van Horick, Jos., Bruxelles
Van Landewyck, J., Malines
Van Langendonck, Lib., Louvain
Van Langenhoven, Pierre-C., Zele
Van Leent, L., Berg-op-Zoom
Van Lokeren, Paul, Anvers
Van Loock, Pierre, Louvain
Van Malder, Arn., Bruxelles
Vannaux, Franç., Bruxelles
Vannot, Léonard, Tirlemont
Van Obberghen, J.-Bapt., Heverlé
Van Oppel, Pierre, Anvers
Van Rusveld, And., Bruxelles
Van Santvoort, M., Bruxelles
Van Steenberghen, Guillaume, Bruxelles
Van Saune, Laur.-Jos., Lasne (Brabant)
Van Tongel, Jean, Anvers
Van Velthem, H., Vilvorde
Van Velthem, J., Bruxelles
Van Uffelen, Charles, Anvers
Van Zieune, P., Bruxelles
Verbits, J.-Bapt., Bruxelles
Verdonck, J.-Bapt., Bruxelles
Vergeylen, P.-J., Wetteren,
Vanheyleweghen, Jean-Joseph, Bruxelles
Vervaeke, Jos., Denderleeuw
Vienne, Nicolas, Mons
Vleminckx, Nicolas, Mons
Voituron, Jean-J., Nivelles
Vranckx, Jacq., Erps-Querbs
Vroemans, Nic., Bruxelles

W
Wagner, Pierre, Bruxelles
Willers, Jean-Ant., Anvers
Wouters, Henri, Bruxelles
Willems, Michel, Ixelles
Wyns, Jean-Antoine, Hal
Weekers, Pierre, Weert

Vers le 19e siècle 2e partie

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