En
1803
la gilde renait et reforme son
cadre d'officiers.
mais désormais démilitarisée elle
prend alors le nom de
Compagnie des Anciens
Arquebusiers
Le 6
mai 1804,
adoptant un nouveau règlement et des
uniformes semblables à ceux des armées
napoléoniennes,
la compagnie se reformait de manière
officielle en trois groupes qui existent
encore aujourd'hui:
les Sapeurs, en tenue de l'armée
impériale
les Mousquetaires qui portaient le
shako
et les Grenadiers qui portaient le
bonnet à poils
Les couleurs étaient celles de la Grande
Armée de Napoléon.
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L'image ici à gauche extraite de
l'exposition de 1905 montre les uniformes de
cette époque
(cliquez pour agrandir ) les autres celles du
régiment belge du 112e de Ligne
Ce choix d'uniforme n'a
rien d'exceptionnel, la compagnie essaye de
s'accorder les bonnes grâces de Napoléon,
ou plutôt de Bonaparte, puisque le Premier
Consul est en visite en Belgique en cette
année 1803 et un peu partout dans le pays
des Gardes d'Honneur sont levées, et il va
passer par Visé.
C'est ausssi en 1803
que le 112e Régiment d'Infanterie de Ligne,
composé de belges, wallons,flamands et
bruxellois, est reformé.
Il se couvrira de gloire dans les campagnes
napoléoniennes jusqu'à sa disssolution en
1814.
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L'inspiration
française est en tout cas incontestable,
puisqu'en 1803 la Belgique n'existe pas
en tant qu'état et n'a donc pas sa
propre armée mais est scindée en
départements français.
Des belges servent partout, et ce depuis
très longtemps, sous les couleurs
françaises mais aussi sous les couleurs
d'autres pays, particulièrement
l'Autriche avec les Gardes Wallonnes
Retrouvez sur ce lien, l'Armée
française de 1690 à 1894
en planches d'uniformes par Lienhart et
Humbert, édité à Leipzig Librairie
Ruhl
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En juillet-
août 1803, Napoléon Bonaparte, pas encore
empereur mais premier consul, effectue un
voyage dans les départements du nord de la
république : la Somme, le Pas-de-Calais, la
Lys, l'Escaut, l'Ourthe (région de Liège),
la Rhur,...
A cette époque, Bonaparte représente
l'avènement de la paix, des principes
républicains jusque là malmenés :
liberté, égalité, fraternité.
Le premier
consul est d'une popularité inouïe dans une
région comme Liège où les changements de
régimes et les représailles ont souvent
semé la violence, la mort. et la désolation
Le 11 Thermidor an
XI (30 juillet 1803)
Le cortège consulaire quitte Bruxelles
vers 5 heures (du matin) pour arriver à
Louvain vers 8 heures, toujours escorté de
la Garde dHonneur de Bruxelles.
De Louvain, le 1er Consul et sa
suite roulent vers Tirlemont et arrivent à
Maëstricht vers 17 heures.
Le 12 Thermidor an
XI (31 juillet 1803)
Bonaparte passe la journée à
Maëstricht, où il est reçu par les
autorités de la ville.
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Le 13 Thermidor an
XI (1er août 1803)
Le 1er août à
sept heures du matin. Depuis la veille, la
population liégeoise a considérablement
augmenté.
Les gens arrivent de partout et beaucoup ont
passé la nuit au bord de la route pour être
sûr de voir passer le consul.
Bonaparte arrive de Maastricht.
Une garde dhonneur,
dirigée par le vieux commandant Jean Remy de
Chestret l'attendait à Visé.
Il doit passer par Hermalle,
Vivegnis, Herstal
Quittant Maëstricht de très bonne heure, le
cortège arrive à Liège vers 7 heures 30.
Le 1er Consul et sa suite passent
par le boulevard Saint Léonard, au milieu
dune foule en délire, et
sinstalle au Palais de la Préfecture,
quai de Maëstricht.
Dans laprès-midi, il visite Liège.
Le 14 Thermidor an
XI (2 août 1803)
Dans la matinée, à la caserne,
Bonaparte fait faire lexercice aux
soldats.
Dans laprès-midi, il se rend au
quartier dAmercoeur, incendié par les
Autrichiens en retraite en 1794 et accorde
une somme de 300.000 francs en vue de la
reconstruction du faubourg.
Le soir, après le feu dartifice, il
assiste au bal à lHôtel de ville de
Liège.
Le 15 Thermidor an
XI (3 août 1803)
Bonaparte et sa suite, quitte Liège vers 4
heures pour Namur, ou ils arrivent vers 9
heures.
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armoiries des Bonaparte |

Le Premier Consul Bonaparte à Liège en 1803 |

armoiries de Napoléon |
Il faudra à cette époque l'intervention
des édiles locaux pour expliquer aux représentants
du gouvernement français alors en place, la
signification de ces cortèges d'hommes en armes.
Il ne faut pas oublier que l'armement est alors le
même que celui utilisé par les militaires, ce que
les autorités ne voient pas toujours d'un très bon
oeil.
Cette fête populaire, on dit aujourd'hui folklorique, avait des airs bien
militaires.
folklore (de
l'anglais folk, peuple et lore, savoir)
est l'ensemble des productions collectives émanant
du peuple et se transmettant d'une génération à
l'autre par voie orale (contes, récits et croyances)
ou par l'exemple (rites, savoir-faire)...
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Le fusil à percussion
L'arme se charge toujours par le canon, comme les
mousquets à mèche, à rouet ou à silex
Une nouveauté au niveau de la lumière; celle-ci est
remplacée par une petite cheminée sur laquelle on pose
une capsule qui contient du fulminate de mercure ( Hg(CNO)2 ).
La propriété de ce mélange né de la chimie, est
d'exploser non seulement à cause d'une flamme mais aussi
sous le choc.
Le choc est produit par le chien que cette fois agit
comme un marteau.

La flamme de
l'explosion est envoyée vers la charge principale du
canon via la cheminée.
Avantage non négligeable, la pluie n'est plus un
obstacle.
En outre sans amorce, l'arme chargée reste sûre.
C'est la raison pour laquelle ce type d'arme est utilisé
dans les cortèges des Francs Arquebusiers ou des
Marcheurs de l'Entre Sambre et Meuse
Ce type d'amorce est encore utilisé sur les jouets des
enfants.
Il sera le précurseur de la cartouche quand certains
décideront de combiner en un ensemble balle, poudre et
amorce

Les Arquebusiers adopteront la carabine Delvigne
On
s'est en effet rendu compte de l'efficacité d'une
arme à canon rayé.
La balle forcée dans les rayures du canon
tourne sur elle-même comme une toupie lorsqu'elle
est tirée.
Elle adopte alors une trajectoire rectiligne bien
plus précise, et bien plus longue.
La portée efficace de l'arme à feu devient énorme.
Les anglais l'on compris et ont doté des tireurs
d'élite d'armes rayées qui font des dégâts dans
les rangs de l'armée de Napoléon, surtout parmi ses
officiers
L'ennui est de forcer la balle dans le canon, il faut
frapper sur la baguette à coup de maillet et c'est
trop lent sur un champ de bataille.
Delvigne imagina alors un canon avec un
rectrécissement au bout, la balle plus petite que le
diamètre du canon rayé était frappée contre le
fond avec la baguette de chargement, elle s'écrasait
au diamètre du canon en épousant les rayures.
Le même
effet s'obtint en mettant un calepin de bois au fond
avant la balle.
  
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Il était d'usage de dresser une
fausse haie au milieu du parcours pour que les sapeurs se
ruent dessus et l'écartent afin de laisser le libre
passage à la compagnie.
Le rôle des sapeurs d'infanterie était en effet de
faire en sorte que le passage des troupes armées soit
facilité
On les considérait souvent comme des gros costauds sans
cervelle.
Ils étaient 2 par compagnie dans les armées
napoléoniennes.
Le régiment à l'époque était formé de 2 bataillons
de 8 compagnies,
ce qui portait leur effectif à 32 hommes, un sergent et
un caporal inclus.
Les sapeurs existaient depuis très longtemps dans les
régiments dinfanterie, amsi on en trouvait aussi
dans d'autres corps comme la cavalerie.
Sous lancien régime, ils étaient désignés sous
le nom de soldats charpentiers.
Particularité des sapeurs; ils portent la barbe,
alors que la moustache est réservée aux grenadiers, les
tresses aux hussards et la barbichette aux voltigeurs.
Et oui, même tout nu on pouvait savoir à quel régiment
appartenait un soldat ...

ci
dessus les sapeurs des troupes à pied, on voit bien le
sabre à tête de coq et à lame de scie
Les
Sapeurs
Ses membres sont
revêtus de l'uniforme des Sapeurs du 1er Empire et
portent les différents outils de leur fonction
haches, pioches, pelles ou scie pour le sergent qui les
commande.
Dans les armées ils portaient le même équipement que
la troupe avec havresac et fusil mais avaient en plus une
hache et un sabre typique.
Le fait de les voir porter des outils est assez typique
de Visé
Les sapeurs étaient autrefois des militaires-ouvriers
présents dans tous les régiments, même à cheval.
Les régiments d'infanterie des armées de la première
moitié du 19e siècle étaient précédés d'une
douzaine de sapeurs commandés par un caporal et munis
d'outils de toutes sortes.
Leur rôle consistait à ouvrir la voie des troupes
armées.
Leur grand tablier de cuir, blanc, brun ou noir selon le
régiment, servait non seulement à la protection mais
aussi pour le transport de matériaux.
Ils n'étaient pas de vrais combattants et étaient
souvent tenus en piètre estime par les soldats.
Pourtant ils étaient souvent des hommes de génie
parvenant à surmonter les obstacles avec les moyens du
bord
et leur contribution fut grande dans l'armée
napoléonienne lors de la guerre en Espagne et la
retraite de Russie.
Vaillants, leur devise était "Sans peur
et sans reproche".

Les Sapeurs des Francs-Arquebusiers sous le commandement
du sergent Guy Lambert


Ils devinrent plus tard
des soldats d'ordonnance affectés à l'état-major et
défilaient dans les cortèges où ils avaient une belle
prestance en précédant les tambours.
Autrefois, on pouvait reconnaître les qualifications
d'un soldat rien qu'en regardant son visage,
la particularité des sapeurs était le port de la barbe,
que l'on retrouve encore dans le seul régiment existant;
celui de la Légion Etrangère en France.
Le commandant des sapeurs a le grade de sergent-major et
chose typique à Visé, il porte une scie.
On pourrait se demander pourquoi,
mais il suffit de se reporter au matériel des sapeurs de
l'armée napoléonienne dont ils étaient inspirés lors
de la reformation de la compagnie en 1803
En effet les sapeurs portaient le SABRE DE SAPEUR, MODELE
AN XI:
Lame de 731 mil., légèrement courbe ; 2 pans creux, le
dos taillé en scie.
Monture en laiton, croisière sans branches, poignée à
tête d'aigle ou de coq.
Fourreau en cuir noir avec fût en bois; bout et chape en
laiton et pour la Garde Impériale: comme celui de sapeur
modèle an XI; la croisière terminée par des têtes de
lion.

le sabre fut certainement remplacé pour
le chef de corps par une scie tout à fait classique
et les sabres typiques des sapeurs par le modèle de
sabre-briquet an IX qui étaient déjà en usage, le
sabre à tête de coq ou d'aigle étant plutot réservé
aux défilés

Le nom de sabre briquet a été donné par
la cavalerie à l'arme de ce type que portent certains
soldats de l'infanterie.
Il revêt une connotation quelque peu moqueuse, voire
hautaine ; sa petite taille et la forme de sa garde
rappellent en effet les briquets qu'utilisaient les
soldats en campagne pour allumer le feu.
Puis, en 1806, cette désignation devient officielle.
Arme très populaire dans la troupe, le sabre briquet
court équipe les sous-officiers, les caporaux et les
soldats des troupes d'élite, dont la Garde Impériale.
Bien qu'il soit surtout employé à des fins pratiques et
utilitaires plutôt que guerrières, c'est une arme
efficace, dont les coups de pointe sont dangereux et dont
les coups de taille peuvent occasionner de graves
blessures.
L'affûtage de sa lame, très tranchante, s'effectue au
moyen d'une lime douce ou d'une pierre à faux.
L'eau, la neige ou le sang peuvent cependant en attaquer
l'acier.
Cette arme, d'une longueur de 75cm avec une lame de 59cm,
possède une monture formée d'un seul tenant et comporte
une poignée cannelée et un fourreau en cuir noir, avec
une garniture inférieure à bouterolle faite de laiton.
Deux versions de cette arme sont réalisées : celle
de l'An IX, avec une garde à angle droit ; celle de
l'An XI, avec une garde arrondie.
Disparus des armées, il existe encore de
nos jours un corps de sapeurs, plus communément appelés
pionniers, ceux de la Légion Etrangère française et
selon la tradition, ils portent la barbe et le tablier de
cuir

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