En 1900,

la gilde participe à un concours des joyaux des gildes
et y remportera plusieurs prix.
Sur une des rares photographies existante, on peut
contempler l'ancien patrimoine des Arquebusiers de Visé,
malheureusement disparu aujourd'hui.
Elle remporta aussi le prix de la société la plus
nombreuse des gildes de Belgique
|
L'exposition
de 1900
 
Parmi les objets exposés, plusieurs pièces
viennent de membres qui les ont prêtées pour l'occasion
ainsi que les deux statues de St Martin qui seront
détruites pendant la grande guerre
Sur la photo générale on voit celui du centre, l'autre
est à droite près de l'escalier

|
En 1901
A l'occasion de l'inauguration du Dapeau
Royal et de celui offert par Mademoiselle Fayn
la compagnie pose pour la postérité
on reconnait Clément Scaff au premier rang

|
le 3 novembre de la
même année vient au monde Léopold


(Léopold Philippe Charles Albert Meinrad Hubertus
Marie Miguel)
(3 novembre 1901, 25 septembre 1983)
il deviendra le quatrième roi des Belges, du 23 février
1934 au 16 juillet 1951.
Il était le fils d'Albert Ier et d'Élisabeth de
Bavière.
Léopold, prince héritier, alors adolescent,
combattit comme simple soldat durant la première guerre
mondiale avec le 12e Régiment de Ligne.
Après la guerre, il fut inscrit au St. Anthony Seminary
à Santa Barbara, Californie. |
En 1902
Le Roi Léopold II octroit le titre de
"Royale" à la gilde et lui alloue 200 francs
et un nouveau drapeau alors que le Prince Albert accepte
la présidence d'honneur de la compagnie.
Mademoiselle Fayn offre à cette occasion un
nouveau drapeau sur lequel elle fera broder "en
reconnaissance de ma famille"
La gilde fera aussi partie de l'escorte chargée de
rendre les honneurs lors de la Joyeuse Entrée à Liège
du Prince héritier Albert et de la Princesse Elisabeth.
La gilde y assista avec drapeaux, musique,tambours,
sapeurs et cantinière. Neuf officiers portaient des
fusils.
St Martin était escorté de deux étendards et de deux
hallebardiers.
Le mayeur portait la canne de Roy.
Toute la compagnie s'y rendit au train au départ de
Visé à 8h39. Les dépenses de cette sortie
s'élevèrent à 245 francs 25 centimes.
En avril 1902.
le pays est en proie à des troubles et des
manifestations. Le Parti Ouvrier vient de subir sa
première défaite.
Soutenu par le Parti Progressiste de Paul Janson, il
avait engagé une grève en faveur du suffrage universel,
mais la résistance du gou-vernement a eu raison des
manifestants.
Soixante mille gendarmes, policiers et gardes civiques
ont été lancés dans une répression qui a fait deux
morts à Houdeng le 11, autant à Bruxelles le lendemain
et 6 tués dans les rues de Louvain.
Devant cette hécatombe, le Parti Ouvrier a dû se
résoudre à conseiller aux 300.000 grévistes la reprise
du travail. Il faudra attendre 1919 pour voir établit le
suffrage universel pur et simple et le droit de vote à
partir de 21 ans, les femmes en resteront exclues
jusqu'en 1948
Le 19 septembre à 7h35, seule à Spa où
elle séjourne depuis un long moment, la Reine
Marie-Henriette s'éteint.
Depuis dix jours elle ne quittait plus son fauteuil.
Léopold II a qui un télégramme est envoyé séjourne
alors dans les Pyrénées avec sa maîtresse.
Le 15 novembre, Léopold II echappe à un
attentat
|
En 1903
Le Roi Léopold offra un superbe prix de tir
à la gilde: 12 couverts en argent.
La même année Melle Fayn fit don d'un
nouveau drapeau, celui des membres honoraires et
invités.
La gilde participe à une manifestation organisée à
Liège en l'honneur de la chorale La Légia.
En
cette année 1903 décède ler 11 avril le président
Gilles Joseph Paulus, propriétaire du local de la
Renaissance
local des arquebusiers et d'aures sociétés
comme la Dramatique ou la société de gymnastique Les
Volontaires visétois.
Mort sans descendance, on se tourne vers sa famille
tropnombreuse qui loue alors le localà un gérant
François Joseph Léon Brouha.
Cette année aussi Joseph Alexandre Scaff démissionne de
la compagnie, semble-t-il parce qu'il est mécontent de
ne pas avoir été soutenu et élu lors des élections
commuales qui virent une majorité catholique
s'installer.
|

le 10 octobre
1903
Charles-Théodore, Henri, Antoine, Meinrad de
Belgique,
prince de Saxe-Cobourg-Gotha, duc de Saxe,
prince de Belgique,
comte de Flandre
nait à Bruxelles
Il est second fils du roi Albert Ier et de la
reine Élisabeth. |

En 1905
Le Roi fit dont à la compagnie de son portrait
en uniforme de Lieutenant-général
|
La Belgique
fête le 75e anniversaire de son indépendance

Lors des festivités alors organisées, la
compagnie participera à divers cortèges;
Celui de l'inauguration de l'exposition de Liège puis de
celui des sociétés costumées à Liège également le 2
juillet 1905 où elle remportera plusieurs médailles et
une prime de 400 francs puis
au cortège des drapeaux de Bruxelles,
où on retrouvera aussi les Arbalétriers visétois.
100 ans plus tard, les Francs Arquebusiers seront à
nouveau invités aux cérémonies officielles pour
la même occasion en souvenir de la participation des
arquebusiers aux combats de 1830
(voir page Bruxelles)
Voici des vues extraites de ce concours, si d'aventure
quelqu'un trouvait celle concernant les Arquebusiers de
Visé, nous serions reconnaissant qu'il l'envoie au webmaster.


Les pages ci-dessus et dessous sont extraites de
l'Illustration belge de 1905
(collection M.
Poelmans)
Ci-dessous on retrouve en haut à gauche et au milieu les
Arbalétriers de Visé

Le 16 juillet
eut lieu sur la place de l'Hôtel de ville le défilé
des grands serments, des tirs, des jeux de balle; en ce
cortège apparurent également la famille des géants et
le cheval Bayard. C'était tout l'Ommegang ressuscité !
La médaille, conférée aux sociétés participantes, au
nombre de 40 exemplaires en argent ct :3 en vermeil,
porte l'inscription: CONCOURS DE TIRS ET JEUX
POPULAIRES --WEDSTRIJD VOOR VOLKSSPELEN
Une des plus belles manifestations patriotiques et
artistiques de la capitale fut le cortège-concours des
drapeaux, étendards, bannières et cartels, ainsi que le
défilé des trésors ct des joyaux des gildes du pays
entier, à travers les rues de Bruxelles, le 20 juillet
1905.
Plus de six cents sociétés y parurent, parmi lesquelles
on compta cent et seize gildes, corporations, confréries
ct chambres de rhétorique. Le déploiement de leurs
riches joyaux ot antiques trésors, drapeaux, fanions,
colliers, blasons, masses, armes, médailles, ec., fit
sensation.
Comme récompense, il fut accordé aux sociétés un
diplôme, uvre artistique de . Teirfinck , de la
section dos Beaux-arts de la ville de Bruxelles, et
un exemplaire de la médaille avec cette inscription :
CONCOURS DE DRAPEAUX ET TRÉSORS DE GILDES 1
- -- VLAGGEN EN GILDENFEE8T
De ce type furent
distribués 600 exemplaires en argent et 50 en vermeil.
Souvenirs
numismatiques des fêtes jubilaires de 1905 par Edouard
Laloire
|
A Bruxelles
les arquebusiers avaient remporté une médaille de
vermeil et plusieurs primes ainsi qu'un premier prix et
une médaille d'argent dans la catégorie des drapeaux
modernes, puisqu'il était d'usage à l'époque de
remettre des prix lors de telles manifestations.
Voir page Musée

Les
Arquebusiers de Visé en 1905
gravure de Nicolas Dorville réalisée à
l'occasion de l'expo internationale de Liège en 1905
|
En 1905 également
eurent lieu partout dans le pays de grandes fêtes
commémoratrices et l'une d'elles fut organisée par la
Garde Civique qui mit sur pieds un concours de tir
international
Ce fut un franc succès, des tireurs de toutes
disciplines accourèrent de partout, tant de Belgique que
des pays étrangers, tant civils que militairesDes prix
magnifiques furent remis a cette occasion, insignes,
coupes, sommes d'argent

Insignes
Prix de Tir de la Garde Civique
(Collection Marc Poelmans)
Prix de tir argent
Tireur d'élite frappée avers-revers
Tir au Comblain, tireur d'élite
avec couronne d'or au lieu d'argent pour
3 années consécutives.
Ces insignes se portaient sur la manche sauf pour celui
d'or qui se portait sur la poitrine
|
  |

Médailles et prix
de tir
Collection Marc Poelmans
 
 |
En 1905,

Philippe de Belgique
né Philippe Eugène Ferdinand Marie Clément Baudouin
Léopold Georges
de Saxe-Cobourg-Gotha
né le 24 mars 1837
décède le 17 novembre 1905

C'était un excellent tireur et un bon
cavalier
Sénateur de droit, il ne siégea jamais à la Chambre
haute.
Frappé d'une surdité précoce, il refusa le trône de
Grèce en 1863, de même qu'il déclina, en 1866, l'offre
d'épouser Isabelle de Bragance, fille héritière de
l'Empereur Pedro du Brésil.
La même année, il rejette le titre de prince régnant
des principautés roumaines.
Il préféra mener une vie très bourgeoise dans
l'intimité de son palais bruxellois et ses relations
avec le Roi Léopold II étaient assez glaciales
Il était prince de Belgique titré Prince Philippe,
Comte de Flandre,
Duc de Saxe,
Prince de Saxe-Cobourg-Gotha.
Il était le fils de Léopold Ier
et le frère cadet de Léopold II
à qui il aurait du succéder suite à la mort de
l'héritier, le fils du roi Léopold II,
le Prince Léopold qui mourut le 22 janvier 1869.
Mais Léopold II avec quyi les relations étaient assez
tendues avait plutôt décidé que ce serait son fils qui
lui succéderait.
Philippe de Belgique était le père
du Prince Baudouin, héritier présomptif du trône
décédé le 23 janvier 1891,
et du Prince Albert futur Roi que l'on verra toujours aux
côté de Léopold II entre autres sur les illustrations.
|
La
Cité Ardente
Le Comte Henry Carton de Wiart
(Bruxelles, 31 janvier 1869 - Uccle, 6 mai 1951) était
un écrivain et un homme politique belge.
Issu d'une famille noble hennuyère, il naît à
Bruxelles en 1869
Après des études secondaires au Collège Saint-Michel,
il étudie le droit à l'Université libre de Bruxelles.
Membre du parti catholique, il est élu député
de Bruxelles en 1896.
Ministre de la Justice de 1911 à 1918, le nom d'Henry
Carton de Wiart reste surtout attaché à l'importante
loi sur la protection de l'enfance en 1912, qui crée les
tribunaux pour enfants, prévoit des mesures pour les
mineurs délinquants et institue la déchéance
paternelle.
Il reçoit les félicitations personnelles du roi Albert
Ier qui apprécie cette nouvelle loi.
Après la Première Guerre mondiale, il
sera premier ministre de 1920 à 1921.
Au cours de cette année a lieu la deuxième révision de
la Constitution belge et la création de l'Union
économique belgo-luxembourgeoise.
Auteur de plusieurs romans historiques
et ouvrages autobiographiques, il fait partie en 1920 des
premiers membres de l'Académie royale de langue et de
littérature françaises de Belgique et le restera
pendant 31 ans jusqu'à sa mort le 6 mai 1951.
Durant la Question Royale, il est un fervent défenseur
du Roi Léopold III.
En
1905,
il écrit le roman" La Cité
ardente ",
roman historique qui raconte l'épopée des 600
Franchimontois qui attaqueront Charles le Téméraire en
1468 et qui a donné un nouveau surnom très utilisé
aujourd'hui pour qualifier Liège.
Le surnom est resté pour suggérer une cité animée,
aux activités commerciales et culturelles intenses,
connue pour le caractère chaleureux et bon-vivant de ses
habitants.
Ce roman fut réédité par les Editions Jourdan en
2005
Dans La Wallonie, le Pays et les Hommes, le grand poète
wallon Thiry fait une place à part à cet ancien Premier
ministre:
"Il faut faire la place qui lui est due à ce
livre paru en 1910; dont le titre devait connaître une
si curieuse fortune, La Cité ardente d'Henry
Carton de Wiart. L'entreprise était périlleuse de
mettre en roman chevaleresque l'épopée
liégeoise des Six cents Franchimontois, dans un style
qui ne craint pas de se harnacher à l'ancienne, à grand
renfort d'archaïsme et d'héraldique. L'événement
n'est pas seulement littéraire: un jeune chef de la
droite majoritaire au parlement belge vient apporter sa
pierre - peut-être en partie inconsciemment - à
l'édifice de la nouvelle conscience wallonne. Car le
livre eut un succès populaire. Et si la Wallonie doit à
Albert Mockel d'avoir appris son nom et de l'avoir vu
diuffuser dans le monde, Liège doit à Henry Carton de
Wiart le surnom dont elle sera saluée dans toute la
France quatre ans plus tard, quand ses collines seront
embrasées de combats. (Tome II, Arts et Lettres,
la renaissance du livre, Bruxelles, 1978, pp. 422-423).
|
Le 30 avril 1885, Léopold II
était devenu officiellement souverain de l'Etat
Indépendant du Congo
et en 1905 en hommmage au Roi et dans l'effervescence des
grandioses festivités des 75 ans de l'indépendance
est créé l'hymne "Vers l'Avenir",
que vous entendez sur cette page, qui deviendra
véritablement un hymne du Congo.
Aussi connu sous le nom de "l'Expansion belge",
on le chantera très longtemps de concert avec la
Brabançonne dans les écoles tant congolaises que belges
jusque pratiquement l'indépendance du Congo en 1960 et
même au-delà.

Vers l'Avenir
"Naar
wijd en zijd "
(l'Expansion Belge)
Chant national
composé et chanté pour le roi le 9 janvier
1905 alors que Gevaert était directeur du Conservatoire
Royal de Bruxelles
Chant patriotique qui était chanté dans bien des
écoles, tout comme notre hymne national, la
Brabançonne.
Il s'agissait de deux auteurs néerlandophones.
Gentil Theodoor ANTHEUNIS 1840- 1907 (paroles)
François Auguste GEVAERT 1828-1908 (musique)
| Vers
l'Avenir Le siècle marche et pose
ses jalons
Nous marquant une étape nouvelle;
Nous le suivons, et nous nous rappelons,
Nos aïeux et leur gloire immortelle.
Si ton sol est petit, dans un monde nouveau,
L'avenir qui t'appelle a planté ton drapeau:
Marche joyeux, peuple énergique,
Vers des destins dignes de toi;
Dieu protège la libre Belgique
Et son Roi !
Ta longue paix, autant que longs combats
Au travail exerçait ta vaillance;
Et tes progrès disaient à chaque pas
Ton génie et ta fière endurance.
Si ta force déborde et franchit ses niveaux,
Verse-la, comme un fleuve, en des mondes nouveaux
:
Marche hardi, peuple énergique,
Vers des destins dignes de toi;
Dieu protège la libre Belgique
Et son Roi !
O terre sainte, ô terre des aïeux
Leurs sueurs et leur sang l'ont pétrie;
Et loin ou près, sauront tes fils pieux,
Honorer, élargir la Patrie.
Si des frères s'en vont, il en est par milliers
Qui, fidèles gardiens, défendront tes foyers :
Va sans faiblir, peuple énergique,
Vers des destins dignes de toi;
Dieu saura protéger la Belgique
Et son Roi !
|
Naar
wijd en zijd De tijd spoedt heen en bakent reeds
de laan,
Waar ook nieuwere tijden ons wenken;
Wij volgen fier en zullen langs de baan
Onze roemrijke vaadren gedenken.
Is uw bodem hier klein, ginds toch wacht u een
strand,
Als een wereld zo groot, waar uw vlag staat
geplant:
Immer vooruit, dappere telgen,
Moedig en vrij, vast hand in hand;
God omsluite in zijn zegen, der Belgen
Vorst en Land !
Uw lange vreê
zowel als kamp en strijd,
Heeft uw vuisten verhard bij het werken,
En wat gij schiept en bouwdet wijd en zijd
Draagt uw eerlijken naam en uw merken.
Zwelt uw ader, te nauw voor uw bruisende bloed,
Laat het stromen alom als een vruchtbare vloed.
Immer vooruit, dappere telgen,
Moedig en vrij, vast hand in hand;
God omsluite in zijn zegen, der Belgen
Vorst en Land !
O heilge grond, der vaadren erve en
bouw,
Door hun zweet en hun bloed ons verkregen;
Of verre, of na, hem zullen hou en trouw,
Hunne zonen bewaren in zegen.
Wijken kinderen uit, hier toch vaardig geschaard,
Zijn er duizenden steeds die beschermen den
haard:
Immer vooruit, dappere telgen,
Moedig en vrij, vast hand in hand;
God omsluite in zijn zegen, der Belgen
Vorst en Land !
|
|
En 1908,
changement encore pour l'adoption d'un pantalon rouge.
Le choix de cette couleur, symbole du parti catholique,
sera aussi un des motifs de troubles dans la gilde,
dont les vieux membres se veulent apolitiques.
Beaucoup de membres se sont opposés à ce que, comme
autrefois pour le Prince-Evêque, autorité politique et
religieuse,
les honneurs soient rendus de la même manière à
l'évêque de Liège en visite à Visé lors des
confirmations, lequel ne représentait plus une autorité
dirigeante mais exclusivement religieuse à laquelle la
gilde n'avait plus de raison de se soumettre.
C'était en effet le Prince et non l'Evêque qui
accordait autrefois les titres, privilèges et statuts
et l'abolition de l'Ancien Régime ne reconnaissait plus
aucun pouvoir à un évêque, simple représentant du
pouvoir religieux.
Ils ne remettaient pas en cause leur religion, mais le
parti catholique.
Nous sommes dans une période où existent politiquement
les "cléricaux", proches du parti catholique,
et les "anti-cléricaux" proche du parti
libéral, il n'existe pas encore à l'époque de parti
socialiste.
Si les anciens statuts prônaient l'appartenance à la
religion catholique, de nombreux membres refusèrent ce
virage politique trop marqué vers le parti catholique
et boudèrent alors la fête jusqu'à un éclatement. |
Une
dissidence interne conduisit au début du XXe
siècle à un éclatement de la vieille gilde.
En
1909,
une
grande partie de celle-ci, le Président Clément
Scaff en tête, suivi de nombreux membres du comité
directeur et des plus vieux membres, opta pour la
dénomination de
FRANCS ARQUEBUSIERS

entendant par le terme FRANC
perpétuer,
sans attache philosophique ou politique
aucune,
les traditions des ancêtres de 1579.
Cette neutralité idéologique et politique deviendra l'article 1 des statuts
adoptés en 1910.
Ils
voulaient se démarquer d'une frange de dissidents
qui essayaient de faire prévaloir leurs opinions
religieuses et politiques au sein de la gilde.
Clément Scaff s'était aussi plaint d'avoir dû
essuyer des commentaires inappropriés lorsqu'il
venait au local accompagné d'amis arbalétriers.

SCAFF |

FRANCS ARQUEBUSIERS |
Selon la presse
favorable aux Francs, ils furent une centaine à
défiler lors de leur sortie sous leur nouvelle
appellation.
La presse opposée mentionna qu'ils étaient à peine
soixante.
Une moyenne logique nous en donne donc 80 restés
fidèles à la bannière des Francs Arquebusiers,
soit plus de la moitié de la compagnie, les autres
préférant quitter la gilde et s'affilier chez les
anciens-arquebusiers.
Ce nombre est confirmé par les archives reprenant
les cotisations et les dons faits aux Francs
que l'on retrouve entre autres dans les listes de
souscriptions établies pour la confection des
nouveaux drapeaux.

|
Le 1er juillet
1910, se crée une Coopérative des Anciens
Arquebusiers, composée avec les membres fondateurs;
Léon Meurice bourgmestre catholique, Léon
Brouwers-Smeets, Maurice Fossoul, Martin Scaff-Van
Proemen (cousin d'Alexandre et Clément), Jean Leers
empereur, Walthère Roujob, Léon Haulet qui
deviendra président, Henri Haulet, François
Heuchenne et Denis Albert.
Ils entérinent
ainsi la scission qu'il ont provoquée.
Cette partie dissidente de la compagnie avait
conservé le nom d'Anciens Arquebusiers et gardait
les drapeaux sous ce nom que les Francs ne voulaient
plus.
Elle se raccroche à cette particularité comme à
une bouée de sauvetage pour arguer aujourd'hui que
leur association, n'ayant pas changé de nom, est
soit-disant la seule légitime alors qu'il suffit de
comparer la composition du comité des arquebusiers
avant et après la scission pour se rendre compte
qu'il n'en est rien.
La reconnaissance
que les Anciens Arquebusiers ont eue de
la Communauté française en 2006 et
derrière laquelle ils se retranchent
comme si c'était un titre de noblesse,
ne leur donne pas plus d'authenticité
que les Francs.
Le retard dans le dossier n'est rien
d'autre qu'une manoeuvre d'origine
politique.
Alors qu'ils ne demandaient que
la reconnaissance de leur musée, la
proposition de reconnaître les
Francs-Arquebusiers comme patrimoine
immatériel fut formulée en 2003 par
Rudy Demotte lui-même alors
ministre de la culture puis par son
successeur Christian Dupont, puis par
Fadina Laanan qui lui succéda comme le
prouvent les écrits ci-dessous

En fait il est certain que certains ont
intrigué afin de freiner le dossier et
les demandes de renseignements sur son
avancement restent lettres mortes ce qui
le démontre à suffisance. De plus il
est plus que certain que les
renseignements fournis au niveau de la
ville de Visé lorsqu'on pose des
questions sur les gildes de Visé font la
part belle aux anciens arquebusiers et
remettent en cause l'existence des Francs
Arquebusiers.
Le parti pris de certains employés
communaux est on ne peut plus clair. Ils
se reconnaîtront.
Dans le même ordre d'idées, les lettres
et mails moqueurs d'auteurs courageux et
anonymes régulièrement reçus
justifient l'absence de forum sur ce
site.
Mais les intrigants viennent de se casser
les ongles.
En effet, après avoir réexaminé la
situation, laquelle est bien expliquée
par plusieurs auteurs dans le livre
"Visé, terre de gildes", le
comité du patrimoine s'est rendu compte
que des informations volontairement
erronées avaient été fournies, on
trouvait par exemple dans le dossier que
les Francs étaient une dissidence ...
des arbalétriers.
Les Francs Arquebusiers ont enfin
officiellement été avisé ce 15 juin
2010 de leur reconnaissance comme
patrimoine immatériel de la Communauté
française, l'acte final signé par le
ministre devrait leur parvenir avant la
fête de novembre.
Quant à ceux qui ont fournit de
mauvaises informations, nul doute qu'ils
se sont fait des amis parmi les personnes
qu'ils ont trompées...
|
La
scission eut pour effet immédiat de séparer le
patrimoine de l'ancienne gilde.
Le patrimoine de la compagnie fut dispersé, chacun
conservant les objets qu'il avait en garde en
fonction du choix qu'il fit vers l'une ou l'autre
gilde.
En fait n'étant pas constituée sous la moindre
forme de société quelconque, tout appartenait à
tout le monde, et on joua la carte du premier servi.
Le local n'appartenait pas non plus à la compagnie,
il était loué à M. Brouha qui marchait dans les
rangs des Francs
Les anciens-arquebusiers se retranchent aujourd'hui
derrière leurs reliques comme autant de trophées
qui selon eux, légitimeraient leur ancienneté.
En fait, chacun garda ce qu'il avait mis de
côté ou qu'il gardait chez lui et cela revint à la
compagnie qu'il rejoignit.
L'empereur Leers passa ainsi avec son collier du
côté des anciens-arquebusiers qui conservèrent
également d'anciennes statues.
Ces statues furent détruites en 1914.
Quant au
collier, selon les sources d'un historien digne de
foi, il subit une très importante restauration à
Bruxelles entre les deux guerres et on ne peut
affirmer avec certitude, faute d'analyses exactes,
probandes et impartiales, qu'il s'agit du collier
original et dans quelle mesure cette restauration ne
consista pas à en refaire une copie, éventuellement
avec l'argent du collier original, le cas ne serait
pas unique en son genre ( à Montzen le papegay fut
fabriqué avec l'argent des anciennes médailles des
rois du tir antérieurs).
Cette affirmation dans la presse locale n'amena aucun
démenti dans les années 80, et les
Anciens-Arquebusiers publièrent un jour dans leur
magazine le Papegaie que deux placards
auraient été authentifiés (sur les 11).
Les études tendant à démontrer pourquoi aucune
identification des fabricants originaux des
différents placards n'est possible sont assez
fumeuses, ceux-ci auraient par exemple omis
volontairement d'apposer leur marque afin d'éviter
certaines taxes... sur un objet clairement exposé à
la vue de tous, alors qu'au contraire de tels
ormements leurs auraient fait une sacrée pub.
Il n'en reste pas moins que c'est une belle
pièce d'orfévrerie dont les auteurs mériteraient
d'être connu
Ce n'est que vers la fin du 20e siècle qu'une
théorie selon laquelle il aurait été enterré en
1914 fit son apparition.
A noter que la bonne foi de certains peut facilement
avoir été abusée par des anciens qui ont
préféré taire certaines choses dans l'intérêt de
leur compagnie plutôt que de dire la vérité à
leurs enfants.
Les Anciens-Arquebusiers n'ont jusqu'à présent
jamais pu prouver l'authenticité de leur collier par
une analyse sérieuse alors que des méthodes
existent, il est possible aujourd'hui non seulement
de dater l'âge d'un métal, mais aussi de dire si
celui-ci a été façonné à la date qu'indique son
âge ou plus tard.
Il est en effet facile d'utiliser un matériau ancien
en confectionnant un faux moderne, c'est très
courant dans le domaine des faussaires en oeuvre
d'art. Une datation du papegay de Montezn lui
donnerait un âge plus ancien que son âge réel
puisque comme dit plus haut, il fut coulé avec
l'argent des plus anciennes médailles.
|
Les Francs Arquebusiers eurent un
autre collier, certifié du 16e siècle ou début 17e
celui-là, offert en 1960 par un membre de la gilde
éminent collectionneur, Etienne Michaux, dont personne
n'a jamais mis en doute les compétences et qui fut aidé
d'Alfred Jaminet, un arquebusier qui lui trouva cette
petite merveille.

1914 mis tout le monde d'accord, la quasi
totalité du patrimoine fut détruite lors de l'incendie
de la ville,
rien ne subsiste de ce que l'on voit sur la photo de
l'exposition de 1900,
laquelle par ailleurs reprend pas mal d'objet
personnels de membres qui les avaient prêtés à cette
occasion. |
Afin de préserver leur patrimoine
pictural, les Francs Arquebusiers sont aujourd'hui seuls
propriétaires des blasons de la gilde (les trois en haut
de cette page) et du drapeau rouge et bleu et ont seul le
pouvoir d'en accorder, ou interdire, l'utilisation.
En outre les blasons tels qu'ils sont spécifiquement
dessinés sur le présent site sont propriété exclusive
de Marc Poelmans
pour lequel ils ont été spécialement commandés et
dessinés par un professionnel.

ci-dessus
les actes officiels de propriété intellectuelle des
Francs Arquebusiers
cliquer pour agrandir |
Les dissidents, rassemblés sous le nom
d'Anciens Arquebusiers, tentèrent une ultime démarche;
sous prétexte du changement de dénomination, afin
d'empêcher les Francs de porter le millésime 1579 sur
leurs drapeaux,
mais, furent déboutés par la Justice qui les
condamna à payer les frais de procédure
contrairement à ce qu'ils affirmèrent pendant
des dizaines d'années, et, abusés par la tradition
orale colportée par les plus anciens, les plus jeunes ne
se rangeront à l'évidence qu'une fois mis en présence
des archives de la Justice de Paix de Visé.
Leurs anciens sont-ils encore crédibles une fois les
mensonges clairement prouvés ?
(voir la page:Tribunal
de Paix du Canton de Dalhem, Audience du 24 juillet 1911 )
voir à cette page un communiqué officiel inséré à la
demande des Francs Arquebusiers
Cependant,
très proches du parti catholique, à une époque où
l'on parle de cléricaux et d'anti-cléricaux,
ils réussirent toutefois à leur interdire l'accès de
l'église,
même s'ils s'en défendent encore, arguant qu'ils
n'étaient pas les maîtres du clergé local.
On connaît le poids de certaines influences ...
Le Doyen Lemmens de la Collégiale saint Martin de
l'époque en ferma l'accès aux Francs;
il avait pris fait et cause pour les "Rouges";
surnom donné aux Anciens Arquebusiers Visétois toujours
aujourd'hui en référence à la couleur écarlate des
pantalons de leurs officiers,
qui même si elle avait semble-t-il déjà été portée
autrefois était en 1910 la couleur officielle du parti
catholique
et un des motifs de discorde.
Les Francs
interdits d'église furent contraints à modifier la
cérémonie religieuse remplacée depuis lors par un
hommage aux défunts au cimetière de Lorette
Contrairement à certaines assertions, les Francs n'ont
donc jamais délibérément modifié leurs traditions et
supprimé la grand-messe traditionnelle, mais y furent
contraints et forcés.
Le Doyen Van den Peerenboom leur proposa même fin du 20e
siècle d'y revenir,
mais les susceptibilités bien trop à fleur de peau
encore près de 100 ans plus tard, ont incité les Francs
à décliner l'invitation.
Et puis la cérémonie au cimetière revêt un caractère
tellement exceptionnel, tant pour les membres que pour le
public extérieur, qu'un retour en arrière n'est même
pas envisageable.
Nous ne doutons pas un instant qu'il y avait certainement
à la fois du bien et du tort entre les opposants et que
ces oppositions devraient aujourd'hui être considérées
comme appartenant à l'histoire et au passé, mais
certains excités ont vraiment besoin d'être remis à
leur place et on assiste encore aujourd'hui à des
dégradations de panneaux signalant la fête des Francs,
dégradation sans rapport avec eux prétendent-ils.
Il va
de soi qu'aujourd'hui, si des divergences de vues restent
entre les deux compagnies devenues rivales,
celles-ci n'ont plus aucune connotation d'ordre
idéologique.
On retrouve en leur sein tous les partis politiques
confondus même si parfois des tendances un peu trop
claires sont montrées de la part de certains ou au vu
des personnalités présentes ou invitées.
Rien ni
personne ne peut contester
à toutes deux
leur appartenance à la gilde originale de 1579.
Afin d'applanir
certains différents (voir Infos 2005 du 14-11, et infos 2006 du 10-5 ) qui en 2006
subsistent encore chez des extrémistes aux idées par
trop étroites, le Général-Président Didier Kinet a
demandé par deux fois de manière officielle une
rencontre avec le comité directeur des Anciens
Arquebusiers, sans succès.
Mais il est clair que l'égocentrisme de laplupart
des Anciens-Arquebusiers qui se croient les meilleurs et
méprisent les autres qu'ils veulent écraser de leur
superbe, empêchera toujours les deux gildes de
s'entendre.
Avoir autant de classe dans leurs cortèges (jusque midi
du moins) alliée à un esprit aussi étroit est vraiment
regrettable...
|
1910
Décès du
président d'honneur des Francs Arquebusiers Clément
Scaff, président depuis 1903, puis président d'honneur
à partir de 1909.
Les francs entrèrent ans la Collégiale St Martin avec
leur drapeu alors même que le doyen leur avait interdit
d'y célébrer leurs fêtes
Dès
1910 et aujourd'hui encore,
pour rappeler leur première sortie officielle sous leur
nouvelle dénomination empreinte de liberté,le banquet
de ceux que les visétois appelaient affectueusement
"les vîx rodjes"
se tient traditionnellement en mars.
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Il faut raison garder.
Certains membres des sociétés visétoises se comportent
réellement comme de véritables officiers de régiments
de l'armée, alors que les gildes ne sont somme toute que
des sociétés folkloriques.
Ce terme n'ayant pourtant strictement rien de péjoratif
est abhoré par certains qui lui substituent le mot
"historique" qui a mieux sa place en ce qui
concerne les anciens combattants, ce que rappela le
jugement de 1910 qui débouta les Rouges:
"Qu'il
est libre en un mot à chaque groupe d'individus formant
une Société d'Agrément de prendre à ses risques et
périls la désignation qui lui convient et de marcher
sous une bannière
affichant leur goût
plutôt pour la fantaisie que la
vérité historique."
Dans l'Entre-Sambre et Meuse, on n'a pas peur du
mot folklorique qui qualifie toutes les
"marches" bien plus célèbres que les
compagnies visétoises.
Pour expliquer cette séparation qui près de 100 ans
plus tard porte encore des séquelles, il faut se
remettre dans le contexte politique et électoral de
l'époque où l'on assistait à des luttes dignes des
films de don Camillo et où chacun rejeta la faute sur
l'autre, avec l'esprit très Clochemerle de Visé.
Certains prétendent que la scission fut due au fait que
le Président Scaff n'aurait pas été soutenu par les
membres de la gilde lorsqu'il se présenta aux élections
de 1903 et en aurait gardé rancoeur.
Cette hypothèse tient difficilement la route car
pourquoi n'a-t-il donc pas démisionné à cette époque
marquant ainsi son dépit ?
Au contraire, continuant sa présidence, il regroupa la
plupart des membres de la gilde sous l'appellation de
Francs Arquebusiers, 7 ans plus tard.
Et pourquoi, ceux qui ne l'auraient pas suivi sur le plan
politique l'auraient-t-ils suivi en 1909 si seul cet
argument politique en était vraiment la raison ?
Plus de la moitié des membres ont en effet continué les
activités de la gilde sous le nom de Francs
Arquebusiers,
montrant ainsi leur désaccord avec ceux qu'ils
considéraient à l'époque comme des dissidents à
l'esprit initial de la compagnie qui était une compagnie
militaire et non religieuse même si certaines de ses
manifestations se déroulaient à l'église et lors de
certains événements religieux.
Dans un souci historique, une étude approfondie relatant
les faits exacts et l'opinion des diverses parties
mériterait d'être fait mais est toutefois difficile
voire impossible à réaliser.
La plupart des acteurs aujourd'hui disparus, et beaucoup
ne faisaient même pas partie de la gilde originale,
et ont opté pour une discrétion masquant des actes pas
toujours avouables que leurs successeurs préfèrent
souvent oublier.
Nous espérons pouvoir un jour publier la relation
complète des faits en toute objectivité, rien sur ce
site n'est cité sans pouvoir être prouvé par un
document ou un témoignage digne de foi, mais cette
étude ne sera possible quand chacune des parties en
cause acceptera de nous livrer ses souvenirs et archives
...
et de balayer devant sa porte.
Il est plus qu'évident que certaines vérités
sont particulièrment indigestes particulièrement par
ceux qui sont de mauvaise foi.
Deux éditorialistes désireux d'augmenter leur nombre de
lecteurs, et qui ne faisaient partie d'aucune des deux
gildes,
se battirent à coup d'articles à l'époque dans "Le
Petit Populaire" journal libéral
appartenant au journal La Meuse et favorable aux Francs
dont les articles étaient rédigés par M. Horion,
membre des Anciens Arbalétriers et anticlérical notoire
et "le Journal de Dalhem-Visé"
de tendance ultracatholique favorable aux anciens
arquebusiers.
Ces documents sont consultables à la bibliothèque des
Chiroux de Liège, salle Capitaine.
Ils relatent, d'une manière plaisante à lire, le
contexte de l'époque.
On y accuse les
Francs d'être des francs-maçons et de même avoir des
juifs dans leur rangs, ce qu'on n'oserait plus faire
quelques années plus tard après la seconde guerre
mondiale
(quoi que quand on voit la collaboration de certains;
voir la page 1940-la
seconde guerre mondiale-1950)
En fait il y avait bien un commerçant juif dans la
compagnie à l'époque,
et des francs-maçons il y en a toujours eu un peu
partout, chez les Francs Arquebusiers comme ailleurs,
mais ils font rarement état de leur appartenance à une
loge quelconque ce qui ne me permet pas d'affirmer ou
d'infirmer qu'il y en a encore.
Un chapitre spécial contenant les archives des Francs et
les coupures de presse de l'époque sera mis sur ce site
à l'occasion
mais cette affaire, vraiment trop locale et qui
n'est qu'un petit épisode dans l'histoire de la gilde
n'offre que peu d'intérêt pour les très nombreux
alochtones qui consultent ce site.
A partir d'ici l'histoire des
Anciens-Arquebusiers continue sous le nom de Francs
Arquebusiers
dont le site officiel est www.francs-arquebusiers.be
Vous retrouverez la suite de l'histoire de la gilde
dissidente qui a opté pour l'ancienne dénomination
d'Anciens-Arquebusiers sur leur site internet
où vous ne trouverez aucune trace de l'épisode
concernant cette séparation.
On fait dire à l'histoire ce qu'on veut bien en retenir
et les "blancs" sont assez fréquents...
Cette scission eut pour effet d'amenrer de npombreurses
dissntion aux sein même de plusisuers familes, les
Scaff, Roujob, Budin, ...
|

Le
blason actuel des Francs Arquebusiers
d'argent flanqué d'azur, à deux fusils ou
arquebuses en sautoir entourés de palmes d'or,
l'une d'olivier l'autre de laurier,
les armes de la Ville de Visé sur le tout
L'écu est parfois couronné pour rappeler le titre de
Royale de la gilde.
Avant
1926, l'écu central était d'argent à barre d'azur et
devint comme aujourd'hui d'azur à bande d'argent lorsque
la Ville de Visé reçut officiellement ses armoiries.
www.arquebusier.be www.francs-arquebusiers.be
|

Le blason actuel des Anciens Arquebusiers
deux fusils, une hache et un hoyau de sapeur en sautoir
les armes de la Ville de Visé sur le tout
l'écu
central est toujours celui existant avant 1926 d'argent
à barre d'azur.
Sur l'enclos de tir il est par ailleurs représenté à
l'envers.
|
En 1909, au début
de la scission, Anciens Arquebusiers et Francs
Arquebusiers, sans en être propriétaires, occupèrent
le même local, ... pendant un temps seulement.
Dans "le Petit Populaire" du 28 janvier 1910,
on pouvait lire que le gérant du café, sympathisant des
Francs expulsa les "Rouges" du local qu'il leur
sous-louait jusqu'alors,
et "les Rouges" tinrent leur bal dans la Salle
Mathot Rue du Pont ( journal d'Aubel 23/6/1910)
En 1910, Joseph Humblet écrit
Les Francs Harquibusis
chant en wallon qui raconte la scission

|
En 1909,

Le Roi Léopold II s'éteint le 17
décembre,
à l'aube de la première guerre mondiale.
ACTE DE DECES
L'an mil neuf cent neuf, le
17 décembre, à cinq heures de l'après-midi,
Nous, Léon de Lantsheere, Ministre de la Justice
et membre de la Chambre des Représentants, ayant
été informé de la mort du Roi par M. le Comte
d'Oultremont, Grand-Maréchal de la Cour,
nous nous sommes transportés au Pavillon des
Palmiers, à Laeken, accompagné de M. G. de
Rode, Secrétaire général du Ministère de la
Justice,
à l'effet de constater le décès de S. M.
Léopold II, Roi des Belges.
Ayant
été introduits dans une salle du
rez-de-chaussée, nous avons trouvé le corps de
SA MAJESTE LEOPOLD-LOUIS-PHILIPPE-MARIE-VICTOR,
DUC DE SAXE, PRINCE DE SAXE-COBOURG-GOTHA, né à
Bruxelles, le 9 avril 1835, fils de feu Léopold
Ier Georges-Chrétien-Frédéric, Roi des Belges,
et de feue Louise-Marie-Thérèse-Isabelle,
princesse d'Orléans; veuf de Sa Majesté
Marie-Henriette-Anne, archiduchesse d'Autriche,
INAUGURE COMME ROI DES BELGES après prestation
de serment le 17 décembre 1865;
MM.
les docteurs Thiriar, Stienon, Depage nous ont
déclaré que Sa Majesté est décédée ce matin
à 2 h. 37.
|


Son successeur sera son neveu Albert
le fils cadet de Philippe de Flandres, frère du Roi,
mort en 1905 et dont le fils ainé était lui aussi
décédé en 1891
|
 Albert Ierprince de Belgique,
duc de Saxe,
prince de Saxe-Cobourg-Gotha

accède au trône de Belgique
le 23 décembre 1909

|
  
Après
la Première Guerre mondiale (1914-1918),
Albert Ier ne fit plus porter les titres duc(hesse) de
Saxe et prince(sse) de Saxe-Cobourg-Gotha,
qui étaient d'origine allemande (Duché de Saxe),
origine de l'envahisseur.
Toutefois ces titres sont encore présents
sur certains actes officiels (acte de naissance et de
décès...)
|
En 1910,
Les Anciens
Arbalétriers de
Visé fêtent leur 600e anniversaire

Ce fut l'occasion d'un grand cortège auquel les
Francs participèrent de manière officielle en
ouvrant celui-ci.
Au lieu dit "le Tochet" près de la rue du
Perron actuelle, les Tambour-Majors des Arbalétriers
et des Francs Arquebusiers se serrèrent la main au
milieu de la rue sous les vivas d'une foule
enthousiaste.
L'amitié entre Anciens Arbalétriers et Francs
Arquebusiers ne s'est depuis jamais démentie.
De nombreuses sociétés venues de Belgique et
d'ailleurs étaient présentes au cortège
Les Anciens Arquebusiers avaient refusé d'y
participer, leur harmonie St Martin s'y opposant par
13 voix contre 7 et une absention... (Journal d'Aubel
31/7/1910)
C'est aussi une époque d'inondations
comme on le voit ici à Cheratte

|
1913
 
L'ancien local de la
Renaissance
occupé jusqu'en 1913 par les Francs Arquebusiers

En 1913,
Les Francs doivent abandonner
leur local de la Renaissance
Les
Francs doivent quitter la Renaissance qu'ils
continuaient d'occuper depuis 1909.
Lambertine Paulus décède. Elle est l'héritière de
l'ancien Président Gilles Paulus, veuve d'Henry
Joseph Haulet, et mère d'Henri et Léon Haulet tous
deux anciens arquebusiers.
Le bail du gérant venant à expiration, les
propriétaires de la Renaissance mirent le bâtiment
en vente, en effet la gilde des arquebusiers n'avait
jamais acquis le bâtiment où elle tenait ses
fêtes.
La vente de la renaissance est alors décidée et
elle tombera entre les mains de la coopérative des
anciens arquebusiers
Les Francs Arquebusiers ne participèrent pas
aux enchères car ils projetaient la construction
dun nouveau local dans la rue Dodémont
actuelle, à proximité du nouveau centre ville qui
se développait alors aux environs de la gare.
Un des membres de la Compagnie y possédait un
terrain.
Cest ainsi que le local de la
Renaissance, dabord acquis par une tierce
personne, fut finalement racheté par les Anciens
Arquebusiers qui entrèrent effectivement en sa
possession en 1913 en y faisant leur rentrée
officielle pour leur fête du 1er juin et
s'empressèrent d'expulser les Francs.
Des assiettes provenant de la Renaissance sont
toujours visibles au musée des Francs Arquebusiers
Les Francs Arquebusiers récupérèrent de la
Renaissance une partie du patrimoine qui se trouve
aujourd'hui au musée, quittant en 1913
le local avec une charette à bras sur laquelle ils
avaient tout entreposé.
En 1914 l'ancien local de notre gilde sera brûlé
par les troupes allemandes et reconstruit dans sa
forme actuelle grâce au soutien financier de
l'Office des Régions Dévastées
(sigle O.R.D. visible sur les façades de beaucoup de
maisons visétoises).
La Grande Guerre arriva et le projet de construction
du nouveau local fut remis à plus tard.

et la Renaissance après le passage des allemands en
août 1914

Il ne reste rien aujourd'hui du bâtiment original,
un autre immeuble a été construit à la place
voir page Le
local
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Le 30 août 1913, promulgation de
la loi instaurant le service militaire général
(appel sous les armes de tous les fils d'une famille). |
| Vers la suite du 20e siècle de 1914
à 1925 |
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