armoiries des Arquebusiers de Visé ®modèle déposé

Les Anciens Arquebusiers de Visé - le 20e siècle première partie

Vous entendez "Vers l'Avenir" aussi connu sous le nom de "L'Expansion Belge",
hymne colonial chanté autrefois dans nos écoles
chantée par Manon Selyn ( chanteuse Belge ) et arangée par Olivier Strivet, cette chanson a été remise à l'honneur pour un groupe d'anciens du Congo ( Ecole de Watsa ) disponible au prix de 6 € auprès de manon_selyn@msn.com.

Home Retour au 19e siècle Vers la suite du 20e siècle de 1914 à 1925 dernière mise à jour:20/06/10

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Paroles ci-dessous en 1905

En 1900,

la gilde participe à un concours des joyaux des gildes et y remportera plusieurs prix.
Sur une des rares photographies existante, on peut contempler l'ancien patrimoine des Arquebusiers de Visé,
malheureusement disparu aujourd'hui.
Elle remporta aussi le prix de la société la plus nombreuse des gildes de Belgique

L'exposition de 1900

expo joyaux des gildes Liège 1900

Parmi les objets exposés, plusieurs pièces viennent de membres qui les ont prêtées pour l'occasion ainsi que les deux statues de St Martin qui seront détruites pendant la grande guerre
Sur la photo générale on voit celui du centre, l'autre est à droite près de l'escalier
Vieux St Martin statuie détruite en 1914 St Martin des Francs Arquebusiers détruit en 1914

En 1901
A l'occasion de l'inauguration du Dapeau Royal et de celui offert par Mademoiselle Fayn
la compagnie pose pour la postérité
on reconnait Clément Scaff au premier rang
Les Arquebusiers de Visé en 1901
le 3 novembre de la même année vient au monde Léopold


(Léopold Philippe Charles Albert Meinrad Hubertus Marie Miguel)
(3 novembre 1901, 25 septembre 1983)
il deviendra le quatrième roi des Belges, du 23 février 1934 au 16 juillet 1951.
Il était le fils d'
Albert Ier et d'Élisabeth de Bavière.
Léopold, prince héritier, alors adolescent,
combattit comme simple soldat durant la première guerre mondiale avec le 12e Régiment de Ligne.
Après la guerre, il fut inscrit au St. Anthony Seminary à Santa Barbara, Californie.

En 1902

Le Roi Léopold II octroit le titre de "Royale" à la gilde et lui alloue 200 francs et un nouveau drapeau alors que le Prince Albert accepte la présidence d'honneur de la compagnie.

Mademoiselle Fayn offre à cette occasion un nouveau drapeau sur lequel elle fera broder "en reconnaissance de ma famille"
La gilde fera aussi partie de l'escorte chargée de rendre les honneurs lors de la Joyeuse Entrée à Liège du Prince héritier Albert et de la Princesse Elisabeth.
La gilde y assista avec drapeaux, musique,tambours, sapeurs et cantinière. Neuf officiers portaient des fusils.
St Martin était escorté de deux étendards et de deux hallebardiers.
Le mayeur portait la canne de Roy.
Toute la compagnie s'y rendit au train au départ de Visé à 8h39. Les dépenses de cette
sortie s'élevèrent à 245 francs 25 centimes.

En avril 1902.
le pays est en proie à des troubles et des manifestations. Le Parti Ouvrier vient de subir sa première défaite.
Soutenu par le Parti Progressiste de Paul Janson, il avait engagé une grève en faveur du suffrage universel, mais la résistance du gou-vernement a eu raison des manifestants.
Soixante mille gendarmes, policiers et gardes civiques ont été lancés dans une répression qui a fait deux morts à Houdeng le 11, autant à Bruxelles le lendemain et 6 tués dans les rues de Louvain.
Devant cette hécatombe, le Parti Ouvrier a dû se résoudre à conseiller aux 300.000 grévistes la reprise du travail. Il faudra attendre 1919 pour voir établit le suffrage universel pur et simple et le droit de vote à partir de 21 ans, les femmes en resteront exclues jusqu'en 1948

Le 19 septembre à 7h35, seule à Spa où elle séjourne depuis un long moment, la Reine Marie-Henriette s'éteint.
Depuis dix jours elle ne quittait plus son fauteuil. Léopold II a qui un télégramme est envoyé séjourne alors dans les Pyrénées avec sa maîtresse.

Le 15 novembre, Léopold II echappe à un attentat

En 1903

Le Roi Léopold offra un superbe prix de tir à la gilde: 12 couverts en argent.
La même année Melle Fayn fit don d'un nouveau drapeau, celui des membres honoraires et invités.
La gilde participe à une manifestation organisée à Liège en l'honneur de la chorale La Légia.

En cette année 1903 décède ler 11 avril le président Gilles Joseph Paulus, propriétaire du local de la Renaissance
local des arquebusiers et d'aures sociétés comme la Dramatique ou la société de gymnastique Les Volontaires visétois.
Mort sans descendance, on se tourne vers sa famille tropnombreuse qui loue alors le localà un gérant François Joseph Léon Brouha.
Cette année aussi Joseph Alexandre Scaff démissionne de la compagnie, semble-t-il parce qu'il est mécontent de ne pas avoir été soutenu et élu lors des élections commuales qui virent une majorité catholique s'installer.


le 10 octobre 1903

Charles-Théodore
, Henri, Antoine, Meinrad de Belgique,
prince de Saxe-Cobourg-Gotha, duc de Saxe,
prince de Belgique,
comte de Flandre
nait à Bruxelles
Il est second fils du roi Albert Ier et de la reine Élisabeth.

En 1905


Le Roi fit dont à la compagnie de son portrait en uniforme de Lieutenant-général

La Belgique fête le 75e anniversaire de son indépendance

Lors des festivités alors organisées, la compagnie participera à divers cortèges;
Celui de l'inauguration de l'exposition de Liège puis de celui des sociétés costumées à Liège également le 2 juillet 1905 où elle remportera plusieurs médailles et une prime de 400 francs puis
au cortège des drapeaux de Bruxelles,
où on retrouvera aussi les
Arbalétriers visétois.
100 ans plus tard, les Francs Arquebusiers seront à nouveau invités aux cérémonies officielles pour la même occasion en souvenir de la participation des arquebusiers aux combats de 1830
(voir page
Bruxelles)
Voici des vues extraites de ce concours, si d'aventure quelqu'un trouvait celle concernant les Arquebusiers de Visé, nous serions reconnaissant qu'il l'envoie au
webmaster.
Cortège des Drapeaux Bruxelles 1905 :Les Arbalétriers de Visé Cortège des Drapeaux Bruxelles 1905, les Gildes Brabançonnes Cortège des Drapeaux Bruxelles 1905, les sociétés d'agrément

Le cortège des gildes, défilé des bannières Bruxelles 1905
Les pages ci-dessus et dessous sont extraites de l'Illustration belge de 1905
(collection M. Poelmans)
Ci-dessous on retrouve en haut à gauche et au milieu les Arbalétriers de Visé


Le 16 juillet eut lieu sur la place de l'Hôtel de ville le défilé des grands serments, des tirs, des jeux de balle; en ce cortège apparurent également la famille des géants et le cheval Bayard. C'était tout l'Ommegang ressuscité !
La médaille, conférée aux sociétés participantes, au nombre de 40 exemplaires en argent ct :3 en vermeil, porte l'inscription: CONCOURS  DE TIRS ET JEUX POPULAIRES --WEDSTRIJD  VOOR  VOLKSSPELEN

Une des plus belles manifestations patriotiques et artistiques de la capitale fut le cortège-concours des drapeaux, étendards, bannières et cartels, ainsi que le défilé des trésors ct des joyaux des gildes du pays entier, à travers les rues de Bruxelles, le 20 juillet 1905.
Plus de six cents sociétés y parurent, parmi lesquelles on compta cent et seize gildes, corporations, confréries ct chambres de rhétorique. Le déploiement de leurs riches joyaux ot antiques trésors, drapeaux, fanions, colliers, blasons, masses, armes, médailles, ec., fit sensation.

Comme récompense, il fut accordé aux sociétés un diplôme, œuvre artistique de . Teirfinck , de la section dos Beaux-arts de la  ville de Bruxelles, et un exemplaire de la médaille avec cette inscription : CONCOURS  DE DRAPEAUX ET  TRÉSORS DE GILDES 1 - -- VLAGGEN EN GILDENFEE8T

De ce type furent distribués 600 exemplaires en argent et 50 en vermeil.

Souvenirs numismatiques des fêtes jubilaires de 1905 par Edouard Laloire

A Bruxelles les arquebusiers avaient remporté une médaille de vermeil et plusieurs primes ainsi qu'un premier prix et une médaille d'argent dans la catégorie des drapeaux modernes, puisqu'il était d'usage à l'époque de remettre des prix lors de telles manifestations.
Voir page Musée
Les Arquebusiers de Visé en 1905, gravure de Nicolas Dorville,rééditée par les anciens arquebusiers
Les Arquebusiers de Visé en 1905
gravure de Nicolas Dorville réalisée à l'occasion de l'expo internationale de Liège en 1905
Grand concours de tir de 1905, Prix du Roi Léopold IIEn 1905 également eurent lieu partout dans le pays de grandes fêtes commémoratrices et l'une d'elles fut organisée par la Garde Civique qui mit sur pieds un concours de tir international
Ce fut un franc succès, des tireurs de toutes disciplines accourèrent de partout, tant de Belgique que des pays étrangers, tant civils que militaires

Des prix magnifiques furent remis a cette occasion, insignes, coupes, sommes d'argent

Prix de tir de la Garde Civique. Coll.M. Poelmans

Insignes Prix de Tir de la Garde Civique
(Collection Marc Poelmans)

Prix de tir argent
Tireur d'élite frappée avers-revers
Tir au Comblain, tireur d'élite
avec couronne d'or au lieu d'argent pour
3 années consécutives.
Ces insignes se portaient sur la manche sauf pour celui d'or qui se portait sur la poitrine

insigne de Maître Tireur de la Garde Civique en 1905, frappée à l'avers et au revers, col. M. PoelmansInsigne de champion de tir de la Garde Civique; couronne dorée, trois fois champion, se porte sur la poitrine au lieu de sur l'épaule.Col. M. Poelmans
Compagnie des Chasseurs de Bruges 1830-1905. Col. M. Poelmans
Médailles et prix de tir
Collection Marc Poelmans
1er prix de Tir Armée Belge. Col. M. Poelmans1er prix de Tir Armée Belge. Col. M. Poelmans
Société de Tir  Armée Territoriale de Lyon 1877. Col. M. Poelmans

En 1905,

Philippe de Belgique
né Philippe Eugène Ferdinand Marie Clément Baudouin Léopold Georges
de Saxe-Cobourg-Gotha
né le 24 mars 1837
décède le 17 novembre 1905
Philippe de Belgique, Comte de Flandres

C'était un excellent tireur et un bon cavalier
Sénateur de droit, il ne siégea jamais à la Chambre haute.
Frappé d'une surdité précoce, il refusa le trône de Grèce en 1863, de même qu'il déclina, en 1866, l'offre d'épouser Isabelle de Bragance, fille héritière de l'Empereur Pedro du Brésil.
La même année, il rejette le titre de prince régnant des principautés roumaines.
Il préféra mener une vie très bourgeoise dans l'intimité de son palais bruxellois et ses relations avec le Roi Léopold II étaient assez glaciales

Il était prince de Belgique titré Prince Philippe,
Comte de Flandre,
Duc de Saxe,
Prince de Saxe-Cobourg-Gotha.

Il était le fils de Léopold Ier et le frère cadet de Léopold II
à qui il aurait du succéder suite à la mort de l'héritier, le fils du roi Léopold II,
le Prince Léopold qui mourut le 22 janvier 1869.
Mais Léopold II avec quyi les relations étaient assez tendues avait plutôt décidé que ce serait son fils qui lui succéderait.

Philippe de Belgique était le père
du Prince Baudouin, héritier présomptif du trône décédé le 23 janvier 1891,
et du Prince Albert futur Roi que l'on verra toujours aux côté de Léopold II entre autres sur les illustrations.

La Cité Ardente

Le Comte Henry Carton de Wiart (Bruxelles, 31 janvier 1869 - Uccle, 6 mai 1951) était un écrivain et un homme politique belge.
Issu d'une famille noble hennuyère, il naît à Bruxelles en 1869
Après des études secondaires au Collège Saint-Michel, il étudie le droit à l'Université libre de Bruxelles.

Henry Carton de WiartMembre du parti catholique, il est élu député de Bruxelles en 1896.
Ministre de la Justice de 1911 à 1918, le nom d'Henry Carton de Wiart reste surtout attaché à l'importante loi sur la protection de l'enfance en 1912, qui crée les tribunaux pour enfants, prévoit des mesures pour les mineurs délinquants et institue la déchéance paternelle.
Il reçoit les félicitations personnelles du roi Albert Ier qui apprécie cette nouvelle loi.

Après la Première Guerre mondiale, il sera premier ministre de 1920 à 1921.
Au cours de cette année a lieu la deuxième révision de la Constitution belge et la création de l'Union économique belgo-luxembourgeoise.

Auteur de plusieurs romans historiques et ouvrages autobiographiques, il fait partie en 1920 des premiers membres de l'Académie royale de langue et de littérature françaises de Belgique et le restera pendant 31 ans jusqu'à sa mort le 6 mai 1951.
Durant la Question Royale, il est un fervent défenseur du Roi Léopold III.

En 1905,
il écrit le roman" La Cité ardente ",
roman historique qui raconte l'épopée des 600 Franchimontois qui attaqueront Charles le Téméraire en 1468 et qui a donné un nouveau surnom très utilisé aujourd'hui pour qualifier Liège.
Le surnom est resté pour suggérer une cité animée, aux activités commerciales et culturelles intenses, connue pour le caractère chaleureux et bon-vivant de ses habitants.

Ce roman fut réédité par les Editions Jourdan en 2005
Dans La Wallonie, le Pays et les Hommes, le grand poète wallon Thiry fait une place à part à cet ancien Premier ministre:

"Il faut faire la place qui lui est due à ce livre paru en 1910; dont le titre devait connaître une si curieuse fortune, La Cité ardente d'Henry Carton de Wiart. L'entreprise était périlleuse de mettre en roman chevaleresque l'épopée liégeoise des Six cents Franchimontois, dans un style qui ne craint pas de se harnacher à l'ancienne, à grand renfort d'archaïsme et d'héraldique. L'événement n'est pas seulement littéraire: un jeune chef de la droite majoritaire au parlement belge vient apporter sa pierre - peut-être en partie inconsciemment - à l'édifice de la nouvelle conscience wallonne. Car le livre eut un succès populaire. Et si la Wallonie doit à Albert Mockel d'avoir appris son nom et de l'avoir vu diuffuser dans le monde, Liège doit à Henry Carton de Wiart le surnom dont elle sera saluée dans toute la France quatre ans plus tard, quand ses collines seront embrasées de combats. (Tome II, Arts et Lettres, la renaissance du livre, Bruxelles, 1978, pp. 422-423).

Le 30 avril 1885, Léopold II était devenu officiellement souverain de l'Etat Indépendant du Congo
et en 1905 en hommmage au Roi et dans l'effervescence des grandioses festivités des 75 ans de l'indépendance
est créé l'hymne "Vers l'Avenir", que vous entendez sur cette page, qui deviendra véritablement un hymne du Congo.
Aussi connu sous le nom de "l'Expansion belge", on le chantera très longtemps de concert avec la Brabançonne dans les écoles tant congolaises que belges jusque pratiquement l'indépendance du Congo en 1960 et même au-delà.


Vers l'Avenir
"Naar wijd en zijd "
(l'Expansion Belge)
Chant national
composé et chanté pour le roi le 9 janvier 1905 alors que Gevaert était directeur du Conservatoire Royal de Bruxelles
Chant patriotique qui était chanté dans bien des écoles, tout comme notre hymne national, la Brabançonne.

Il s'agissait de deux auteurs néerlandophones.
Gentil Theodoor ANTHEUNIS 1840- 1907 (paroles)       François Auguste GEVAERT 1828-1908 (musique)

Vers l'Avenir

Le siècle marche et pose ses jalons
Nous marquant une étape nouvelle;
Nous le suivons, et nous nous rappelons,
Nos aïeux et leur gloire immortelle.
Si ton sol est petit, dans un monde nouveau,
L'avenir qui t'appelle a planté ton drapeau:

Marche joyeux, peuple énergique,
Vers des destins dignes de toi;
Dieu protège la libre Belgique
Et son Roi !

Ta longue paix, autant que longs combats
Au travail exerçait ta vaillance;
Et tes progrès disaient à chaque pas
Ton génie et ta fière endurance.
Si ta force déborde et franchit ses niveaux,
Verse-la, comme un fleuve, en des mondes nouveaux :

Marche hardi, peuple énergique,
Vers des destins dignes de toi;
Dieu protège la libre Belgique
Et son Roi !

O terre sainte, ô terre des aïeux
Leurs sueurs et leur sang l'ont pétrie;
Et loin ou près, sauront tes fils pieux,
Honorer, élargir la Patrie.
Si des frères s'en vont, il en est par milliers
Qui, fidèles gardiens, défendront tes foyers :

Va sans faiblir, peuple énergique,
Vers des destins dignes de toi;
Dieu saura protéger la Belgique
Et son Roi !

Naar wijd en zijd

De tijd spoedt heen en bakent reeds de laan,
Waar ook nieuwere tijden ons wenken;
Wij volgen fier en zullen langs de baan
Onze roemrijke vaad’ren gedenken.
Is uw bodem hier klein, ginds toch wacht u een strand,
Als een wereld zo groot, waar uw vlag staat geplant:

Immer vooruit, dappere telgen,
Moedig en vrij, vast hand in hand;
God omsluite in zijn zegen, der Belgen
Vorst en Land !


Uw lange vreê zowel als kamp en strijd,
Heeft uw vuisten verhard bij het werken,
En wat gij schiept en bouwdet wijd en zijd
Draagt uw eerlijken naam en uw merken.
Zwelt uw ader, te nauw voor uw bruisende bloed,
Laat het stromen alom als een vruchtbare vloed.

Immer vooruit, dappere telgen,
Moedig en vrij, vast hand in hand;
God omsluite in zijn zegen, der Belgen
Vorst en Land !

O heil’ge grond, der vaad’ren erve en bouw,
Door hun zweet en hun bloed ons verkregen;
Of verre, of na, hem zullen hou en trouw,
Hunne zonen bewaren in zegen.
Wijken kinderen uit, hier toch vaardig geschaard,
Zijn er duizenden steeds die beschermen den haard:

Immer vooruit, dappere telgen,
Moedig en vrij, vast hand in hand;
God omsluite in zijn zegen, der Belgen
Vorst en Land !

En 1908,
changement encore pour l'adoption d'un pantalon rouge.
Le choix de cette couleur, symbole du parti catholique, sera aussi un des motifs de troubles dans la gilde,
dont les vieux membres se veulent apolitiques.

Beaucoup de membres se sont opposés à ce que, comme autrefois pour le Prince-Evêque, autorité politique et religieuse,
les honneurs soient rendus de la même manière à l'évêque de Liège en visite à Visé lors des confirmations, lequel ne représentait plus une autorité dirigeante mais exclusivement religieuse à laquelle la gilde n'avait plus de raison de se soumettre.

C'était en effet le Prince et non l'Evêque qui accordait autrefois les titres, privilèges et statuts
et l'abolition de l'Ancien Régime ne reconnaissait plus aucun pouvoir à un évêque, simple représentant du pouvoir religieux.
Ils ne remettaient pas en cause leur religion, mais le parti catholique.
Nous sommes dans une période où existent politiquement les "cléricaux", proches du parti catholique, et les "anti-cléricaux" proche du parti libéral, il n'existe pas encore à l'époque de parti socialiste.

Si les anciens statuts prônaient l'appartenance à la religion catholique, de nombreux membres refusèrent ce virage politique trop marqué vers le parti catholique
et boudèrent alors la fête jusqu'à un éclatement.

Une dissidence interne conduisit au début du XXe siècle à un éclatement de la vieille gilde.

En 1909,
une grande partie de celle-ci, le Président Clément Scaff en tête, suivi de nombreux membres du comité directeur et des plus vieux membres, opta pour la dénomination de
FRANCS ARQUEBUSIERS


entendant par le terme FRANC perpétuer,
sans attache philosophique ou politique aucune,
les traditions des ancêtres de 1579.
Cette neutralité idéologique et politique deviendra
l'article 1 des statuts adoptés en 1910.

Ils voulaient se démarquer d'une frange de dissidents qui essayaient de faire prévaloir leurs opinions religieuses et politiques au sein de la gilde.
Clément Scaff s'était aussi plaint d'avoir dû essuyer des commentaires inappropriés lorsqu'il venait au local accompagné d'amis arbalétriers.

armoiries des Scaff
SCAFF
le blason des Francs entre 1910 et 1926
FRANCS ARQUEBUSIERS

Selon la presse favorable aux Francs, ils furent une centaine à défiler lors de leur sortie sous leur nouvelle appellation.
La presse opposée mentionna qu'ils étaient à peine soixante.
Une moyenne logique nous en donne donc 80 restés fidèles à la bannière des Francs Arquebusiers, soit plus de la moitié de la compagnie, les autres préférant quitter la gilde et s'affilier chez les anciens-arquebusiers.
Ce nombre est confirmé par les archives reprenant les cotisations et les dons faits aux Francs
que l'on retrouve entre autres dans les listes de souscriptions établies pour la confection des nouveaux drapeaux.
Pierre Humblet Empereur en 1910

Le 1er juillet 1910, se crée une Coopérative des Anciens Arquebusiers, composée avec les membres fondateurs;
Léon Meurice bourgmestre catholique, Léon Brouwers-Smeets, Maurice Fossoul, Martin Scaff-Van Proemen (cousin d'Alexandre et Clément), Jean Leers empereur, Walthère Roujob, Léon Haulet qui deviendra président, Henri Haulet, François Heuchenne et Denis Albert.

Ils entérinent ainsi la scission qu'il ont provoquée.

Cette partie dissidente de la compagnie avait conservé le nom d'Anciens Arquebusiers et gardait les drapeaux sous ce nom que les Francs ne voulaient plus.
Elle se raccroche à cette particularité comme à une bouée de sauvetage pour arguer aujourd'hui que leur association, n'ayant pas changé de nom, est soit-disant la seule légitime alors qu'il suffit de comparer la composition du comité des arquebusiers avant et après la scission pour se rendre compte qu'il n'en est rien.

La reconnaissance que les Anciens Arquebusiers ont eue de la Communauté française en 2006 et derrière laquelle ils se retranchent comme si c'était un titre de noblesse,
ne leur donne pas plus d'authenticité que les Francs.
Le retard dans le dossier n'est rien d'autre qu'une manoeuvre d'origine politique.
Alors qu'ils ne demandaient que la reconnaissance de leur musée, la proposition de reconnaître les Francs-Arquebusiers comme patrimoine immatériel fut formulée en 2003 par Rudy Demotte lui-même alors ministre de la culture puis par son successeur Christian Dupont, puis par Fadina Laanan qui lui succéda comme le prouvent les écrits ci-dessous

En fait il est certain que certains ont intrigué afin de freiner le dossier et les demandes de renseignements sur son avancement restent lettres mortes ce qui le démontre à suffisance. De plus il est plus que certain que les renseignements fournis au niveau de la ville de Visé lorsqu'on pose des questions sur les gildes de Visé font la part belle aux anciens arquebusiers et remettent en cause l'existence des Francs Arquebusiers.
Le parti pris de certains employés communaux est on ne peut plus clair. Ils se reconnaîtront.
Dans le même ordre d'idées, les lettres et mails moqueurs d'auteurs courageux et anonymes régulièrement reçus justifient l'absence de forum sur ce site.

Mais les intrigants viennent de se casser les ongles.
En effet, après avoir réexaminé la situation, laquelle est bien expliquée par plusieurs auteurs dans le livre "Visé, terre de gildes", le comité du patrimoine s'est rendu compte que des informations volontairement erronées avaient été fournies, on trouvait par exemple dans le dossier que les Francs étaient une dissidence ... des arbalétriers.
Les Francs Arquebusiers ont enfin officiellement été avisé ce 15 juin 2010 de leur reconnaissance comme patrimoine immatériel de la Communauté française, l'acte final signé par le ministre devrait leur parvenir avant la fête de novembre.
Quant à ceux qui ont fournit de mauvaises informations, nul doute qu'ils se sont fait des amis parmi les personnes qu'ils ont trompées...

La scission eut pour effet immédiat de séparer le patrimoine de l'ancienne gilde.
Le patrimoine de la compagnie fut dispersé, chacun conservant les objets qu'il avait en garde en fonction du choix qu'il fit vers l'une ou l'autre gilde.
En fait n'étant pas constituée sous la moindre forme de société quelconque, tout appartenait à tout le monde, et on joua la carte du premier servi.
Le local n'appartenait pas non plus à la compagnie, il était loué à M. Brouha qui marchait dans les rangs des Francs
Les anciens-arquebusiers se retranchent aujourd'hui derrière leurs reliques comme autant de trophées qui selon eux, légitimeraient leur ancienneté.
En fait, chacun garda ce qu'il avait mis de côté ou qu'il gardait chez lui et cela revint à la compagnie qu'il rejoignit.
L'empereur Leers passa ainsi avec son collier du côté des anciens-arquebusiers qui conservèrent également d'anciennes statues.
Ces statues furent détruites en 1914.

Quant au collier, selon les sources d'un historien digne de foi, il subit une très importante restauration à Bruxelles entre les deux guerres et on ne peut affirmer avec certitude, faute d'analyses exactes, probandes et impartiales, qu'il s'agit du collier original et dans quelle mesure cette restauration ne consista pas à en refaire une copie, éventuellement avec l'argent du collier original, le cas ne serait pas unique en son genre ( à Montzen le papegay fut fabriqué avec l'argent des anciennes médailles des rois du tir antérieurs).
Cette affirmation dans la presse locale n'amena aucun démenti dans les années 80, et les Anciens-Arquebusiers publièrent un jour dans leur magazine le Papegaie que deux placards auraient été authentifiés (sur les 11).
Les études tendant à démontrer pourquoi aucune identification des fabricants originaux des différents placards n'est possible sont assez fumeuses, ceux-ci auraient par exemple omis volontairement d'apposer leur marque afin d'éviter certaines taxes... sur un objet clairement exposé à la vue de tous, alors qu'au contraire de tels ormements leurs auraient fait une sacrée pub.
Il n'en reste pas moins que c'est une belle pièce d'orfévrerie dont les auteurs mériteraient d'être connu
Ce n'est que vers la fin du 20e siècle qu'une théorie selon laquelle il aurait été enterré en 1914 fit son apparition.
A noter que la bonne foi de certains peut facilement avoir été abusée par des anciens qui ont préféré taire certaines choses dans l'intérêt de leur compagnie plutôt que de dire la vérité à leurs enfants.
Les Anciens-Arquebusiers n'ont jusqu'à présent jamais pu prouver l'authenticité de leur collier par une analyse sérieuse alors que des méthodes existent, il est possible aujourd'hui non seulement de dater l'âge d'un métal, mais aussi de dire si celui-ci a été façonné à la date qu'indique son âge ou plus tard.
Il est en effet facile d'utiliser un matériau ancien en confectionnant un faux moderne, c'est très courant dans le domaine des faussaires en oeuvre d'art. Une datation du papegay de Montezn lui donnerait un âge plus ancien que son âge réel puisque comme dit plus haut, il fut coulé avec l'argent des plus anciennes médailles.

Les Francs Arquebusiers eurent un autre collier, certifié du 16e siècle ou début 17e celui-là, offert en 1960 par un membre de la gilde éminent collectionneur, Etienne Michaux, dont personne n'a jamais mis en doute les compétences et qui fut aidé d'Alfred Jaminet, un arquebusier qui lui trouva cette petite merveille.
Le Collier de l'Empereur des Francs Arquebusiers, placard central St Martin
1914 mis tout le monde d'accord, la quasi totalité du patrimoine fut détruite lors de l'incendie de la ville,
rien ne subsiste de ce que l'on voit sur la photo de l'exposition de 1900,
laquelle par ailleurs reprend pas mal d'objet personnels de membres qui les avaient prêtés à cette occasion.
Afin de préserver leur patrimoine pictural, les Francs Arquebusiers sont aujourd'hui seuls propriétaires des blasons de la gilde (les trois en haut de cette page) et du drapeau rouge et bleu et ont seul le pouvoir d'en accorder, ou interdire, l'utilisation.

En outre les blasons tels qu'ils sont spécifiquement dessinés sur le présent site sont propriété exclusive de Marc Poelmans
pour lequel ils ont été spécialement commandés et dessinés par un professionnel.

ci-dessus les actes officiels de propriété intellectuelle des Francs Arquebusiers
cliquer pour agrandir

Les dissidents, rassemblés sous le nom d'Anciens Arquebusiers, tentèrent une ultime démarche;
sous prétexte du changement de dénomination, afin d'empêcher les Francs de porter le millésime 1579 sur leurs drapeaux,
mais, furent déboutés par la Justice qui les condamna à payer les frais de procédure
contrairement à ce qu'ils affirmèrent pendant des dizaines d'années, et, abusés par la tradition orale colportée par les plus anciens, les plus jeunes ne se rangeront à l'évidence qu'une fois mis en présence des archives de la Justice de Paix de Visé.
Leurs anciens sont-ils encore crédibles une fois les mensonges clairement prouvés ?
(voir la page:
Tribunal de Paix du Canton de Dalhem, Audience du 24 juillet 1911 )
voir à cette page un communiqué officiel inséré à la demande des Francs Arquebusiers

Cependant, très proches du parti catholique, à une époque où l'on parle de cléricaux et d'anti-cléricaux,
ils réussirent toutefois à leur interdire l'accès de l'église,
même s'ils s'en défendent encore, arguant qu'ils n'étaient pas les maîtres du clergé local.
On connaît le poids de certaines influences ...
Le Doyen Lemmens de la Collégiale saint Martin de l'époque en ferma l'accès aux Francs;
il avait pris fait et cause pour les "Rouges"; surnom donné aux Anciens Arquebusiers Visétois toujours aujourd'hui en référence à la couleur écarlate des pantalons de leurs officiers,
qui même si elle avait semble-t-il déjà été portée autrefois était en 1910 la couleur officielle du parti catholique
et un des motifs de discorde.

Les Francs interdits d'église furent contraints à modifier la cérémonie religieuse remplacée depuis lors par un hommage aux défunts au cimetière de Lorette

Contrairement à certaines assertions, les Francs n'ont donc jamais délibérément modifié leurs traditions et supprimé la grand-messe traditionnelle, mais y furent contraints et forcés.
Le Doyen Van den Peerenboom leur proposa même fin du 20e siècle d'y revenir,
mais les susceptibilités bien trop à fleur de peau encore près de 100 ans plus tard, ont incité les Francs à décliner l'invitation.

Et puis la cérémonie au cimetière revêt un caractère tellement exceptionnel, tant pour les membres que pour le public extérieur, qu'un retour en arrière n'est même pas envisageable.

Nous ne doutons pas un instant qu'il y avait certainement à la fois du bien et du tort entre les opposants et que ces oppositions devraient aujourd'hui être considérées comme appartenant à l'histoire et au passé, mais certains excités ont vraiment besoin d'être remis à leur place et on assiste encore aujourd'hui à des dégradations de panneaux signalant la fête des Francs, dégradation sans rapport avec eux prétendent-ils.

Il va de soi qu'aujourd'hui, si des divergences de vues restent entre les deux compagnies devenues rivales,
celles-ci n'ont plus aucune connotation d'ordre idéologique.
On retrouve en leur sein tous les partis politiques confondus même si parfois des tendances un peu trop claires sont montrées de la part de certains ou au vu des personnalités présentes ou invitées.

Rien ni personne ne peut contester
à toutes deux
leur appartenance à la gilde originale de 1579.

Afin d'applanir certains différents (voir Infos 2005 du 14-11, et infos 2006 du 10-5 ) qui en 2006 subsistent encore chez des extrémistes aux idées par trop étroites, le Général-Président Didier Kinet a demandé par deux fois de manière officielle une rencontre avec le comité directeur des Anciens Arquebusiers, sans succès.
Mais il est clair que l'égocentrisme de laplupart des Anciens-Arquebusiers qui se croient les meilleurs et méprisent les autres qu'ils veulent écraser de leur superbe, empêchera toujours les deux gildes de s'entendre.
Avoir autant de classe dans leurs cortèges (jusque midi du moins) alliée à un esprit aussi étroit est vraiment regrettable...

1910

Décès du président d'honneur des Francs Arquebusiers Clément Scaff, président depuis 1903, puis président d'honneur à partir de 1909.
Les francs entrèrent ans la Collégiale St Martin avec leur drapeu alors même que le doyen leur avait interdit d'y célébrer leurs fêtes

Dès 1910 et aujourd'hui encore,
pour rappeler leur première sortie officielle sous leur nouvelle dénomination empreinte de liberté,le banquet de ceux que les visétois appelaient affectueusement "les vîx rodjes"
se tient traditionnellement en mars
.

Il faut raison garder.
Certains membres des sociétés visétoises se comportent réellement comme de véritables officiers de régiments de l'armée, alors que les gildes ne sont somme toute que des sociétés folkloriques.
Ce terme n'ayant pourtant strictement rien de péjoratif est abhoré par certains qui lui substituent le mot "historique" qui a mieux sa place en ce qui concerne les anciens combattants, ce que rappela le jugement de 1910 qui débouta les Rouges:
"Qu'il est libre en un mot à chaque groupe d'individus formant une Société d'Agrément de prendre à ses risques et périls la désignation qui lui convient et de marcher sous une bannière
affichant leur goût
plutôt pour la fantaisie que la vérité historique."

Dans l'Entre-Sambre et Meuse, on n'a pas peur du mot folklorique qui qualifie toutes les "marches" bien plus célèbres que les compagnies visétoises.

Pour expliquer cette séparation qui près de 100 ans plus tard porte encore des séquelles, il faut se remettre dans le contexte politique et électoral de l'époque où l'on assistait à des luttes dignes des films de don Camillo et où chacun rejeta la faute sur l'autre, avec l'esprit très Clochemerle de Visé.

Certains prétendent que la scission fut due au fait que le Président Scaff n'aurait pas été soutenu par les membres de la gilde lorsqu'il se présenta aux élections de 1903 et en aurait gardé rancoeur.
Cette hypothèse tient difficilement la route car pourquoi n'a-t-il donc pas démisionné à cette époque marquant ainsi son dépit ?
Au contraire, continuant sa présidence, il regroupa la plupart des membres de la gilde sous l'appellation de Francs Arquebusiers, 7 ans plus tard.
Et pourquoi, ceux qui ne l'auraient pas suivi sur le plan politique l'auraient-t-ils suivi en 1909 si seul cet argument politique en était vraiment la raison ?
Plus de la moitié des membres ont en effet continué les activités de la gilde sous le nom de Francs Arquebusiers,
montrant ainsi leur désaccord avec ceux qu'ils considéraient à l'époque comme des dissidents à l'esprit initial de la compagnie qui était une compagnie militaire et non religieuse même si certaines de ses manifestations se déroulaient à l'église et lors de certains événements religieux.

Dans un souci historique, une étude approfondie relatant les faits exacts et l'opinion des diverses parties mériterait d'être fait mais est toutefois difficile voire impossible à réaliser.
La plupart des acteurs aujourd'hui disparus, et beaucoup ne faisaient même pas partie de la gilde originale,
et ont opté pour une discrétion masquant des actes pas toujours avouables que leurs successeurs préfèrent souvent oublier.
Nous espérons pouvoir un jour publier la relation complète des faits en toute objectivité, rien sur ce site n'est cité sans pouvoir être prouvé par un document ou un témoignage digne de foi, mais cette étude ne sera possible quand chacune des parties en cause acceptera de nous livrer ses souvenirs et archives ...
et de balayer devant sa porte.
Il est plus qu'évident que certaines vérités sont particulièrment indigestes particulièrement par ceux qui sont de mauvaise foi.

Deux éditorialistes désireux d'augmenter leur nombre de lecteurs, et qui ne faisaient partie d'aucune des deux gildes,
se battirent à coup d'articles à l'époque dans "Le Petit Populaire" journal libéral appartenant au journal La Meuse et favorable aux Francs dont les articles étaient rédigés par M. Horion, membre des Anciens Arbalétriers et anticlérical notoire et "le Journal de Dalhem-Visé" de tendance ultracatholique favorable aux anciens arquebusiers.
Ces documents sont consultables à la bibliothèque des Chiroux de Liège, salle Capitaine.
Ils relatent, d'une manière plaisante à lire, le contexte de l'époque.

On y accuse les Francs d'être des francs-maçons et de même avoir des juifs dans leur rangs, ce qu'on n'oserait plus faire quelques années plus tard après la seconde guerre mondiale
(quoi que quand on voit la collaboration de certains; voir la page
1940-la seconde guerre mondiale-1950)
En fait il y avait bien un commerçant juif dans la compagnie à l'époque,
et des francs-maçons il y en a toujours eu un peu partout, chez les Francs Arquebusiers comme ailleurs,
mais ils font rarement état de leur appartenance à une loge quelconque ce qui ne me permet pas d'affirmer ou d'infirmer qu'il y en a encore.

Un chapitre spécial contenant les archives des Francs et les coupures de presse de l'époque sera mis sur ce site à l'occasion
mais cette affaire, vraiment trop locale et qui n'est qu'un petit épisode dans l'histoire de la gilde n'offre que peu d'intérêt pour les très nombreux alochtones qui consultent ce site.
A partir d'ici l'histoire des Anciens-Arquebusiers continue sous le nom de Francs Arquebusiers
dont le site officiel est
www.francs-arquebusiers.be
Vous retrouverez la suite de l'histoire de la gilde dissidente qui a opté pour l'ancienne dénomination d'Anciens-Arquebusiers sur leur site internet
où vous ne trouverez aucune trace de l'épisode concernant cette séparation.
On fait dire à l'histoire ce qu'on veut bien en retenir et les "blancs" sont assez fréquents...
Cette scission eut pour effet d'amenrer de npombreurses dissntion aux sein même de plusisuers familes, les Scaff, Roujob, Budin, ...

Blason des Francs Arquebusiers
Le blason actuel des Francs Arquebusiers
d'argent flanqué d'azur, à deux fusils ou arquebuses en sautoir entourés de palmes d'or,
l'une d'olivier l'autre de laurier,
les armes de la Ville de Visé sur le tout


L'écu est parfois couronné pour rappeler le titre de Royale de la gilde.

Avant 1926, l'écu central était d'argent à barre d'azur et devint comme aujourd'hui d'azur à bande d'argent lorsque la Ville de Visé reçut officiellement ses armoiries.
www.arquebusier.be www.francs-arquebusiers.be

Blason des Anciens Arquebusiers
Le blason actuel des Anciens Arquebusiers

deux fusils, une hache et un hoyau de sapeur en sautoir
les armes de la Ville de Visé sur le tout

l'écu central est toujours celui existant avant 1926 d'argent à barre d'azur.
Sur l'enclos de tir il est par ailleurs représenté à l'envers.

En 1909, au début de la scission, Anciens Arquebusiers et Francs Arquebusiers, sans en être propriétaires, occupèrent le même local, ... pendant un temps seulement.
Dans "le Petit Populaire" du 28 janvier 1910, on pouvait lire que le gérant du café, sympathisant des Francs expulsa les "Rouges" du local qu'il leur sous-louait jusqu'alors,
et "les Rouges" tinrent leur bal dans la Salle Mathot Rue du Pont ( journal d'Aubel 23/6/1910)
En 1910, Joseph Humblet écrit
Les Francs Harquibusis
chant en wallon qui raconte la scission

En 1909,

Le Roi Léopold II s'éteint le 17 décembre,
à l'aube de la première guerre mondiale.

ACTE DE DECES

L'an mil neuf cent neuf, le 17 décembre, à cinq heures de l'après-midi,
Nous, Léon de Lantsheere, Ministre de la Justice et membre de la Chambre des Représentants, ayant été informé de la mort du Roi par M. le Comte d'Oultremont, Grand-Maréchal de la Cour,
nous nous sommes transportés au Pavillon des Palmiers, à Laeken, accompagné de M. G. de Rode, Secrétaire général du Ministère de la Justice,
à l'effet de constater le décès de S. M. Léopold II, Roi des Belges.

Ayant été introduits dans une salle du rez-de-chaussée, nous avons trouvé le corps de SA MAJESTE LEOPOLD-LOUIS-PHILIPPE-MARIE-VICTOR, DUC DE SAXE, PRINCE DE SAXE-COBOURG-GOTHA, né à Bruxelles, le 9 avril 1835, fils de feu Léopold Ier Georges-Chrétien-Frédéric, Roi des Belges, et de feue Louise-Marie-Thérèse-Isabelle, princesse d'Orléans; veuf de Sa Majesté Marie-Henriette-Anne, archiduchesse d'Autriche, INAUGURE COMME ROI DES BELGES après prestation de serment le 17 décembre 1865;

MM. les docteurs Thiriar, Stienon, Depage nous ont déclaré que Sa Majesté est décédée ce matin à 2 h. 37.

Funérailles de Léopold II
Funérailles de Léopold II Funérailles de Léopold II
Son successeur sera son neveu Albert
le fils cadet de Philippe de Flandres, frère du Roi, mort en 1905 et dont le fils ainé était lui aussi décédé en 1891

S.M. Albert Roi des belgesS.M. Albert Roi des belgesAlbert Ier

prince de Belgique,
duc de Saxe,
prince de Saxe-Cobourg-Gotha

accède au trône de Belgique
le 23 décembre 1909

Le Roi Albert 1er de Belgique coll.M. Poelmans

Prix de tir modèle Albert, les feuilles de lauriers forment un AArmoiried d'Albert I et de la Belgique

A
près la Première Guerre mondiale (1914-1918),
Albert Ier ne fit plus porter les titres duc(hesse) de Saxe et prince(sse) de
Saxe-Cobourg-Gotha,
qui étaient d'origine allemande (Duché de Saxe), origine de l'envahisseur.

Toutefois ces titres sont encore présents sur certains actes officiels (acte de naissance et de décès...)

En 1910,

Les Anciens Arbalétriers de Visé fêtent leur 600e anniversaire

Ce fut l'occasion d'un grand cortège auquel les Francs participèrent de manière officielle en ouvrant celui-ci.
Au lieu dit "le Tochet" près de la rue du Perron actuelle, les Tambour-Majors des Arbalétriers et des Francs Arquebusiers se serrèrent la main au milieu de la rue sous les vivas d'une foule enthousiaste.
L'amitié entre Anciens Arbalétriers et Francs Arquebusiers ne s'est depuis jamais démentie.

De nombreuses sociétés venues de Belgique et d'ailleurs étaient présentes au cortège
Les Anciens Arquebusiers avaient refusé d'y participer, leur harmonie St Martin s'y opposant par 13 voix contre 7 et une absention... (Journal d'Aubel 31/7/1910)

C'est aussi une époque d'inondations comme on le voit ici à Cheratte

1913
Le local de la Renaissance occupé jusqu'en 1913 par les Francs Arquebusiers
Le local de la Renaissance occupé jusqu'en 1913 par les Francs Arquebusiers
L'ancien local de la Renaissance
occupé jusqu'en 1913 par les Francs Arquebusiers

En 1913,

Les Francs doivent abandonner leur local de la Renaissance

Les Francs doivent quitter la Renaissance qu'ils continuaient d'occuper depuis 1909.
Lambertine Paulus décède. Elle est l'héritière de l'ancien Président Gilles Paulus, veuve d'Henry Joseph Haulet, et mère d'Henri et Léon Haulet tous deux anciens arquebusiers.
Le bail du gérant venant à expiration, les propriétaires de la Renaissance mirent le bâtiment en vente, en effet la gilde des arquebusiers n'avait jamais acquis le bâtiment où elle tenait ses fêtes.
La vente de la renaissance est alors décidée et elle tombera entre les mains de la coopérative des anciens arquebusiers


  Les Francs Arquebusiers ne participèrent pas aux enchères car ils projetaient la construction d’un nouveau local dans la rue Dodémont actuelle, à proximité du nouveau centre ville qui se développait alors aux environs de la gare.
Un des membres de la Compagnie y possédait un terrain.
C’est ainsi que le local  de la Renaissance, d’abord acquis par une tierce personne, fut finalement racheté par les Anciens Arquebusiers qui entrèrent effectivement en sa possession en 1913 en y faisant leur rentrée officielle pour leur fête du 1er juin et s'empressèrent d'expulser les Francs.
Des assiettes provenant de la Renaissance sont toujours visibles au musée des Francs Arquebusiers

Les Francs Arquebusiers récupérèrent de la Renaissance une partie du patrimoine qui se trouve aujourd'hui au musée, quittant en 1913 le local avec une charette à bras sur laquelle ils avaient tout entreposé.
En 1914 l'ancien local de notre gilde sera brûlé par les troupes allemandes et reconstruit dans sa forme actuelle grâce au soutien financier de l'Office des Régions Dévastées
(sigle O.R.D. visible sur les façades de beaucoup de maisons visétoises).

La Grande Guerre arriva et le projet de construction du nouveau local fut remis à plus tard.

et la Renaissance après le passage des allemands en août 1914

Il ne reste rien aujourd'hui du bâtiment original, un autre immeuble a été construit à la place
voir page
Le local

Le 30 août 1913, promulgation de la loi instaurant le service militaire général
(appel sous les armes de tous les fils d'une famille).
  Vers la suite du 20e siècle de 1914 à 1925
 

Un joli site sur le Liège d'autrefois en images

dernière mise à jour:20/06/10
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