En 1900,
la gilde participe à un concours des joyaux des
gildes et y remportera plusieurs prix.
Sur une des rares photographies existante, on
peut contempler l'ancien patrimoine des
Arquebusiers de Visé,
malheureusement disparu aujourd'hui.
Elle remporta aussi le prix de la société la
plus nombreuse des gildes de Belgique
|
L'exposition
de 1900

Parmi
les objets exposés, plusieurs pièces viennent de
membres qui les ont prêtées pour l'occasion ainsi que
les deux statues de St Martin qui seront détruites
pendant la grande guerre
Sur la photo générale on voit celui du centre, l'autre
est à droite près de l'escalier
|
En 1901
A l'occasion de l'inauguration du Drapeau Royal
et de celui offert par Mademoiselle Fayn
la compagnie pose pour la postérité
on reconnait Clément Scaff au premier rang

|
le 3 novembre de la
même année vient au monde Léopold
(Léopold
Philippe Charles Albert Meinrad Hubertus
Marie Miguel)
(3 novembre 1901, 25 septembre 1983)
il deviendra le quatrième roi des Belges, du
23 février 1934 au 16 juillet 1951.
Il était le fils d'Albert Ier et d'Élisabeth de
Bavière.
Léopold, prince héritier, alors adolescent,
combattit comme simple soldat durant la
première guerre mondiale avec le 12e
Régiment de Ligne.
Après la guerre, il fut inscrit au St.
Anthony Seminary à Santa Barbara,
Californie.
|
En 1902
Le Roi Léopold II octroie le titre de
"Royale" à la gilde et lui alloue 200
francs et un nouveau drapeau alors que le Prince
Albert accepte la présidence d'honneur de la
compagnie.
Mademoiselle
Fayn offre à cette occasion un nouveau drapeau
sur lequel elle fera broder "en
reconnaissance de ma famille"
La gilde fera aussi partie de l'escorte chargée
de rendre les honneurs lors de la Joyeuse Entrée
à Liège du Prince héritier Albert et de la
Princesse Elisabeth.
La gilde y assista avec drapeaux,
musique,tambours, sapeurs et cantinière. Neuf
officiers portaient des fusils.
St Martin était escorté de deux étendards et
de deux hallebardiers.
Le mayeur portait la canne de Roy.
Toute la compagnie s'y rendit au train au départ
de Visé à 8h39. Les dépenses de cette sortie s'élevèrent à
245 francs 25 centimes.
En
avril 1902.
le pays est en proie à des troubles et des
manifestations. Le Parti Ouvrier vient de subir
sa première défaite.
Soutenu par le Parti Progressiste de Paul Janson,
il avait engagé une grève en faveur du suffrage
universel, mais la résistance du gou-vernement a
eu raison des manifestants.
Soixante mille gendarmes, policiers et gardes
civiques ont été lancés dans une répression
qui a fait deux morts à Houdeng le 11, autant à
Bruxelles le lendemain et 6 tués dans les rues
de Louvain.
Devant cette hécatombe, le Parti Ouvrier a dû
se résoudre à conseiller aux 300.000 grévistes
la reprise du travail. Il faudra attendre 1919
pour voir établit le suffrage universel pur et
simple et le droit de vote à partir de 21 ans,
les femmes en resteront exclues jusqu'en 1948
Le
19 septembre à 7h35, seule à Spa où elle
séjourne depuis un long moment, la Reine
Marie-Henriette s'éteint.
Depuis dix jours elle ne quittait plus son
fauteuil. Léopold II a qui un télégramme est
envoyé séjourne alors dans les Pyrénées avec
sa maîtresse.
Le
15 novembre, Léopold II echappe à un attentat
|
En 1903
Le Roi Léopold II offra un superbe prix
de tir à la gilde: 12 couverts en argent.
La même année Melle Fayn fit don
d'un nouveau drapeau, celui des membres
honoraires et invités.
La gilde participe à une manifestation
organisée à Liège en l'honneur de la chorale
La Légia.
En
cette année 1903 décède le 11 avril le
président Gilles Joseph Paulus, propriétaire du
local de la Renaissance
local des arquebusiers et d'autres
sociétés comme la Dramatique ou la société de
gymnastique Les Volontaires visétois.
Mort sans descendance, on se tourne vers sa
famille trop nombreuse qui loue alors le local à
un gérant François Joseph Léon Brouha et
l'immeuble reste en indivision.
Cette année aussi Joseph Alexandre Scaff
démissionne de la compagnie, semble-t-il parce
qu'il est mécontent de ne pas avoir été
soutenu et élu lors des élections communales
qui virent une majorité catholique s'installer.
|

le 10 octobre 1903
Charles-Théodore, Henri, Antoine, Meinrad de
Belgique,
prince de Saxe-Cobourg-Gotha, duc de Saxe, prince de
Belgique, comte de Flandre
nait à Bruxelles
Il est second fils du roi Albert Ier et de la
reine Élisabeth. |

En 1905
Le Roi fit dont à la compagnie de son portrait
en uniforme de Lieutenant-général
|
La
Belgique fête le 75e anniversaire de son
indépendance
Lors des festivités alors organisées, la
compagnie participera à divers cortèges;
Celui de l'inauguration de l'exposition de Liège
puis de celui des sociétés costumées à Liège
également le 2 juillet 1905 où elle remportera
plusieurs médailles et une prime de 400 francs puis
au cortège des drapeaux de Bruxelles,
où on retrouvera aussi les Arbalétriers visétois.
100 ans plus tard, les Francs Arquebusiers seront à
nouveau invités aux cérémonies officielles
pour la même occasion en souvenir de la
participation des arquebusiers aux combats de 1830
(voir page Bruxelles)
 |
 |
 |
| Voici des vues
extraites de ce concours, si d'aventure
quelqu'un trouvait celle concernant les
Arquebusiers de Visé, nous serions
reconnaissant qu'il l'envoie au webmaster. |
 |
Les pages
ici à côté sont extraites de
l'Illustration belge de 1905
(collection M. Poelmans)
O y retrouve en haut à gauche et au milieu
les Arbalétriers de Visé
|
 |
Le
16 juillet eut lieu sur la place de l'Hôtel de
ville le défilé des grands serments, des tirs,
des jeux de balle; en ce cortège apparurent
également la famille des géants et le cheval
Bayard. C'était tout l'Ommegang ressuscité !
La médaille, conférée aux sociétés
participantes, au nombre de 40 exemplaires en
argent et 3 en vermeil, porte l'inscription:
CONCOURS DE TIRS ET JEUX POPULAIRES
--WEDSTRIJD VOOR VOLKSSPELEN
Une des plus belles manifestations patriotiques
et artistiques de la capitale fut le
cortège-concours des drapeaux, étendards,
bannières et cartels, ainsi que le défilé des
trésors ct des joyaux des gildes du pays entier,
à travers les rues de Bruxelles, le 20 juillet
1905.
Plus de six cents sociétés y parurent, parmi
lesquelles on compta cent et seize gildes,
corporations, confréries ct chambres de
rhétorique.
Le déploiement de leurs riches joyaux ot
antiques trésors, drapeaux, fanions, colliers,
blasons, masses, armes, médailles, ec., fit
sensation.
Comme récompense, il fut accordé aux sociétés
un diplôme, uvre artistique de M.
Teirfinck, de la section dos Beaux-arts de la
ville de Bruxelles, et un exemplaire de la
médaille avec cette inscription : CONCOURS
DE DRAPEAUX ET TRÉSORS DE GILDES -
-- VLAGGEN EN GILDENFEEST
De
ce type furent distribués 600 exemplaires en
argent et 50 en vermeil.
Souvenirs
numismatiques des fêtes jubilaires de 1905 par Edouard
Laloire
la
médaille commémorative conservée au musée des
Fancs Arquebusiers
|
 |
 |
|
A Bruxelles les
arquebusiers avaient remporté une médaille de vermeil
et plusieurs primes ainsi qu'un premier prix et une
médaille d'argent dans la catégorie des drapeaux
modernes, puisqu'il était d'usage à l'époque de
remettre des prix lors de telles manifestations.
Voir page Musée

Les Arquebusiers de Visé en 1905
gravure de Nicolas Dorville réalisée à
l'occasion de l'expo internationale de Liège en 1905
|
En 1905 également
eurent lieu partout dans le pays de grandes fêtes
commémoratrices et l'une d'elles fut organisée par
la Garde Civique qui mit sur pieds un concours de tir
international
Ce fut un franc succès, des tireurs de toutes
disciplines accourèrent de partout, tant de Belgique
que des pays étrangers, tant civils que militaires
Des prix
magnifiques furent remis a cette occasion, insignes,
coupes, sommes d'argent
|
 Insignes
Prix de Tir de la Garde Civique
(Collection Marc Poelmans)
Ci dessous Prix de tir argent Tireur d'élite frappée
avers-revers Tir au Comblain, tireur d'élite avec
couronne d'or au lieu d'argent pour 3 années
consécutives.
Ces
insignes se portaient sur la manche sauf pour celui d'or
de maître tireur qui se portait sur la poitrine
|
  |

|
Les
prix de tir du concours de 1905 et le descriptif des
coupes et médailles

Extrait du livre Grands
Concours de Tir
Garde-Civique, Armée, Union des Sociétés de Tir
Imprimerie Alfred Somers 32 rue Van Schoor, Bruxelles
1905
Collection M. Poelmans |
Le
Comte Robert de Ribaucourt, sous lieutenant des
Grenadiers, était un tireur exceptionnel
En 1905 lors du grand concours pour le 75e annivbersaire
de l'indépendance il est classé champion:
catégorie XI: revolver Nagant ou
pistolet Browning.
Séries à volonté à 30 mètres.
Nombre de prix accordés: 94
Champion 1er sur 2759 séries par 281 points sur 300:
Comte de Ribaucourt Robert, Bruxelles Belgique
prix:: un objet d'art
Sur l'image ici plus haut extraite du livre édité en
1905 à l'occasion des festivités et concours de tir, il
a offert la coupe N° 4 de la planche 1 pour l'armée
belge, le même modèle fut offert par M le Major van den
Corput à la Garde Civique; Attribuées à la catégorie
J, concours militaire, par délégation entre régiments
de l'armée et à catégorie H ou H', par délégation
entre compagnies de la garde civique.
Le corps auquel appartient le vainqueur en reste
dépositaire pour un an, après 25 ans, la coupe est
définitivement attribuée au corps qui l'a conquise le
plus de fois
Comte Robert de Ribaucourt
Remuant, le mouvement fait homme, le Comte de Ribaucourt
est l'âme de nos stands. Toujours en quête de
perfectionnements, d'armes nouvelles, il a réuni, dans
son somptueux hôtel de le rue du Trône, une des plus
intéressantes collection d'armes anciennes et modernes
actuellement connues. Il n'est pas de concours qui,
depuis six ou sept ans, n'ait vu le Comte de Ribaucourt
s'acharner à y lutter sans soucis des séries, finisant
à force de ténacité par y trouver chaque fois une
place fort honorable.
Dans ces dernières années, 191 prix de tir lui
échurent. Ce chiffre donne vite la mesure de son
activité.Rennes, Rouen, Nancy, Salzbourg, Lyon,
Saint-Gall le virent successivement.
Maintes fois il conquit le brevet de maître-tireur t
celui de tireur d'élite.
Le Comte de Ribaucourt est un éclectique; il cultive
avec soin toutes les armes, en retient le meilleur; aussi
le voyons nous classé victorieusement au grand concours
international à la carabine Flobert, en 1901,
réussissant le triple évent;: 1er prix à volonté,1er
prix à fixe et 1er prix à l'honneur.
Enfin au dernier concours il a ajouté à son actif le
1er prix au pistolet Browning, battant à la minute
suprême un lot de champions tels que MM. Van Asbroeck,
Balme, Robert, Paumier et tutti quantiCommentaire
extrait de l'ouvrage précité
La collection d'armes du
Comte est aujourd'hui au Musée de l'Armée à Bruxelles
La collection - de Ribaucourt
Le comte Robert de Ribaucourt
(1875-1959) était un passionné d'armes.
En 1939, il offre sa collection d'armes blanches, d'armes
à feu et d'estampes à Léopold III en souhaitant son
exposition publique.
Après un séjour au château de Laarne et à l'Ecole
royale militaire, la collection aboutit au musée, par
l'intermédiaire de la Donation royale.
Elle y est présentée au public depuis 1996
http://www.klm-mra.be
Ndwm: Pour l'avoir vue personnellement, je peux vous dire
qu'elle est exceptionnelle !
|
Charles
Goddé

1er
demi-régiment de Chasseurs à pied de Bruxelles
Catégorie A'
Fusil Mauser, Série fixe à 200 et 300
mères
Nombre de prix accordés: 690
1er sur 2842 concurrents par 41 points sur 45
Prix: une médaille d'or, don de sa Majesté le Roi, et
un emblème d'honneur
On voit sur sa manche l'insigne avec les fusils Comblain
croisés.
|
François Heyens

1er régiment d'artillerie d'Anvers
Catégorie B: quatre plus jeunes levées:
Fusil Comblain.
Série fixe à 200 mètres
Nombre de prix accordés: 120
1er sur 525 concurrents par 36 points sur 45
Prix: un objet d'art et une breloque en vemeil |
Raphaël Spitaëls

Infanterie de Grammont
Catégorie A
Fusil Comblain
Série fixe à 200 et 300 mètres
Nombre de prix accordés:855
1ersur 3398 concurrents par 39 points sur 45
Prix: une médaille en or, don de Sa Majesté le Roi, et
un emblème d'honneur |
Louis Van den Bussche

Infanterie de Gand
Catégorie C: sous officiers et caporaux
Fusil Comblain.
Série fixe à 300 mètres
Nombre de prix accordés:100
1er sur 670 concurrents par 38 points sur 45
Prix: une montre en or |
En 1905,

Philippe de Belgique
né Philippe Eugène Ferdinand Marie Clément Baudouin
Léopold Georges
de Saxe-Cobourg-Gotha
né le 24 mars 1837
décède le 17 novembre 1905
C'était
un excellent tireur et un bon cavalier
Sénateur de droit, il ne siégea jamais à la Chambre
haute.
Frappé d'une surdité précoce, il refusa le trône de
Grèce en 1863, de même qu'il déclina, en 1866, l'offre
d'épouser Isabelle de Bragance, fille héritière de
l'Empereur Pedro du Brésil.
La même année, il rejette le titre de prince régnant
des principautés roumaines.
Il préféra mener une vie très bourgeoise dans
l'intimité de son palais bruxellois et ses relations
avec le Roi Léopold II étaient assez glaciales
Il était prince de Belgique titré Prince Philippe,
Comte de Flandre, Duc de Saxe, Prince de
Saxe-Cobourg-Gotha.
Il était le fils de Léopold Ier et le
frère cadet de Léopold II à qui il aurait du
succéder suite à la mort de l'héritier, le fils du roi
Léopold II, le Prince Léopold qui mourut le 22 janvier
1869.
Mais Léopold II avec qui les relations étaient assez
tendues avait plutôt décidé que ce serait son fils qui
lui succéderait.
Philippe de Belgique était le père du Prince Baudouin,
héritier présomptif du trône décédé le 23 janvier
1891, et du Prince Albert futur Roi que l'on verra
toujours aux côté de Léopold II entre autres sur les
illustrations.
|
La Cité Ardente
Le Comte Henry Carton de Wiart
(Bruxelles, 31 janvier 1869 - Uccle, 6 mai 1951) était
un écrivain et un homme politique belge.
Issu d'une famille noble hennuyère, il naît à
Bruxelles en 1869
Après des études secondaires au Collège Saint-Michel,
il étudie le droit à l'Université libre de Bruxelles.
Membre du parti catholique, il est élu député
de Bruxelles en 1896.
Ministre de la Justice de 1911 à 1918, le nom d'Henry
Carton de Wiart reste surtout attaché à l'importante
loi sur la protection de l'enfance en 1912, qui crée les
tribunaux pour enfants, prévoit des mesures pour les
mineurs délinquants et institue la déchéance
paternelle.
Il reçoit les félicitations personnelles du roi Albert
Ier qui apprécie cette nouvelle loi.
Après la Première Guerre
mondiale, il sera premier ministre de 1920 à 1921.
Au cours de cette année a lieu la deuxième révision de
la Constitution belge et la création de l'Union
économique belgo-luxembourgeoise.
Auteur de plusieurs romans
historiques et ouvrages autobiographiques, il fait partie
en 1920 des premiers membres de l'Académie royale de
langue et de littérature françaises de Belgique et le
restera pendant 31 ans jusqu'à sa mort le 6 mai 1951.
Durant la Question Royale, il est un fervent défenseur
du Roi Léopold III.
En
1905,
il écrit le roman" La Cité
ardente ",
roman historique qui raconte l'épopée des 600
Franchimontois qui attaqueront Charles le Téméraire en
1468 et qui a donné un nouveau surnom très utilisé
aujourd'hui pour qualifier Liège.
Le surnom est resté pour suggérer une cité animée,
aux activités commerciales et culturelles intenses,
connue pour le caractère chaleureux et bon-vivant de ses
habitants.
Ce roman fut réédité
par les Editions Jourdan en 2005
Dans La Wallonie, le Pays et les Hommes, le grand poète
wallon Thiry fait une place à part à cet ancien Premier
ministre:
"Il faut faire la
place qui lui est due à ce livre paru en 1910; dont le
titre devait connaître une si curieuse fortune, La Cité
ardente d'Henry Carton de Wiart. L'entreprise était
périlleuse de mettre en roman chevaleresque l'épopée
liégeoise des Six cents Franchimontois, dans un style
qui ne craint pas de se harnacher à l'ancienne, à grand
renfort d'archaïsme et d'héraldique. L'événement
n'est pas seulement littéraire: un jeune chef de la
droite majoritaire au parlement belge vient apporter sa
pierre - peut-être en partie inconsciemment - à
l'édifice de la nouvelle conscience wallonne. Car le
livre eut un succès populaire. Et si la Wallonie doit à
Albert Mockel d'avoir appris son nom et de l'avoir vu
diuffuser dans le monde, Liège doit à Henry Carton de
Wiart le surnom dont elle sera saluée dans toute la
France quatre ans plus tard, quand ses collines seront
embrasées de combats. (Tome II, Arts et Lettres, la
renaissance du livre, Bruxelles, 1978, pp. 422-423).
|
Le 30 avril 1885,
Léopold II était devenu officiellement
souverain de l'Etat Indépendant du Congo
et en 1905 en hommmage au Roi et dans
l'effervescence des grandioses festivités des 75
ans de l'indépendance
est créé l'hymne "Vers
l'Avenir", que vous entendez sur
cette page, qui deviendra véritablement un hymne
du Congo.
Aussi connu sous le nom de "l'Expansion
belge", on le chantera très longtemps de
concert avec la Brabançonne dans les écoles
tant congolaises que belges jusque pratiquement
l'indépendance du Congo en 1960 et même
au-delà.
Vers
l'Avenir - Naar wijd en zijd
(l'Expansion Belge)
Chant national composé et chanté pour le roi
le 9 janvier 1905 alors que Gevaert était directeur du
Conservatoire Royal de Bruxelles
Chant patriotique qui était chanté dans bien des
écoles, tout comme notre hymne national, la
Brabançonne.
Il s'agissait de deux auteurs néerlandophones.
Gentil Theodoor ANTHEUNIS 1840- 1907 (paroles)
François Auguste GEVAERT 1828-1908 (musique)
Vers l'Avenir
Le siècle
marche et pose ses jalons
Nous marquant une étape nouvelle;
Nous le suivons, et nous nous rappelons,
Nos aïeux et leur gloire immortelle.
Si ton sol est petit, dans un monde
nouveau,
L'avenir qui t'appelle a planté ton
drapeau:
Marche joyeux, peuple énergique,
Vers des destins dignes de toi;
Dieu protège la libre Belgique
Et son Roi !
Ta longue paix, autant que longs combats
Au travail exerçait ta vaillance;
Et tes progrès disaient à chaque pas
Ton génie et ta fière endurance.
Si ta force déborde et franchit ses
niveaux,
Verse-la, comme un fleuve, en des mondes
nouveaux :
Marche hardi, peuple énergique,
Vers des destins dignes de toi;
Dieu protège la libre Belgique
Et son Roi !
O terre sainte, ô terre des aïeux
Leurs sueurs et leur sang l'ont pétrie;
Et loin ou près, sauront tes fils pieux,
Honorer, élargir la Patrie.
Si des frères s'en vont, il en est par
milliers
Qui, fidèles gardiens, défendront tes
foyers :
Va sans faiblir, peuple énergique,
Vers des destins dignes de toi;
Dieu saura protéger la Belgique
Et son Roi !
|
Naar wijd en
zijd
De tijd
spoedt heen en bakent reeds de laan,
Waar ook nieuwere tijden ons wenken;
Wij volgen fier en zullen langs de baan
Onze roemrijke vaadren gedenken.
Is uw bodem hier klein, ginds toch wacht
u een strand,
Als een wereld zo groot, waar uw vlag
staat geplant:
Immer vooruit, dappere telgen,
Moedig en vrij, vast hand in hand;
God omsluite in zijn zegen, der Belgen
Vorst en Land !
Uw lange vreê zowel als kamp en strijd,
Heeft uw vuisten verhard bij het werken,
En wat gij schiept en bouwdet wijd en
zijd
Draagt uw eerlijken naam en uw merken.
Zwelt uw ader, te nauw voor uw bruisende
bloed,
Laat het stromen alom als een vruchtbare
vloed.
Immer vooruit, dappere telgen,
Moedig en vrij, vast hand in hand;
God omsluite in zijn zegen, der Belgen
Vorst en Land !
O heilge grond, der vaadren
erve en bouw,
Door hun zweet en hun bloed ons
verkregen;
Of verre, of na, hem zullen hou en trouw,
Hunne zonen bewaren in zegen.
Wijken kinderen uit, hier toch vaardig
geschaard,
Zijn er duizenden steeds die beschermen
den haard:
Immer vooruit, dappere telgen,
Moedig en vrij, vast hand in hand;
God omsluite in zijn zegen, der Belgen
Vorst en Land !
|
|
En 1908,
changement encore pour l'adoption d'un pantalon
rouge.
Le choix de cette couleur, symbole du parti
catholique, sera aussi un des motifs de troubles dans
la gilde,
dont les vieux membres se veulent apolitiques.
Beaucoup de membres se sont opposés à ce que, comme
autrefois pour le Prince-Evêque, autorité politique
et religieuse,
les honneurs soient rendus de la même manière à
l'évêque de Liège en visite à Visé lors des
confirmations, lequel ne représentait plus une
autorité dirigeante mais exclusivement religieuse à
laquelle la gilde n'avait plus de raison de se
soumettre.
C'était en effet le Prince et non l'Evêque qui
accordait autrefois les titres, privilèges et
statuts et l'abolition de l'Ancien Régime ne
reconnaissait plus aucun pouvoir à un évêque,
simple représentant du pouvoir religieux.
Ils ne remettaient pas en cause leur religion, mais
le parti catholique. Nous sommes dans une période
où existent politiquement les
"cléricaux", proches du parti catholique,
et les "anti-cléricaux" proche du parti
libéral, il n'existe pas encore vraiment à
l'époque de parti socialiste.
Si les anciens statuts prônaient l'appartenance à
la religion catholique, de nombreux membres
refusèrent ce virage politique trop marqué vers le
parti catholique et boudèrent alors la fête
jusqu'à un éclatement.
En
1909, la gilde change à nouveau de nom et opte pour
la dénomination de FRANCS ARQUEBUSIERS
entendant par le terme FRANC perpétuer, sans
attache philosophique ou politique aucune, les
traditions des ancêtres de 1579.
Le vocable Francs n'est pas choisi au hasard
puisqu'au 15e siècle déjà on trouvait des
francs-archers, francs-arbalétriers et
francs-arquebusiers qui jouissaient de franchises et
liberté.
Une grande partie de la compagnie, le Président
Clément Scaff en tête, suivi de nombreux membres du
comité directeur et des plus vieux membres,
n'accepte pas le virage politique de certains membres
et veulent s'en démarquer.
Cette neutralité idéologique et politique deviendra l'article 1 des statuts adoptés en 1910.
C'est cette liberté d'opinion que ceux de 1910
veullent rappeler.
On est aussi dans une époque où s'affontent
courants libéral et catholique.
C'est
en mars1910 que les Francs défilent sous la
bannière de leur nouveau nom, depuis le banquet de
ceux que les visétois appelaient affectueusement
"les vîx rodjes" se tient
traditionnellement en mars.
Cette sortie exceptionnelle eut lieu le 13
mars 1910.
Elle sera suivie par la fête de juillet le 3
juillet puis par la fête de St Martin le
20 novembre 1910 pendant laquelle eut lieu la
première cérémonie au cimetière.
 
Cette scission en deux de la gilde aura toutefois une
conséquence sur les festivités
Le Doyens Lemmens, ayant pris la parti de la frange
catholique, refuse en effet l'accès de la
Collégiale St Martin aux Francs
Les Francs interdits d'église furent contraints à
modifier la cérémonie religieuse remplacée depuis
lors par un hommage aux défunts au cimetière de
Lorette, mais en 2010 la cérémonie traditionnelle
reprendra ses droits au sein de la collégiale de
Visé, lors de la fête de St Martin.
C'est dans les années 20 que les fêtes prirent ses
dates du premier dimanche de juillet et du dimanche
avant le 11 novembre. La fête avait lieu plus tard
tant en juillet qu'en novembre coùùe le montrent
les documents ci-dessus.
|
La gilde est divisée en
deux nouvelles compagnies distinctes
|
 |
Le blason actuel
des Francs Arquebusiers
d'argent flanqué d'azur, à deux fusils ou
arquebuses en sautoir entourés de palmes d'or,
l'une d'olivier l'autre de laurier,
les armes de la Ville de Visé sur le tout
L'écu est parfois couronné pour rappeler le
titre de Royale de la gilde.
Avant 1926,
l'écu central était d'argent à barre d'azur et
devint comme aujourd'hui d'azur à bande d'argent
lorsque la Ville de Visé reçut officiellement
ses armoiries.
leur site officiel:
www.arquebusier.be www.francs-arquebusiers.be
|
Le blason actuel
des Anciens Arquebusiers
deux fusils, une hache et un hoyau de sapeur en
sautoir
les armes de la Ville de Visé sur le tout
L'écu
central est toujours celui existant avant 1926
d'argent à barre d'azur.
Sur l'enclos de tir il est par ailleurs
représenté à l'envers, reprenant l'erreur de
blason qui subsista dans les années 20 même
dans les documents officiels de la ville
|
|
 
Pierre Humblet, empereur des Francs
Arquebusiers en 1909
|
En 1909,

Le
Roi Léopold II s'éteint le 17 décembre, à
l'aube de la première guerre mondiale.
ACTE
DE DECES
L'an mil neuf cent neuf, le 17
décembre, à cinq heures de l'après-midi,
Nous, Léon de Lantsheere, Ministre de la Justice
et membre de la Chambre des Représentants, ayant
été informé de la mort du Roi par M. le Comte
d'Oultremont, Grand-Maréchal de la Cour,
nous nous sommes transportés au Pavillon des
Palmiers, à Laeken, accompagné de M. G. de
Rode, Secrétaire général du Ministère de la
Justice,
à l'effet de constater le décès de S. M.
Léopold II, Roi des Belges.
Ayant été
introduits dans une salle du rez-de-chaussée,
nous avons trouvé le corps de SA MAJESTE
LEOPOLD-LOUIS-PHILIPPE-MARIE-VICTOR, DUC DE SAXE,
PRINCE DE SAXE-COBOURG-GOTHA, né à Bruxelles,
le 9 avril 1835, fils de feu Léopold Ier
Georges-Chrétien-Frédéric, Roi des Belges, et
de feue Louise-Marie-Thérèse-Isabelle,
princesse d'Orléans; veuf de Sa Majesté
Marie-Henriette-Anne, archiduchesse d'Autriche,
INAUGURE COMME ROI DES BELGES après prestation
de serment le 17 décembre 1865;
MM. les docteurs
Thiriar, Stienon, Depage nous ont déclaré que
Sa Majesté est décédée ce matin à 2 h. 37.
|

Son successeur sera son neveu Albert
le fils cadet de Philippe de Flandres, frère du Roi,
mort en 1905 et dont le fils ainé était lui aussi
décédé en 1891.
En 1909, la loi instaurant le service militaire
obligatoire avait été votée. Voulue de longue date par
le roi Léopold II, ce fut la dernière loi signée par
lui le 14-12-1909, trois jours avant sa mort.
http://www.monarchie.be/fr
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 Albert Ierprince de
Belgique, duc de Saxe, prince de Saxe-Cobourg-Gotha

accède au trône de Belgique le 23 décembre 1909

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Après la Première Guerre mondiale (1914-1918),
Albert Ier ne fit plus porter les titres duc(hesse) de
Saxe et prince(sse) de Saxe-Cobourg-Gotha,
qui étaient d'origine allemande (Duché de Saxe),
origine de l'envahisseur.
Toutefois
ces titres sont encore présents sur certains actes
officiels (acte de naissance et de décès...)
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1910
Décès du président
d'honneur des Francs Arquebusiers
Clément Scaff, président depuis
1903, puis président d'honneur à
partir de 1909.
Les Francs entrèrent dans la
Collégiale St Martin avec leur
drapeau alors même que le doyen leur
avait interdit d'y célébrer leurs
fêtes.
La rivalité entre les deux
nouvelles gildes d'arquebusiers se
perpétuera pendant plus d'un siècle, on en
viendra parfois au mains...
Ces faits, inintéressants pour les
non-initiés qui visitent ce site mais
uniquement pour les habitants de Visé, sont
relatés dans le chapitre "La Guerre de
100 ans ."
En 1910, Joseph Humblet écrit Les
Francs Harquibusis chant en wallon
qui raconte la scission
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Les Anciens Arbalétriers de Visé fêtent leur
600e anniversaire
Ce fut l'occasion d'un grand cortège auquel les Francs
participèrent de manière officielle en ouvrant
celui-ci.
Au lieu dit "le Tochet" près de la rue du
Perron actuelle, les Tambour-Majors des Arbalétriers et
des Francs Arquebusiers se serrèrent la main au milieu
de la rue sous les vivas d'une foule enthousiaste.
L'amitié entre Anciens Arbalétriers et Francs
Arquebusiers ne s'est depuis jamais démentie.
De nombreuses sociétés venues de Belgique et d'ailleurs
étaient présentes au cortège |
C'est aussi une époque d'inondations comme on
le voit ici à Cheratte
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En 1913,
Les Francs doivent
abandonner leur local de la Renaissance
Les
Francs doivent quitter la Renaissance qu'ils
continuaient d'occuper depuis 1909.
Lambertine Paulus décède.
Elle est l'héritière de l'ancien Président
Gilles Paulus, veuve d'Henry Joseph Haulet, et
mère d'Henri et Léon Haulet tous deux anciens
arquebusiers.
Le bail du gérant venant à expiration, les
propriétaires de la Renaissance mirent le
bâtiment en vente, en effet la gilde des
arquebusiers n'avait jamais acquis le bâtiment
où elle tenait ses fêtes.
La vente de la renaissance est alors décidée et
elle tombera entre les mains de la coopérative
des anciens arquebusiers
Les Francs Arquebusiers ne participèrent
pas aux enchères car ils projetaient la
construction dun nouveau local dans la rue
Dodémont actuelle, à proximité du nouveau
centre ville qui se développait alors aux
environs de la gare.
Un des membres de la Compagnie y possédait un
terrain.
Cest ainsi que le local de la
Renaissance, dabord acquis par une tierce
personne, fut finalement racheté par les Anciens
Arquebusiers qui entrèrent effectivement en sa
possession en 1913 en y faisant leur rentrée
officielle pour leur fête du 1er juin et
s'empressèrent d'expulser les Francs.
Des assiettes provenant de la Renaissance sont
toujours visibles au musée des Francs
Arquebusiers
Les Francs Arquebusiers récupérèrent de la
Renaissance une partie du patrimoine qui se
trouve aujourd'hui au musée, quittant en
1913 le local avec une charette à bras
sur laquelle ils avaient tout entreposé.
En 1914 l'ancien local de notre gilde sera
brûlé par les troupes allemandes et reconstruit
dans sa forme actuelle grâce au soutien
financier de l'Office des Régions Dévastées
(sigle O.R.D. visible sur les façades de
beaucoup de maisons visétoises).
La Grande Guerre arriva et le projet de
construction du nouveau local fut remis à plus
tard.
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Le 30 août 1913, promulgation de la loi
instaurant le service militaire général
(appel sous les armes de tous les fils d'une famille). |
| Vers
la suite du 20e siècle de 1914 à 1925 |
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