Les Francs Arquebusiers de Visé - le 20e siècle de 1914 à 1925

Vous entendez la Marche du 12e de Ligne qui défendit Visé
Home Retour au début du 20e siècle Vers la suite du 20e siècle de 1925 à 1939 dernière mise à jour:14/07/10

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En 1914
Albert et Elisabeth, souverains de Belgique
Le 2 août, le Roi Albert prend, conformément à l'article 68 de la Constitution, le commandement effectif de l'armée.

Les troupes allemandes envahissent la Belgique et en peu de temps arrivent à Visé.

Des combats se déroulent dans la ville
6 gendarmes qui revenaient de Gemmenich, commandés par le maréchal des logis chef Peiffer, s'opposent aux allemands pourtant vingt fois plus nombreux.
Cliquez ici pour le récit de ce combat héroïque
Auguste Bouko,maréchal des logis,tué à Visé le 4 août 1914 insigne de la Gendarmerie,premier corps armé constitué en Belgique Jean-Pierre Thill,maréchal des logis,tué à Visé le 4 août 1914
Auguste Bouko et Jean-Pierre Thill
furent les deux premiers gendarmes tués aux côtés de leurs collègues
Noerdinger, Justin,Peiffer et Boulanger qui, blessés , après des mois de convalescence iront se battre sur le front de l'Yser
Un monument en leur honneur sera inauguré le 19 septembre 1920 et détruit par les allemands en 1942

En face, depuis la rive gauche, sous le commandemant du Major Collyns,
le IIe bataillon du
12e de Ligne défend la position
et voit tomber
Louis Maulus et Prosper Van Gastel alors qu'ils étaient en position à la terrasse du Café du Pont visible sur la photo de gauche et aujourd'hui disparu et à l'endroit duquel se trouve le monument du 12e de Ligne en face des maisons des photos de dessous qui existent toujours
Cliquez ici pour la relation des faits
Le récit du Major Collyns

La Café du Pont vu depuis le pont, il est plus ou moins à l'endroit où se situe le pont actuel.
Ci-dessous, la maison en face du Café du Pont à gauche avant le pont,
et les maisons en face du Café du Pont qui existent toujours en contrebas de l'actuelle Av. Roosevelt
le monument en hommage à
Louis Maulus et Prosper Van Gastel se trouve à l'emplacement du mur de gauche

Visé à le triste privilège de posséder les monuments qui commémorent les premiers soldats tombés au champ d'honneur
Plaque de Shako d'officier du 12e de Ligne. Coll. Marc Poelmans
Plaque de Shako d'officier du 12e de Ligne
Coll. Marc Poelmans

De rage les troupes allemandes qui ne s'attendaient à aucune résistance en Belgique mettront le feu à la ville.
Cela faisait aussi partie d'une tactique basée sur la terreur afin que personne n'ose entraver la marche des allemands.
Pourtant l'armée belge, bien que mal organisée, vieillote, manquant d'officiers, fera un remarquable travail, faisant preuve d'un courage que nulle autre grande armée au monde ne remettra jamais en cause.

Sous prétexte de francs-tireurs, les Allemands boutèrent le feu à la cité qui fut presqu'entièrment détruite et assassinèrent plusieurs visétois.
les soldats allemends au pont de Visé
Le pont de Visé avant sa destruction en 1914

Le pont de Visé détruit par le Génie en 1914
Le pont détruit par le Génie, qui dut s'y reprendre à deux fois.
En face, les maisons de Devant-le-Pont d'où le 12e de Ligne tirait sur les allemands
Cliquez ici pour le récit de la bataille par le Major Charles Collyns
Insigne de béret du 12e de Ligne
Insigne de béret du 12e de Ligne
Le Perron Liégeois rappelle que ce régiment était basé à Liège
La prise du 1er drapeau allemand d'après un récit du Major Collyns qui terminera sa carrière comme Lieutenant-Général

Ci-dessous quelques vues de la ville avant et après l'agression allemande
clliquez sur les images pour agrandir

Visé avant 1914 Visé, vue depuis Devant-le-Pont avant 1914 la collégiale st Martin avant 1914
Fêtes jubilaires de st Hadelin en 1913 la rue Haute, au fond la Renaissance, local des Arquebusiers après le passage des Allemands, la rue Haute, au fond la Renaissance, local des Arquebusiers
la rue du Perron et l'Hôtel de Ville avant, pendant et après l'incendie d'août 1914 la rue du Perron et l'Hôtel de Ville avant, pendant et après l'incendie d'août 1914 la rue du Perron et l'Hôtel de Ville avant, pendant et après l'incendie d'août 1914

Au dessus, la Rue Haute entièrement détruite, comme le reste de la ville.
Sur cette image se trouvait le local des Arquebusiers

Plus bas, la Collégiale St Martin.
Les vitraux,dont celui des Arquebusiers représentant St Martin, ont miraculeusement résisté alors que l'édifice a perdu sa toiture

Collégiale St Martin
la collégiale

la collégiale
Reconstructon de Visé
la collégiale détruite
coeur de la collégiale St Martin en 1914, un soldat allemand pose
la collégiale
Collégiale st Martin, nef gauche, photo de propagande allemande
la collégiale
Intérieur de la Collégiale st Martin 1914
la collégiale

les allemands occupent Visé

Photographie allemande.
Ces cartes étaient envoyées par les soldats allemand
à leur famille pour montrer leur victoire
Les mêmes cartes
retouchées avec le soldat enlevé,
furent utilisées pour montrer les destructions
et les drames vécus par la population

1914, les Visétois s'en vont dans la ville détruite
après bombardement
Ruines de Visé en 1914
les ruines rue du Perron
ruines de Visé en 1914
les ruines
rue du Perron et Hotel de Ville avant 1914
rue du perron
l'Hotel de Ville avant 1914
Rue du Perron
rue du Perron et Hotel de Ville après août 1914
rue du Perron détruite

hôtel Quaden

publicité hôtel Quaden
l'Hôtel Quaden après août 1914
hôtel Quaden détruit
les ruines de l'Hôtel Michaux en 1914
hôtel michaux détruit
panorama des ruines de Visé en 1914
panorama des ruines
ruines de la rue du Perron à Visé 1914
rue du peron détruite
un coin des ruines de Visé 1914
les ruines
carte de propagande, la Belgique héroïque et martyre
la Belgique martyre
panorama des ruines de Visé 1914
panorama des ruines

le soldats allemands devant les ruines
Le pont de Visé vant 1914
le pont de Visé

le pont de Visé détruit
Pont de Visé avant 1914
le pont de Visé
le pont allemand provisoire
le pont provisoire des allemands

Le pont fut détruit, les allemands construisirent en amont un pont provisoire remplacé par le pont que nous connaissons aujourd'hui,
détruit en mai 1940 et reconstruit

le pont allemand provisoire
le pont provisoire des allemands
place de la gare détruite
place de la gare détruite
Panorame de Visé, le Grand Hôtel Quaden avant 1914
panorama de Visé
panorama de Visé avant 1914
panorama

Les Allemands avaient invoqué comme prétexte à l'incendie de Visé, et d'autres villes,
la présence de francs-tireurs qui auraient agressés les troupes teutonnes lorsqu'elles envahirent le pays.
Il a été démontré depuis très longtemps que c'était complètement faux.
C'est tout juste si nous leur avions pas déclaré la guerre...
La propagande allemande alla jusqu'à faire des photos montrant la résistance qui "obligea leur armée à riposter",
l'image ci-dessous en est un exemple, elle montre des barricades dressées à Visé
Des cartes similaires existent également pour d'autres communes comme Battice
traduction (merci à Alain Woolf):
Visé - Place avec des barricades -
La localité fut complètement détruite suite à une attaque perfide contre des soldats allemands au début d'août 1914.

carte de propagande allemande justifiant la destruction de Visé en 1914
Les allemands laissaient un triste résultat après leur passage

Civils massacrés en août 1914

TYCHON Jean-Lambert-Joseph,
négociant, né à Aubel le 21-10-1863, domicilié à Visé, rue du Pont, fils de Jean Herman Tychon et de Anne-Jeanne Hanssen, époux de Chapelier Léonie-Marie­-Thérèse.
Tué à Visé le 4 août 1914.

Visé, souvenir des victimes de 1914BROUHA Jacques-Joseph,
marchand de bière, né à Visé le 4 5-I 845, domicilié à Visé, rue de la Fontaine, fils de Gilles Jo­seph Brouha et de Barbe-Catherine-Joseph Perot, époux de Walter Ma­rie-Anne-Virginie-Guillemine, père du suivant.
Tué devant sa maison le 4 août 1914, vers 1 heure de l'après-midi, dès l'arrivée des Allemands, parce que ceux-ci avaient trouvé un camion lui appartenant et portant sa plaque, dans une barricade dressée rue de la Fontaine.

BROUHA Julien-Joseph Jean,
fils de Jacques Joseph Brouha, menuisier, né à Visé le 25-10 1875, domicilié à Visé 1 rue de la Fontaine, célibataire, fils de Jacques Joseph et de Marie-Anne-Virginie-Guillemine Walter.
Tué à Visé devant sa maison le 4 août 1914 vers 1 heure de 1'après-midi, au moment où il arrivait au secours de son père qui venait d'être fusillé.

CHARLIER Gilles Jean-Guillaume,
entrepreneur, né à Visé le 16-10-1853 domicilié à Visé rue de Berneau, fils de Guillaume Joseph Charlier et de Elisabeth Dantinne, époux de Brouha Anne-Marie­-Ida-Henriette.
Tué à Visé, le 4 août 1914 vers 2heures de l'après-midi dans la prairie de l'Hospice par les Allemands qui arrivaient par la rue de Bombaye ; venait se rendre visite à sa femme qui se trouvait hospitalisée à cet établissement.

WISIMUS Jean-Pierre,
rentier, né à Verviers Je 5-8-1839, domicilié à Visé, rue de Berneau, fils de Paul Wisimus et de Marie-Joseph Dockier, époux de Philomène-Elisabeth Garçon.
Mort à l'Hospice le 4 août 1914 des suites d'un coup de feu reçu des Allemands quelques jours auparavant.
Resta sans sépulture plusieurs jours durant. Le cercueil, dé posé dans le jardin de l'Hospice en attendant son inhumation, disparut au cours de la nuit et ne fut pas retrouvé.

CABANELLE Antoine-Toussaint-Joseph-Hadelin,
armurier, né à Visé le 14-9-1854, domicilié à Visé, rue du Souvré, célibataire, fils de Antoine Joseph Cabanelle et de Dossin Marie.
Tué à Visé le 4 août 1914.

LEROY Louis,
ouvrier, né à Visé, le 8-12-1861, domicilié à Visé, fils de François Leroy et de Marie-Elisabeth Chastreux, époux de Marie Delong.
Tué à Visé le 4 août 1914, rue des Récollets, lorsque les Allemands, furieux de l'accueil leur réservé par les soldats belges au Pont, rebroussèrent chemin en tiraillant.

MAQUET Jean-Jacques-Joseph,
charcutier, né à Liège, le 14 mai 1869, domicilié à Devant-le-Pont, fils de Philippe Maquet et de Marie Agnès Goyen, époux de Anne-Antoinette Petitbois.
Tué à Visé le 4 août 1914.

COSME Honoré Alexandre,
négociant, né à Tohogne, le 31-12-1864, domicilié à Visé, rue de la Station, fils de François Cosme et de Anne-Joseph Tavier, époux de Marie-Colette Buyle, père du suivant.
Tué le 5 août 1914 à l'Hospice, après des tortures inouïes, ayant reçu une blessure terrible au ventre.

COSME Maurice-François,
né à Schaerbeek le 21-5-1896 domicilié à Visé, rue de la Station, fils d'Honoré Alexandre Cosme et de Marie-Colette Buyle, fils du précédent.
Enlevé par les Allemands avec son père et d'autres, le 4 août 1914, fut retrouvé percé de balles et tout meurtri, les mains liées derrière le dos dans une tranchée devant le fort de Barchon.
Fut obligé de marcher, devant les troupes allemandes, à l'assaut du fort.

DUCHESNE Désiré Joseph,
maître plafonneur, né à Lincent, le 6-9-I 848, domicilié à Visé, rue de la Station, fils de Jean-Joseph Duchesne et de Marie-Thérèse Piette.
Saisi dans la cave de son habitation, rue de la Station, dans la nuit du 15 au 16 août 1914, il fut accusé faussement d'avoir tiré sur les allemands ; malade et presqu'aveugle, il fut en butte à d'odieuses violences ; enchaîné à un arbre de la Place de la Station, il fut abattu de 3 salves, le matin du 16 août, et des soudards ivres profanèrent encore son cadavre en lui fracassant le crâne à coups de bouteilles.
La population masculine de Visé fut obligée de défiler avant son départ en exil devant le cadavre défiguré du pauvre Du­chesne, martyr de la plus odieuse barbarie.

RION Léonard-Dieudonné,
charcutier, né à Visé le 16 août 1877, donicilié à Visé, rue de la Station, fils de Léonard Dieudonné Alexandre Rion et de Marie-Joseph-Ida Dantinne.
Tué à Berneau, le 6 août 1914, après d'odieuses violences avait été enlevé le 4 août avec d'autres Visétois.

BOULANGER Bernard Joseph,
ouvrier ardoisier, né à Visé, le 3-4 1867, domicilié à Visé, rue de Treez, fils de Laurent Joseph Boulanger et de Marie-Anne Mignon, veuf de Marie Hessel.
Tué à Visé en août 1914.

JOB François-Joseph,
employé au chemin de fer, né à La Reid le 24-9-1860, domicilié à Visé, fils de Hubert Job et de Marie-Anne Pic­queray, époux de Marie-Marguerite-Louise Rosy, père du suivant.
Tué à Visé en août 1914.

JOB Hubert-François-Joseph,
commis d'ordre au chemin de fer, né à Verviers le 31-8-1889, domicilié à Visé, célibataire, fils de François-Joseph Job et de Marie-Marguerite-Louise Rosy, fils du précédent.
Tué à Visé en août 1914.

BROUHA Jean~François-Edmond-Hadelin,
né à Visé, le 18-10-1847, fils de Gilles Joseph Brouha et de Marie-Barbe-Catheri­ne-Joseph Perot, époux de Anne-Elisabeth Galère, père du suivant.
Tué à Visé en août 1914.

BROUHA Pierre , Hadelin, Begge,
messager, né à Visé, le 17-12-1880, domicilié à Visé, fils de Jean-François-Edmond-Hadelin Brouha et de Anne-Elisabeth Galère , époux de Maria Mardaga, fils du précédent.
Tué à Visé en août 1914.

LECARME Octave-Joseph,
ouvrier, né à Tohogne, le 12-8-1864, domicilié à Visé, rue de Maestricht, fils de Philippe Lecarme et de Evrardine Evrard, époux de Franck Elise-Françoise, pére du suivant.
Tué à Visé en août 1914.

LECARME Jean Henri,
chauffeur au chemin de fer, domicilié à Visé rue de Maestricht, né à Chênée le 14 juin 1890, fils de Octave Joseph Lecarme et de Elise-Françoise Franck, fils du précédent.
Tué à Visé en août 1914.

MICHIELS Victor-Denis-Sulpic
e,
maréchal-ferrant, né à Diest, le 24-2-I 869, domicilié à Visé, fils de Jean-Baptiste Michiels et de Marie-Ioseph Goyentydt, époux de Joséphine-Marie Charlotte Paulus.
Tué à Visé en août 1914.

PINCKAERS Léon Guillaume-Henri,
fils de Godefroid Guil­laume Pinckaers et de Maria-Grada-Gosina Jordens, né à Visé le 16 4-1889, domicilié à Visé, rue Emile Frésart, frére du suivant.
Tué à Visé en août 1914.

PINCKAERS Marie-Guillaume-Constant,
frére du précédent, fils de Godefroid Guillaume Pinckaers et de Maria Grada Gosina Jordens, né à Visé, le I-5-1891, domicilié à Visé, rue Emile Frésart.
Tué à Visé en août 1914.

LEERS Pierre-Jean-Joseph,
chef-garde, né à Berneau, le 7-10-1864, domicilié à Visé, fils de Jean-François-Joseph Leers et de Marguerite Lhonneux, époux de Marie-Catherine-Gertrude Brouha.
Tué à Visé en août 1914.

ROUJOB Henri-Marie-Joseph-Silvestre,
peintre, né à Visé le 31-I 2-1874, fils de Martin-Joseph Roujob et de Marie Anne-Catherine Hortense Saroléa, époux de Marie-Joséphine Elisa Scaff, domicilié à Visé.
Blessé mortellement lors de l'incendie de sa maison à Visé, le 15 août 1914 par des soldats allemands qu'il hébergeait, et décédé à l'hôpital de Maestricht des suites de ses blessures.

LEROY Michel,
ermite à la chapelle de Lorette, fusillé par les Allemands à Mouland, le 5 août 1914, route de Berneau.

Fut retrouvé pendu à un bouquet d'arbres sur la route de Mouland à Berneau.

BOULANGER Hadelin-Laurent Joseph,
fils de Laurent Joseph Boulanger et de Marie-Anne-Joseph Mignon, frère de Bernard Boulanger, né à Visé, le 3-2-I 878, domicilié à Visé, époux de Anne Iven.
Pendu en août 1914 à Mouland à un bouquet d'arbres sur la route qui conduit à Berneau.

LEERS François, 83 ans,

enlevé par les Allemands et fusillé. Le corps n'a pas été retrouvé.

KINABLE Jean-Louis-Joseph,
coiffeur, né à Liège, le 4-7-1883, domicilié à Hermalle sous-Argenteau, fils de Gilles Joseph Kinable, et de Pauline Constant, époux de Félicie-Walthérine ­Joséphine Defourny.
Tué à Visé le 4 août 1914.

GEURTEN Pierre,

journalier, né à Eysden, le 6-4-1847, domicilié à Richelle, fils de Frédéric Geurten et de Catherine Spits, époux de Marie-Joseph-Marguerite Halkin.
Tué à Visé le 4 août 1914.

FRENAY François-Bernard,

peintre, né à Roclenge, le 13-6-1863, domicilié à Richelle, fils de Jean Joseph Frenay et de Marie-Catherine Deruisseau, veuf de Catherine-Joséphine Boveroux, époux de Marie-Ida Vanderwier.
Tué à Visé, le 4 août 1914 à 1 heure de l'après-midi, sur le Boulevard du Nord par les allemands furieux de l'accueil leur réservé au Pont par les soldats belges.

PEINTE Hubert Florent,
ouvrier paveur, né à Bergilers, le 12-5-1865, domicilié à Bressoux, fils de François Peinte et de Marie-Catherine Derwa, époux de Bertrand Léonie-Joséphine-Céline.
Tué à Visé, le 4 août 1914.

PUTS André,
ouvrier au chemin de fer, né à Mesch, le 25-2-I 848, domicilié à Mouland, fils de Pierre Puts et de Elisa­beth Franken, époux de Gertrude Huynen.
Tué à Visé, le 4 août 1914 vers 1 heure de l'après-midi, rue de la Station, par les Allemands, lorsque furieux de l'accueil que leur avait ménagé les soldats belges au Pont de Visé, ils rebroussèrent chemin, rue du Pont, en tiraillant.

ERNOUX Jean- Jacques,
enlevé par les Allemands et fusillé. Le corps n'a pas été retrouvé.

RUWET Lucien-Antoine-Joseph,
journalier, né à Dalhem, le 17-1-1892, domicilié à Hermalle-sous-Argenteau, célibataire, fils de Guillaume Joseph Ruwetet de Marie-Antoinette Dodémont.
Tué à Visé en août 1914.

BOHET Jean-Pierre-Joseph,
tourneur en fer, domicilié à Herstal, y né le 19-9-1892, célibataire, fils de Laurent Joseph Bohet et de Marie Agnés Dehousse.
Tué à Visé en août 1914 alors qu'il pêchait dans la Berwin­ne. Fut inhumé dans la prairie Collette à Navagne.

VINCENT Léon-Joseph,
armurier, fils de Laurent Vincent et de Jeanne-Joseph Berno, né à Herstal le 8-2-1884, domicilié àHerstal, époux de Charlotte-Joséphine-Penée Werson
Tué à Visé en août 1914 alors qu'il pêchait dans la Berwinne. Fut inhumé dans la prairie Collette à Navagne.

VANHOORENBEKE Grégoire-Emile-Octave,
camionneur, fils de François-Joseph Vanhoorebeke et de Louise Marie Bonneure, né à Bruges le l6-l1-1890, domicilié à Herstal, célibataire.Tué à Visé en août 1914 alors qu'il pêchait dans la Berwinne. Fut inhumé dans la prairie Collette à Navagne.

N. B. - Les nommés Bohet, Vincent et Vanhoorenbeke, paisibles pêcheurs, furent contraints par les Allemands de creuser leur fosse dans la prairie Collette ; ils durent s'y agenouiller sur le bord et furent ainsi fusillés.

FAFRA Jean
Tué par les Allemands, le 4 août 1914 à 1 heure de l'après-midi, lorsque furieux de la réception que leur avaient ménagée les soldats belges au Pont, ils rebroussèrent chemin rue du Pont en tiraillant.

HALKIN Pierre
de Richelle.Tué par les Allemands le 4 août 1914 vers 2 heures de l'aprés-midi à la Ferme du Temple.

VANDERLINDEN Léonard.
Tué à Berneau en août 1914.(sans autres renseignements).

BISSCHOF
fait prisonnier par les Allemands, le 4 août 1914. Fut 1'objet de mauvais traitements avant d'être mis à mort. Il resta plusieurs heures attaché à une chaîne près du pont de Berneau ; fut transporté à la chapelle de Fouron où il fut fusillé.

Visétois décédés en captivité en Allemagne
BIDO Alphonse,
décédé au camp de Munster, le 24 Novembre 1914.
DOUIN Joseph,
décédé au camp de Celle, le 9 Juin 1915.
DODEMONT Urbain
décédé au camp de Munster, le 30 août 1914 à l'âge de 75 ans.
JOWAT Eugène,
décédé au camp de Celle, le 14 mai 1915.
LAMBRICHTS Jean,
décédé au camp de Munster, le 1er octobre 1914.
LABEYE Eugène,
décédé au camp de Munster, le 14 septembre 1914.
SCAFF Martin,
décédé à Remicourt en 1914.
Fut renvoyé, mourant, de captivité et mourut dans le train qui le ramenait, en gare de Remicourt.

VILOUR Théodore,
décédé au camp de Munster, le 16 novembre 1914.
JOWAT Pierre,
décédé au camp de Munster en 1914.
PIERRON DE FLORENNE Léon,
âgé de 18 ans, décédé au camp de HIolzminden, le 16 mai 1916.
Avait été arrêté par les allemands le 12 mars 1915 au moment où il allait passer la frontière pour rejoindre l'armée.

Morts au champ d'honneur

ANCEAUX Marcel,
né à Visé, le 21 mai 1890, soldat belge,
n0 10289 du Centre d'instruction des Brancardiers Infirmiers, 7e compagnie, camp d'Auvours, milicien de 1915, en dernier lieu économe au Foyer du soldat belge, 107, Quai de Valmy, Paris. - Décédé à Paris le 16 juillet 1917.

PERET Jacques,
soldat, tué lors de l'explosion de la poudrière de Graville Ste Honorine (Le Havre)

THIBAUX Théodule,
brancardier au 15e Régiment de Ligne. Décédé à Zonnebeke le 4-10-1918.

CLERDENT Stéphane-Pierre Marie-Antoine-]ean-Corneille,
élève à l'école d'application, né à Visé le 16 6-1893, fils de Pierre Joseph Clerdentet de Stéphanie-Marie-Joseph-Isabelle Verbist
Sous-lieutenant d'artillerie, tué à Caeskerke le 24-10-1914.

SAUVAGE Léonard-Jean-Marcel,
né à Hermalle-s1Arg~nteau le 15 lanvier 1893, fils de Glrard et de Tomsin Clémentine-Jo­sépnine, milicien de 1913, soldat au 12e régiment de ligne, 3e Bataillon, 4e Compagnie.Mort à Dunkerke des suites de ses blessures le 2-11-1914.

MARCHAND Edmond Edouard,
né à Liége, le 13-4-1896, fils de Alfred et de Lempereur Florence, sergent au 12e de Ligne, N°matricule 58191, volontaire de guerre. Tué à Dixrnude, le 24-11-1916.

MARTIN Georges-Marie-Aloys
né à Visé le 18-7-1890, fils de Georges Martin et de Hubertine Claessens, caporal au 2e Régiment de Grenadiers, 7e compagnie, N° matricule 55111, volontaire de guerre. Décédé à l'hôpital de Hoogstaede, le 17-11-1917 des suites de ses blessures reçues au front.

PAULUS Joseph-Balthazar
né à Visé, le 4-5-1891, fils de Ursmar Odomar Paulus et de Maria Rohling, milicien de 1912, artillerie de forteresse de Liège, fort de Barchon, N° matricule 36556.Décédé à Maestricht le 14-9-1915, retour de captivité.

CLOSSET Jacques-Léon-Joseph,
né à Stockheim, le 28-6-1888, fils de Léonard-Joseph Closset et de Marie-Catherine Brimbois. Caporal téléphoniste à la T. S. F., 4e D. A., militarisé le 16février 1915.Tué à Lampernisse le 25-7-19l8.

NELLISSEN Léon-Jean-Gérard,
né à Visé le 17-10-1896, fils de Léon et de Bartholomé Marie, soldat au 1er régiment de carabiniers, 3e Bataillon, 1ère Cie, volontaire de guerre. Décédé à l'hôpital de Beveren sur Yser, le 2-10-1918.

MILET Henri Victor,
né à Fouron-St-Martin, le 28-7-1893, fils de Hubert-Ferdinand Milet et de Henrielte-Jeanne Jacob, soldat au 1er carabiniers, 3e Bataillon, 3e Cie, milicien de 1913 N° matricule 59407.Décédé à Hofstaede, le 25 8-1914.

CARDINAELS Henri,
né le 30-10-1884 à Dilsen, domicilié à Visé, fils de Jean Pierre Cardinaels et de s Anne Mathilde Jacob, époux de Suzanne-Jeanne Michaux, Caporal au 11e régiment de ligne. Décédé à Maestricht, le 2 novembre 1918.

EVRARD Adolphe-Fernand-François Joseph,
né à Visé, le 23-10-1891, fils de Ferdinand Nestor Evrard et de Maria Firmine Frens, soldat au 7e régiment de ligne
Tué à Wavre Notre Dame, le 29 septembre 1914.

MUNIKEN Antoine-Guillaume,
milicien de 1905 N° matricule 52447 12e régiment de ligne,3e Bataillon, 3e Cie, né à Richelle le 30-3-1884, fils de Guillaume Muniken et de Catherine Halkin. Tué à Herstal, le 5 août 1914.

GILSON Guillaume-Léopold,
né à Boirs, le 14 3-1894, sergent au 14e régiment de ligne, 3e Compagnie, N° matricule 28814.
Tué dans les Flandres, le 20-10-1916.

ROUJOB Charles-Chrétien-Marie,
soldat au 3e régiment de chasseurs, 4e Bataillon, 1ère Cie, N° matricule 55974, né à Visé, le 18-8-1886, fils de Jean Roujob et de Monceau Marie-Louise.Tué dans les Flandres, le 20-7-1915.

QUADEN Marcel-Servais,
né à Visé, le 27-7-1897, fils de Adolphe-Auguste Quaden et de Céline-Marguerite Legrand, domicilié à Visé. Electrocuté dans les bois de Fouron-le-Comte, en voulant franchir les fils électriques pour rejoindre l'armée.

DELCOURT Léon-Joseph-Hubert,
né à Visé, le 3-11-1900, fils de Louis Charles-Victor Delcourt et de Marie-Joseph Beeker, domicilié à Visé.Noyé dans les eaux de la Meuse en voulant franchir la frontière pour rejoindre l'armée.

Deux quartiers échappèrent à l'incendie d'août 1914,celui de Souvré au sud de la ville en contrebas,
et celui de
Devant-le-Pont sur la rive gauche sauvé par l'intervention d'un allemand directeur d'une usine dans le quartier Basse-Meuse.
Grâce à cela on peut trouver sur le Quai du Halage des maisons qui datent de plusieurs siècles, et un peu plus loin l'ancienne maison qui servit de quartier général à Louis XIV
les seuls vestiges visétois du centre étant essentiellement les rues Dossin et Raskinroy.
repas d'officiers allemands à la gare de Visé en 1914 Réfactoire allemand dans le jardin du bourgmestre en 1914 le 147e de ligne allemand pose fièrement devant les ruines de visé en 1914
Les Allemands occupent Visé et posent en photo qu'ils envoient chez eux en signe de victoire
camp de soldats allemends près de Visé en 1914 soldats allemands à la gare de Vvisé en 1914-18 Les allemands fond du canotage sur la Meuse
la 205e Compagnie de Réserve de Construction de Chemins de Fer pose à Visé doc.M. Poelmans
Les pioniers allemands chargés de construire le chemin de fer
la Landw.Eisenb.-Bau-Komp.Nr.205 pose à Visé
(document Marc Poelmans)

Liège est décorée de la Légion d’honneur

Du Journal officiel (8 août 1914)
Paris, le 7 août 1914

Monsieur le Président,

Au moment où l’Allemagne, violant délibérément la neutralité de la Belgique, reconnue par les traités, n’a pas hésité à envahir le territoire belge, la ville de Liège, appelée, la première, à subir le contact des troupes allemandes, vient de réussir, dans une lutte aussi inégale qu’héroïque, à tenir en échec l’armée de l’envahisseur.

Ce splendide fait d’armes constitue, pour la Belgique et pour la ville de Liège en particulier, un titre impérissable de gloire dont il convient que le gouvernement de la République perpétue le souvenir mémorable en conférant à la ville de Liège la croix de la Légion d’honneur.

J’ai, en conséquence, l’honneur de vous prier de vouloir bien revêtir de votre signature le projet de décret ci-joint, approuvé par le Conseil de l’Ordre de la Légion d’honneur et décidant que la croix de la Légion d’honneur est conférée à la ville de Liège.

Le ministre des Affaires étrangères, Gaston Doumergue.

Le Président de la République Française

Sur la Proposition du Ministre des Affaires étrangères

DECRETE:

Article Premier. — La croix de chevalier de la Légion d’honneur est conférée à la ville de Liège.

ART. 2. — Le ministre des Affaires étrangères et le grand chancelier de l’Ordre sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l’exécution du présent décret.

Fait à Paris, le 7 août 1914.

Par le président de la République.
R. Poincaré


Le ministre des Affaires étrangères
Gaston Doumergue

Le magazine l'Illustration raconte les événements

L'ILLUSTRATION DU 15 AOUT 1914

Retrouvez les sur le projet gutenberg
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L'armée belge a du reculer et s'est retranchée dans la région de l'Yser.
La situation devenait intenable du fait de la différence des effectifs en présence.
L'éclusier Henri Geeraerts suggère à l'état-major un moyen d'inonder la plaine pour stopper définitivement l'avancée de l'armée allemande.
Il faut profiter de l'altitude des polders qui sont sous le niveau de la mer.
En ouvrant les vannes des écluses à marée montante et en les refermant à marée descendante, la mer inondera toute la région.
Du fait du déséquilibre des effectifs en présence, constatant que la ligne de défense ne pourra tenir indéfiniment, le roi Albert de Belgique approuve l'opération qui est menée par le général Dossin. L'opération aura lieu le 25 octobre.

L'ingénieuse proposition de l'éclusier a permis à l'armée franco-belge de s'établir solidement sur la rive occidentale du fleuve et de stopper l'avance de l'adversaire vers un objectif de grande valeur stratégique : Dunkerque.
À l'exception de deux offensives sur Tervaete rapidement repoussées les 22, 23 et 24 octobre 1914, la ligne de l'Yser restera infranchissable pour l'armée allemande jusqu'à la fin des hostilités en 1918.

Le 19 octobre, le 1er corps britannique sous les ordres du général sir Douglas Haig, nouvellement arrivé, lance une contre-offensive contre l'armée allemande depuis ses positions dans les environs de la ville belge d'Ypres.

1915 Ypres
A Ypres des combats font rage.

Pour la première fois les allemands utiliseront des gaz de combat, le gaz moutarde auquel on donnera le nom d'Ypérite.
C'est à Steenstraete que les allemands l'utiliseront pour la première fois.
Ce nom deviendra en 1945 celui d'une des unités des Brigades d'Irlandes (voir page
http://www.arquebusiers.be/20e-siecle-4.htm )

Belges, britanniques et canadiens tiennent bon.
Lors de cette bataille dans les plaines belges, les pertes humaines britanniques s'élèveront à 58 000 hommes depuis le début de l'offensive, les pertes allemandes à 35 000 et les pertes françaises à 10.000 environ et près de 14.000 belges.
Les troupes britanniques n'ont reculé que de 5 km sur le front.
http://www.inflandersfields.be/#


Un symbole toujours porté par les britanniques émergera de cette bataille dans les champs de Flandre

Le coquelicot du jour du Souvenir et le poème "Au champ d'honneur"

On reconnaît le coquelicot comme le symbole du souvenir à la mémoire des soldats du Canada, des pays du Commonwealth britannique et des États-Unis qui sont morts à la guerre.
Cette fleur doit son importance au poème Au champ d'honneur composé par le major John McCrae (nommé plus tard lieutenant colonel), un médecin du Corps de santé de l'Armée canadienne, au cours de la deuxième bataille d'Ypres, en Belgique, en mai 1915.

Les références au coquelicot aux première et dernière strophes du poème de la guerre le plus lu et le plus souvent cité ont contribué à donner à la fleur le statut d'emblème du souvenir et de symbole d'une croissance nouvelle parmi la dévastation laissée par la guerre.
La première personne à l'utiliser de cette façon fut Mme Michael, membre du personnel du American Overseas YMCA, au cours de la dernière année de la guerre. Mme Michael lu le poème de John McCrae et en fut si touchée qu'elle composa également un poème en guise de réponse.
Comme elle le précisa plus tard : « Dans un moment fort de résolution, j'ai pris l'engagement de garder la foi et de toujours porter un coquelicot rouge des champs de Flandre comme symbole du Souvenir afin de servir d'emblème et de garder la foi avec toutes les personnes décédées »

In Flanders fields the poppies blow 
Between the crosses row on row, 
That mark our place; and in the sky 
The larks, still bravely singing, fly 
Scarce heard amid the guns below. 
We are the Dead. Short days ago 
We lived, felt dawn, saw sunset glow, 
Loved and were loved, and now we lie 
In Flanders fields. 
Take up our quarrel with the foe: 
To you from failing hands we throw 
The torch; be yours to hold it high. 
If ye break faith with us who die 
We shall not sleep, though poppies grow 
In Flanders fields.

Lieutenant Colonel
John McCrae, MD (1872-1918) 
Canadian Army 
In Flanders fields

Au Champ d'honneur
Au champ d'honneur, les coquelicots
Sont parsemés de lot en lot
Auprès des croix; et dans l'espace
Les alouettes devenues lasses
Mêlent leurs chants au sifflement
Des obusiers.

Nous sommes morts
Nous qui songions la veille encor'
À nos parents, à nos amis,
C'est nous qui reposons ici
Au champ d'honneur.

À vous jeunes désabusés
À vous de porter l'oriflamme
Et de garder au fond de l'âme
Le goût de vivre en liberté.
Acceptez le défi, sinon
Les coquelicots se faneront
Au champ d'honneur.
*Adaptation française
du major Jean Pariseau

Cette fleur se remarqua sur les champs de bataille à des endroits où elle ne poussait pas, déjà lors des guerres napoléoniennes.
En fait les bombardements remuant le terrain et y apportahnt la chaux des bâtiments détruits, favorisent la poussée de la plante.
Elle s'y développe comme un hommage aux hommes qui sont tombés à cet endroit.

En 1919

Le 28 mai, Roi Albert 1er vient en visite à Visé, ville martyre.
Il demandera à l'Abbé Goffin de lui retracer le combat des gendarmes auquel il avait assisté.
Le Roi s'en montra très ému et félicita le prêtre de son comportement pendant cette bataille

En 1920

le 19 septembre, un monument est inauguré en présence de toute la population, pour rappeler le sacrifice de Bouko et Thill.
Il est dressé contre le mur de la poste près de la place de Visé.
Le premier monument à Bouko et Thill les deux premiers gendarmes morts à Visé en 1914
Ce monument sera détruit en 1942 par les allemands et remplacé après la guerre par un monument plus petit situé au même endroit
le monument à Bouko et Thill après la guerre 40-45
Ls Francs Arquebusiers n'ont pas encore repris leurs cortèges dans les rues de la cité en cours de reconstruction
Toutefois le 30 octobre 1920, ils assistent en corps aux funérailles de leur capitaine-commandant Joseph Cerfontaine qui était à la tête de la bonne ordonnance de la compagnie depuis 1895

La reconstruction de Visé
Visé, les abris provisoires les baraquements Les abris provisoires Visé, les abris provisoires, les baraquements
Visé, les abris provisoires, le quartier des "Sénégalais" Des quartiers provisoires,
les baraquement,
furent construits pour abriter la population.
Appelés par dérision le
quartier des Sénégalais
Visé, baraquements provisoires, le "quartier des Sénégalais"
Vient le moment de la reconstruction sous la houlette de l'ORD
l'Office des Régions Dévastées
reconstruction de Visé en 1923,défilé des anciens arquebusiers
Rue Haute en reconstruction
l'ancien pont provisoire et le nouveau pont
ancien et nouveau pont
Reconstruction de Visé
Rue Haute en reconstruction
l'ancienne gare
la station
Le nouveau local de la Renaissance
la Renaissance
la rue du pont après 1914
rue du pont

l'hôtel de ville

Des dizaines de maisons furent reconstruites par l'Office des Régions Dévastées dont le sigle O.R.D est visible sur les façades
La 100e, dans la rue du Collège, fut celle du bourgmestre Lambert-Dehousse où une plaque le rappelant est apposée sur la façade.
C'est là que pendant des années les Francs Arquebusiers iront chercher la statue de St Martin gardée hors des fêtes par Martine Lambert qui occupera le bâtiment jusqu'à son décès.
la maison de l'ancien bourgmestre Lambert-Dehousse 100e maison reconstruite à Visé après 194


l'hôtel de ville

la gare

la gare

la gare


En 1921

la Compagnie pourra reprendre ses fêtes et cortèges interrompus pendant la Grande Guerre et la reconstruction de la ville
En 1922, Thomas Cloes est remplacé au poste de tambour-major par Léonard Cordy

Le 11 novembre 1924

La compagnie assiste en même temps que les associations patriotiques,
à l'inauguration du Monument aux Morts de la Grande Guerre au cimetière de Lorette
inauguration du monument et de la pelouse d'honneur aux victimes de 14-18 cimetière de Lorette à Visé
Cette même année 1924, le 13 avril, est posée la première pierre de la reconstruction de la Collégiale Sr Martin

Patriote Illustré 1924, recontruction de l'eglise de Visé. Doc Marc Poelmans

Le chef de musique des Francs Arquebusiers est Jacques Rion qui habitait rue du Général Thys à Dalhem
Il le restera jusqu'en 1948 et en 1930 sera également directeur musical chez les Arbalétriers.
En tant qu'officier, il en demandera l'autorisation au comité des Francs Arquebusiers qui vu les liens d'amités avec l'ancienne gilde accepteront de bon coeur.
Il mettait ses musiciens à la disposition de la compagnie comme suit en 1934
10 hommes au Réveil
22 hommes l'avant-midi
18 hommes l'après-mide
7 hommes le soir pour animer le bal
C'est de nouveau lui qui assurera la prestation musicale de la fête de St Martin du 4 novembre 1945 sans toutefois assurer le bal pris en charge par M. Douin
En 1945 le pris pour 22 musiciens le matin était de 1650 francs, 75 francs par musicien, de 9h30 à 12h30 et de 1200 francs pour l'après-midi de 16 à 20 heures pour 15 musiciens à 20 francs de l'heure
En 1946 on le retrouve de nouveau au bal à partir de 22 heures, le cramignon se terminant seulement à 21 heures, et la compagnie lui demande de fournir 6 hommes:
piano, batterie, contrebasse, deux saxos, un trompette au pris de 40 francs l'heure par homme avant minuit et de 50 francs après miniuit

Vers la suite du 20e siècle de 1925 à 1939

dernière mise à jour:14/07/10

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