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Gentis Blason des Francs Arquebusiers armes des Arquebusiers de Visé
Les Francs Arquebusiers de Visé - le 20e siècle de 1914 à 1925

Vous entendez la Marche du 12e de Ligne qui défendit Visé

Home - Sommaire histoire Retour au début du 20e siècle Vers la suite du 20e siècle de 1925 à 1939 dernière mise à jour:31/01/12

1914

L'armée belge de 1914 est une armée désorganisée.
Elle le fut de la volonté des dirigeants politiques qui ne voulaient pas investir dans les effectifs militaires et dans le matériel et qui se basaient sur la neutralité de la Belgique, garantie par les signataires de l'acte de 1839.
Si un pays venait à agresser ou à traverser la Belgique, les autres membres du pacte s'engageaient à intervenir.
Sauf que même dans le meilleur des cas, cela signifiait une invasion du territoire national sans que l'armée puisse effctivement y répondre et avec des dégâts conséquents.

Déjà en 1870 lors de la guerre franco-prussienne, les effectifs avaient été mobilisés le long de la frontière française, de crainte que l'armée d'outre Quiévrain ne traverse le pays lors de sa campagne militaire.

Mais en 1870, le pays a une armée forte avec une artillerie qui possède les meilleurs canons du monde et une infanterie qui peut aisément soutenir celle des prussiens.

Nous voilà donc en 1914 avec une armée dont les effectifs sont inférieurs à ceux de 1839 !!
Pourtant Brialmont depuis bien longtemps a demandé un renforcement de l'armée et prévu ce qu'il allait advenir.
On manque de tout: hommes, officiers, matériel, entrainement.
Un simple exemple: l'armée a été dotée de quelques mitrailleuses, en fait 120 en tout pour toute l'armée, mais les soldats ne savent qu'à peine s'en servir et en cas d'enrayement de l'arme ne savent pas la réparer.
Heureusement, on a quand même construit certaines lignes de défense, à Liège, Namur et Anvers, vers où l'armée doit se replier en cas d'attaque.

Il est impossible pour l'armée belge d'en arrêter une autre.
D'autant plus qu'avec cette pseudo garantie de neutralité inviolable, elle sait que d'autres viendront automatiquement à son secours, à quoi bon dès lors avoir une grande armée.
Sauf qu'avoir un dispositif suffisament dissuasif aurait pu empêcher la traversée du territoire par n'importe quel belligérant.
En effet, si la Belgique était en mesure de retarder un envahisseur jusqu'à l'arrivée des renforts étrangers, c'eut été un trop grand risque pour l'attaquant.
Le plan belge est de retenir autant que possible tout invasion en reculant jusqu'à la position fortifiée d'Anvers, bastion réputé imprenable.

En 1914 la France n'est pas celle d'aujoud'hui, elle a perdu l'Alsace et la Lorraine
territoires annexés par l'Empire allemand en application du traité de Francfort, signé le 10 mai 1871 après la défaite française de Sedan et la reddition de Napoléon III.
Les prussiens y ont construit une ligne de défense.
En face, les français ont fait de même.
Dès lors pour contourner cette ligne de défense, les allemands n'ont que le choix soit de passer par la Suisse, laquelle est un bastion retranché, bien entrainé, bien armé et d'un relief très difficile, soit de passer par la Belgique, avec ses larges plaines qui laissent un passage facile, des fleuves et des voies ferrées qui permettront très rapidement d'envahir la Fance via la région de l'entre Sambre et Meuse.

Le noeud de ce dispositif: LIEGE, idéalement situé
C'est une position  stratégique de toute  première importance de par sa situation car, par Liège convergent :
- 17 axes routiers (au départ d'Aix-la-Chapelle, de Bruxelles, de Maastricht, de Namur, de Verviers, etc...)
- 7 voies ferrées dont l'axe Allemagne-France
- 1 grand fleuve : la Meuse
- 2 rivières importantes :l'Ourthe et la Vesdre.
Cette configuration explique le trafic important de cette région. Liège est aussi un passage obligé vers l'intérieur de la Belgique et vers les zones portuaires.
Tenir Liège c'est tenir les voies de communicaions et en quelques heures avoir parcouru des centaines de kilomètres. C'est déjà la blitzkrieg !

ULTIMATUM ALLEMAND (2 AOUT 1914).

-Note, remise au Ministère des affaires étrangères à 7 heures du soir, ainsi formulée

"Le Gouvernement allemand a reçu des nouvelles sûres, d'après lesquelles les forces françaises auraient l'intention de marcher sur la Meuse par Givet el Namur; ces nouvelles ne laissent aucun doute sur l'intention de la France de marcher sur l'Allemagne par le territoire belge.
Le Gouvernement, impérial allemand ne peut s'empêcher de craindre que la Belgique, malgré sa meilleure volonté, ne soit pas en mesure de repousser avec succès une marche française comportant un plan aussi étendu, de façon à assurer à l'Allemagne une sécurité suffisante contre cette menace; c'est un devoir impérieux de conservation pour l'Allemagne de prévenir cette attaque de l'ennemi.

"Le Gouvernement allemand regretterait très vivement que la Belgique regardât comme un acte d'hostilité contre elle le fait que les mesures des ennemis de l'Allemagne l'obligent à violer aussi, de son côté, le territoire belge.
Afin de dissiper tout malentendu, le Gouvernement allemand déclare ce qui suit :

"1° L'Allemagne n'a en vue aucun acte d'hostilité contre la Belgique. Si la Belgique consent, dans la guerre qui va commencer, à prendre une attitude de neutralité amicale vis-à-vis de l'Allemagne, le Gouvernement allemand, de son côté, s'engage, au moment de la paix, à garantir l'intégrité et l'indépendance du royaume dans toute leur ampleur.

"2° L'Allemagne s'engage, sous la condition énoncée, à évacuer le territoire belge aussitôt la paix conclue.

"3° Si la Belgique observe une attitude amicale, l'Allemagne est prête, d'accord avec les autorités du Gouvernement belge, à acheter contre argent comptant tout ce qui est nécessaire à ses troupes et à l'indemniser pour les dom quelconques causés en Belgique par les troupes allemandes.

"4° Si la Belgique se comporte d'une façon hostile contre les troupes allemandes et particulièrement fait des difficultés à leur marche en avant par la résistance des fortifications de la Meuse ou par des destructions de routes, chemins de fer, tunnels on autres ouvrages d'art, l'Allemagne sera obligée, à regret, de considérer la Belgique en ennemie.

"Dans ce cas, l'Allemagne ne pourrait prendre aucun engagement vis-à-vis du royaume, mais elle devrait laisser le règlement ultérieur des rapports des deux États l'un vis-à-vis de l'autre à la décision des armes.

"Le Gouvernement a le ferme espoir que cette éventualité ne se produira pas et que le Gouvernement belge saura prendre les mesures appropriées pour empêcher que des faits comme ceux qui viennent d'être mentionnés ne se produisent.

"Dans ce cas, les relations d'amitié qui unissent les deux États voisins seront maintenues d'une façon durable."

RÉPONSE BELGE (3 AOUT 1914).
A cette mise en demeure injurieuse et brutale, signifiée par l'une des Puissances garantes de sa neutralité, la Belgique fit, quelques heures après, la fière réponse que voici :

"Par sa note du 2 août 1914, le Gouvernement allemand a fait connaître que, d'après des nouvelles sûres, les forces françaises auraient l'intention de marcher sur la Meuse, par Givet et Namur, et que la Belgique, malgré sa meilleure volonté, ne serait pas en état de repousser sans secours les marches en avant des troupes françaises.

"Le Gouvernement allemand s'estimerait. dans l'obligation de prévenir cette attaque et de violer le territoire belge. Dans ces conditions, l'Allemagne propose au Gouvernement du Roi de prendre vis-à-vis d'elle une attitude amicale et elle s'engage, an moment de la paix, à garantir l'intégrité du royaume et de ses possessions dans toute leur étendue.

"La note ajoute que, si la Belgique fait des difficultés à la marche en avant des troupes allemandes, l'Allemagne sera obligée de la considérer comme ennemie et de laisser le règlement ultérieur des rapports des deux États l'un vis-à-vis de l'autre à la décision des armes.

"Cette note a provoqué chez le Gouvernement du Roi un profond et douloureux étonnement. Les intentions qu'elle attribue à la France sont en contradiction avec les déclarations formelles qui nous ont été faites, le 1er août, au nom du Gouvernement de la République.

"D'ailleurs, si, contrairement à notre attente, une violation de la neutralité belge venait à être commise par la France, la Belgique remplirait tous ses devoirs internationaux et son armée s'opposerait à l'envahisseur avec la plus vigoureuse résistance. Les traités de 1859, confirmés par les traités de 1870, consacrent l'indépendance et la neutralité de la Belgique, sous la garantie des Puissances, et notamment lu Gouvernement de Sa Majesté le roi de Prusse.

"La Belgique a toujours été fidèle à ses obligations internationales; elle a accompli ses devoirs dans un esprit de loyale impartialité; elle n'a négligé aucun effort pour maintenir et faire respecter sa neutralité. L'atteinte à son indépendance, dont la menace le Gouvernement allemand, constituerait une flagrante violation du droit des gens.

"Aucun, intérêt stratégique ne justifie la violation du droit.
Le Gouvernement belge, en acceptant les propositions qui lui sont notifiées, sacrifierait l'honneur de la nation, en même temps qu'il trahirait ses devoirs vis-à-vis de l'Europe. Conscient du rôle que la Belgique joue depuis plus de quatre-vingts ans dans la civilisation du monde, il se refuse à croire que l'indépendance de la Belgique ne puisse être conservée qu'au prix de la violation de sa neutralité. Si cet espoir était déçu, le Gouvernement belge est fermement décidé à repousser par tous les moyens en son pouvoir, toute atteinte à son droit."

Au Peuple Belge

C'est à mon plus grand regret que les troupes Allemandes se voient forces de franchir la frontière de la Belgique. Elles agissent sous la contrainte d'une nécessité inévitable la neutralité de la Belgique ayant été violée par des officiers français qui, sous un déguisement, ont traversé le territoire belge en automobile pour pénétrer en Allemagne.

Belges !
C'est notre plus grand désir qu'il y ait encore moyen d'éviter le combat entre deux peuples qui étaient amis jusqu'à présent, jadis même alliés. Souvenez vous du glorieux jour de Waterloo où c'étaient les armes allemandes qui ont contribué à fonder et établir l'indépendance et la prospérité de votre patrie.
Mais il nous faut le chemin libre. Des destructions de ponts, de tunnels, de voies ferrées devront être regardées comme des actes hostiles.

Belges !
Vous avez à choisir !
J'espère que l'armée allemande de la Meuse ne sera pas contrainte de vous combattre. Un chemin libre pour attaquer, c'est tout ce que nous désirons.
Je donne des garanties formelles à la population belge qu'elle n'aura rien a souffrir des horreurs de la guerre; que nous payerons en or-monnaye les vivres qu'il faudra prendre au pays; que nos soldats se montreront les meilleurs amis d'un peuple pour lequel nous éprouvons la plus haute estime, la plus grande sympathie.
C'est de votre sagesse et d'un patriotisme bien compris qu'il dépend d'éviter à votre pays les horreurs de la guerre.

Le Général Commandant en Chef l'Armée de la Meuse
von Emmich


Le 2 août 1914, le Général von Emmich lance un ultimatum à la Belgique:

laissez nous passer !

Albert et Elisabeth, souverains de Belgique

 

Le même jour, refusant cet ultimatum, le Roi Albert, conformément à l'article 68 de la Constitution, prend le commandement effectif de l'armée

Les troupes allemandes envahissent la Belgique où en peu de temps elles arriveront à Visé.

L'offensive Von Emmich a commencé.

Le but de son offensive est de prendre la
Position Fortifiée de Liège qui est ceinturée de 12 forts.

La  place  porte désormais  le  nom  de  P.F.L.  (Position Fortifiée de Liège).
Elle a été placée sour le commandement du Général Leman.

Le Roi Albert et le Général von Emmich avant 1914
Les anciennes défenses de Liège, la Citadelle et la Chartreuse, obsolètes et déclassées en 1891, font partie du système mais point de vue défensif céderont la place à ces 12 forts.
C'est une ceinture de fort conçue par le général Brialmont et construite entre 1888 ey 1891 sur base de la guerre de 1870, et de l'armement de cette époque avec un matériau innovant; le béton
Grave erreur, ils sont fait en béton NON armé et ne résisteront pas à l'armée allemande qui à l'époque à déjà une guerre d'avance, ce qu Brialmont ne pouvait prévoir.
Conçus pour résister à des obusiers et canons de 210, on n'imaginait pas que l'assaillant arriverait avec des canons de 420mm du type Gosse Bertha.
Les forts manquaient aussi de systèmes de ventilation, c'est ce qui causa la plupart du temps leur reddition, asphixiés par des gaz toxiques.
Le but de cette ceinture est d'empêcher la prise de la ville, qui elle même est dépourvue de défenses, et surtout de permettre la réorganisation de l'armée et la mise au point d'une contre-attaque.
Les forts réussiront leur mission.

Ils résisteront bien plus longtemps que ce que les allemands s'imaginaient, eux qui croyaient en avoir fini en quelques heures perdront plus d'une semaine. Il faudra qu'ils amènent leur plus grosse artillerie pour venir à bout de la résistance des liégeois, mais l'objectif avait été atteint, grâce à leur résistance, l'armée belges et les alliés avaient pu se regrouper à l'ouests
La ville reçut dès le 7 août de la France la Légion d'Honneur pour sa résistance.
C'est aussi en hommage à Liège qu'à Paris on débaptisa le café viennois pour le renommer café liégeois.

Le général Von Emmich
von Emmich

L'Armée de la Meuse, sous les ordres du général von Emmich, comptait, d'après certains auteurs, 55 000 hommes environ, dont 15 000 cavaliers, 80 canons, une escadrille d’avions de reconnaissance et un dirigeable (le Z VI "Cöln").

Ces troupes, prélevées sur cinq corps d’armée différents, étaient divisées en six brigades mixtes:


  Le 25e R.I. de Aix-la-Chapelle.
  La 34e Br. du 9e C.A. venant de Schwerin.
  La 27e Br. du 7e C.A. venant de Cologne.
  La 14e Br. du 4e C.A. venant de Halberstadt.
  La 11e Br. du 3e C.A. venant de Brandebourg.
  La 38e Br. du 10e C.A. venant de Hanovre.
  La 43e Br. du 11e C.A. venant de Cassel.


Plan d'attaque allemand
le Général Leman
Leman

À Liège, la garnison de la place comprenait des troupes de campagne et des troupes de forteresse. Les troupes de campagne, la 3e D.A. (division d’armée), étaient constituées de 34 500 hommes (environ) et étaient dotées de 72 canons. Les troupes de forteresse (incluant l’infanterie, l’artillerie, le génie et la cavalerie) se composaient de 15 000 hommes (dont 5 000 dans les forts), et disposaient des 207 pièces d’artillerie des forts, auxquelles il faut ajouter les 114 pièces mobiles anciennes affectées à la défense des intervalles. Cela donne pour la défense de Liège un total de 50 000 hommes et de 393 bouches à feu, certains avancent un nombre moins important et l'estiment à 32 000 hommes

Les forts, en commençant par le nord, rive droite de la Meuse :

Barchon, grand fort
Évegnée, petit fort
Fléron, grand fort
Chaudfontaine, petit fort
Embourg, petit fort
Boncelles, grand fort
Flémalle, grand fort
Hollogne, petit fort
Loncin, grand fort
Lantin, petit fort
Liers, petit fort
Pontisse, grand fort
Il manque un fort dont on va regretter l''absence, c'est celui construit en aval de Visé en qu'on construira plus tard à Eben Emael.
Il aurait couvert la région de Lixhe-Visé.

Douze forts, six petits et six grands, situés à une distance de 7 à 9 km du centre de Liège et à une distance variant entre eux de 2 et 6 km. qui leur permet de se protéger mutuellement

Chaque fort est équipé de 2 canons vétustes de 150 pouvant tirer à 8 km un projectile de 40 kg, de 2 canons de 120, de 1 ou 2 obusiers de 210 et de 2 canons de 57 à tir rapide pour la défense rapprochée. Utilisant encoore de la poudre noire, alors que la poudre sans fumée existe, ils dégagent une forte fumée irrespirable à la longue.
Brialmont a prévu des voûtes de béton susceptibles de résister au choc et à l’explosion d’obus chargés de 60 kilos de poudres brisantes.
Le béton n’est pas armé, les cuirassements ne dépassent pas une épaisseur de 22 mm et peuvent résister aux obus de 210 d’un poids de 91 kilos.
Mais les projectiles de 420 pèsent dix fois plus...

http://www.clham.org/050271.htm la construction des forts

plan d'un fort



http://www.clham.org

 

Les Allemands entreront par Visé.
Des combats se déroulent dans la ville
6 gendarmes qui revenaient de Gemmenich, commandés par le maréchal des logis chef Peiffer, s'opposent aux allemands pourtant vingt fois plus nombreux.
Cliquez ici pour le récit de ce combat héroïque

Auguste Bouko,maréchal des logis,tué à Visé le 4 août 1914insigne de la Gendarmerie,premier corps armé constitué en Belgique Jean-Pierre Thill,maréchal des logis,tué à Visé le 4 août 1914

Auguste Bouko et Jean-Pierre Thill

furent les deux premiers gendarmes tués aux côtés de leurs collègues
Noerdinger, Justin,Peiffer et Boulanger qui, blessés , après des mois de convalescence iront se battre sur le front de l'Yser
Un monument en leur honneur sera inauguré le 19 septembre 1920 et détruit par les allemands en 1942.

Plaque de Shako d'officier du 12e de Ligne. Coll. Marc PoelmansEn face, depuis la rive gauche, sous le commandemant du Major Collyns, le IIe bataillon du 12e de Ligne défend la position.
Les allemands ne peuvent plus passer par le pont détruit, ils tirent depuis la rive vers les maisons du quai du Halage et s'efforcent de passer à Lixhe au gué de la Meuse où ils tentent de construire un pont.

Le Major Collyns défend la rive gauche mais doit finir pas se replier, les allemands sont près de passer à Lixhe.
Au moment de rassembler les troupes il constate que deux soldats sont tombés:
Louis Maulus et Prosper Van Gastel alors qu'ils étaient en position à la terrasse du Café du Pont visible sur la photo de gauche et aujourd'hui disparu et à l'endroit duquel se trouve le monument du 12e de Ligne en face des maisons des photos de dessous qui existent toujours.

Cliquez ici pour la relation des faits Le récit du Major Collyns


Vue depuis le pont

Vue depuis la Rue de Tongres (actuelle Av; Roosevelt)
La Café du Pont vu depuis le pont, il est plus ou moins à l'endroit où se situe le pont actuel.
Ci-dessous, la maison en face du Café du Pont à gauche avant le pont, et les maisons en face du Café du Pont qui existent toujours en contrebas de l'actuelle Av. Roosevelt
le monument en hommage à
Louis Maulus et Prosper Van Gastel se trouve à l'emplacement du mur de gauche

Visé à le triste privilège de posséder les monuments qui commémorent les premiers soldats tombés au champ d'honneur

De rage les troupes allemandes qui ne s'attendaient à aucune résistance en Belgique mettront le feu à la ville.
Certains soldats croyaient même qu'ils venaient en libérateur car le pays avait été envahi par les troupes françaises.
Les allemands inventèrent alors la légende des francs-tireurs, des civils qui auraient harcelé les soldats, à une époque où la guerre est exclusivement affaire de militaires, et ces soi-disant résistants servirent de prétexte aux pires attrocités
Cela faisait aussi partie d'une tactique basée sur la terreur afin que personne n'ose entraver la marche des allemands.
Pourtant l'armée belge, bien que mal organisée, vieillote, manquant d'officiers, fera un remarquable travail, faisant preuve d'un courage que nulle autre grande armée au monde ne remettra jamais en cause.

Sous prétexte de francs-tireurs, les Allemands boutèrent le feu à la cité qui fut presqu'entièrment détruite et assassinèrent plusieurs visétois.

les soldats allemends au pont de Visé Le pont de Visé avant sa destruction en 1914

Le pont de Visé détruit par le Génie en 1914
Le pont détruit par le Génie, qui dut s'y reprendre à deux fois.
En face, les maisons de Devant-le-Pont d'où le 12e de Ligne tirait sur les allemands
Insigne de béret du 12e de Ligne

Cliquez ici pour le récit de la bataille par le Major Charles Collyns

Insigne de béret du 12e de Ligne
Le Perron Liégeois rappelle que ce régiment était basé à Liège


La prise du 1er drapeau allemand d'après un récit du Major Collyns

qui terminera sa carrière comme Lieutenant-Général

Les troupes d'occupation allemandes à Visé en novembre 1914Les troupes d'occupation allemandes à Visé en novembre 1914
Les troupes d'occupation allemandes défilent dans Visé le 25 novembre 1914 pour leur départ depuis la place de Visé
Ces troupes séjournèrent d'août 1914 jusqu'au 25 novembre. Photo du RP Nihard de Val Dieu
On retrouve les officiers sur d'autres photos à table

Réfectoire allemand dans le jardin du bourgmestre en 1914

Les Allemands avaient invoqué comme prétexte à l'incendie de Visé, et d'autres villes, la présence de francs-tireurs qui auraient agressés les troupes teutonnes lorsqu'elles envahirent le pays.

Il a été démontré depuis très longtemps que c'était complètement faux.
C'est tout juste si nous leur avions pas déclaré la guerre...

La propagande allemande alla jusqu'à faire des photos montrant la résistance qui "obligea leur armée à riposter", l'image ci-dessous en est un exemple, elle montre des barricades dressées à Visé.

Des cartes similaires existent également pour d'autres communes comme Battice.

Les autorités belges avaient bien prévenu la population de ne pas commettre d'exactions envers l'envahisseur. la guerre est alors exclusivement une affaire de soldats dans laquelle les civils n'ont rien à faire. ben voyons !

Cela alla même jusqu'à demander, pour maintenir la neutralité belge, que pendant le confli précédent entre français et allemands, les belges engagés à la Légion Etrangère, soient dispensés de service combattant. De là viendrait dans la chanson de la Légion le vers peu élogieux consacré aux belges
"
Tiens, voilà du boudin, voilà du boudin, voilà du boudin
Pour les Alsaciens, les Suisses et les Lorrains,
Pour les Belges y'en a plus (bis)
Ce sont des tireurs au cul
Pour les Belges y'en a plus (bis)
Ce sont des tireurs au cul "

Les allemands laissaient un triste résultat après leur passage à Visé, de nombreux civils massacrés.

La ville fut détruite, plus de 600 maisons furent brûlées et démolies L
es hommes seront emmenés en captivité, les femmes et les enfants chassés en Hollande.
Bilan : 42 visétois massacrés, 10 qui mourront en captivité, 4 soldats belges et deux gendarmes seront tués.
Visé sera la 1ère des villes martyres de la Grande Guerre.

Vers la page consacrée aux victimes.

En hommage, et le cas est unique en Belgique concernant Visé, le Collège échevinal de la ville bruxelloise de Watermael en date du 7.02.1919 décida de donner le nom de la ville martyre à la rue, jusque-là nommée rue du Tram et qui avant celà portait le nom de rue d'Ixelles, et fut débaptisée avenue de VISE, dénomination officielle en Néerlandais : VISELAAN.

Avenue de Visé à Watermael Avenue de Visé à Watermael

 

le monument aux morts de 1914-18 à Visé Le monument aux morts 14-18 à Visé Le monument aux morts de Visé

Le monument aux morts de 14-18 près de l'hôtel de ville
Il est l'oeuvre du professeur Falize de l'Académie des Beaux-Arts de Liège
Deux minenwerfers, mortiers légers, entourent la statue d'un soldat casqué

les canons ont disparu depuis.

Croix de feu, musée de l'Armée BXL

Les combattants de 14-18 ayant subi le feu de l'ennemi avait le droit de recevoir la carte du feu et la croix de feu.
Ils sont repris dans le livre des cartes du feu
Ce livre est disponible, numérisé avec les photos et indexé, ce qui permet une recherche alphabétique par nom, commune ou régiment
Il est disponible sur:
http://www.tenboome.webruimtehosting.net/guldenboek/Guldenboekprojecttotaal/livredor.htm
Il y a trois manières de consulter la liste :
Triée par nom de famille
Triée par domicile
Triée par régiment

et consulter les
Livres d'or qui reprennent en détail et souvent avec photo les disctinctions obtenues

Liste des combattants visétois décédés pendant le conflit et des anciens combattants repris dans les livres des Cartes du Feu

Deux quartiers échappèrent à l'incendie d'août 1914,celui de Souvré au sud de la ville en contrebas,
et celui de
Devant-le-Pont sur la rive gauche sauvé par l'intervention d'un allemand directeur d'une usine dans le quartier Basse-Meuse.
Grâce à cela on peut trouver sur le Quai du Halage des maisons qui datent de plusieurs siècles, et un peu plus loin l'ancienne maison qui servit de quartier général à Louis XIV
les seuls vestiges non détruits du centre de Visé restant essentiellement les rues Dossin et Raskinroy.

repas d'officiers allemands à la gare de Visé en 1914 Réfectoire allemand dans le jardin du bourgmestre en 1914 le 147e de ligne allemand pose fièrement devant les ruines de Visé en 1914
Les Allemands occupent Visé et posent en photo qu'ils envoient chez eux en signe de victoire
camp de soldats allemands près de Visé en 1914 soldats allemands à la gare de Visé en 1914-18 Les allemands font du canotage sur la Meuse
la 205e Compagnie de Réserve de Construction de Chemins de Fer pose à Visé doc.M. Poelmans
A gauche, les pioniers allemands chargés de construire ou d'entretenir le chemin de fer la Landw.Eisenb.-Bau-Komp.Nr.205 pose à Visé
(document Marc Poelmans)
et à droite soldats et officiers qui posent près de l'hôtel Michaux

Liège est décorée de la Légion d’honneur

Du Journal officiel (8 août 1914)
Paris, le 7 août 1914

Monsieur le Président,

Au moment où l’Allemagne, violant délibérément la neutralité de la Belgique, reconnue par les traités, n’a pas hésité à envahir le territoire belge, la ville de Liège, appelée, la première, à subir le contact des troupes allemandes, vient de réussir, dans une lutte aussi inégale qu’héroïque, à tenir en échec l’armée de l’envahisseur.

Ce splendide fait d’armes constitue, pour la Belgique et pour la ville de Liège en particulier, un titre impérissable de gloire dont il convient que le gouvernement de la République perpétue le souvenir mémorable en conférant à la ville de Liège la croix de la Légion d’honneur.

J’ai, en conséquence, l’honneur de vous prier de vouloir bien revêtir de votre signature le projet de décret ci-joint, approuvé par le Conseil de l’Ordre de la Légion d’honneur et décidant que la croix de la Légion d’honneur est conférée à la ville de Liège.

Le ministre des Affaires étrangères, Gaston Doumergue.

Le Président de la République Française
Sur la Proposition du Ministre des Affaires étrangères

DECRETE:

Article Premier. — La croix de chevalier de la Légion d’honneur est conférée à la ville de Liège.
ART. 2. — Le ministre des Affaires étrangères et le grand chancelier de l’Ordre sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l’exécution du présent décret.

Fait à Paris, le 7 août 1914.

Par le président de la République.
R. Poincaré


Le ministre des Affaires étrangères
Gaston Doumergue

Le magazine l'Illustration raconte les événements

 

Août 1914, la Belgique est envahie par les troupes allemandes.
Armoiries de la ville française de Sainte Adresse qui reprend les armes de la BelgiqueL'ensemble du Nice Havrais à Sainte Adresse, siège du gouvernement belge en exil en 14-18Le gouvernement belge quitte Bruxelles et demande l'hospitalité à la France.

Sainte-Adresse près du Havre sera choisie parce qu'au "Nice Havrais", de vastes bâtiments luxueux et des villas récemment construits par l'architecte Dufayel permettaient d'accueillir et de loger le gouvernement et les ministères Belges.
Le 13 octobre 1914, deux bateaux faisaient leur entrée au Havre avec à leur bord les représentants du gouvernement Belge.
Voir reportage sur ina.fr/le gouvernement belge a sainte-adresse.fr

Alors que la Belgique est presque entièrement occupée par les Allemands, Sainte-Adresse fut capitale administrative du royaume, cédée à bail au gouvernement belge pour la durée des hostilités.
Ce dernier s'installa donc d'octobre 1914 à novembre 1918 dans l'« immeuble Dufayel », construit par Georges Dufayel en 1911. Il avait à sa disposition un bureau de poste, utilisant des timbres-postes belges.
L’Hostellerie Normande sert essentiellement de résidence communes pour les ministres et cadres, la villa Louis XVI est désignée comme Ministère de la Guerre…

Malheureusement, lors de bombardements alliés en 1944, la plupart de ces beaux bâtiments seront réduits en cendres.

Le Gouvernement Belge à
Le Havre / Sainte-Adresse
de gauche à droite:
Poullet, Hubert, Segers, Helleputte, Berryer, van de Vyvere, Vandevelde, Hymans, Brunet, Goblet d'Alviella, Carton de Wiart, de Broqueville, Renkin et le Lieutenant-Général de Ceuninck

Le complexe Nice Havrais siège du gouvernemen belge à Sainte Adresse

L'Hostellerie Normande à Sainte Adresse, siège du gouvernement belge
Le complexe Nice Havrais siège du gouvernement belge

Sainte Adresse, un des bâtiments qui habitait les ministères belgesSainte-Adresse devient la capitale belge à l'étranger, elle sera louée par le gouvernement belge.
La ville a donc vécu, entre 1914 et 1918, sous un double drapeau.
Les couleurs françaises et belges qui encadrent la statue du roi Albert 1er à l'entrée de la ville.
La poste belge à Saint AdresseTémoigage de la pérennité de ces souvenirs; l'insertion du drapeau belge dans les armoiries de la ville qui est blasonnée comme suit : écartelé, au premier et au quatrième d'azur à une tour d'argent maçonnée de sable, au deuxième et au troisième de gueules à une coquille d'or, à la croix d'or, chargée en abîme d'un écusson tiercé en pal de sable, or, gueules qui est Belgique.


Le récent jumelage avec De Panne, station balnéaire belge où résidait le roi Albert 1er entre 1914 et 1918, confirme qu'à Sainte Adresse on n'a pas oublié
Le gouvernement installé en France, La Poste y est aussi installée et les courriers sont affranchis en timbres belges portant l'oblitération "Sainte Adresse Poste Belge Belgische Post"



L'armée belge a du reculer et s'est retranchée dans la région de l'Yser.
La situation devenait intenable du fait de la différence des effectifs en présence.
L'éclusier Henri Geeraerts suggère à l'état-major un moyen d'inonder la plaine pour stopper définitivement l'avancée de l'armée allemande.
Il faut profiter de l'altitude des polders qui sont sous le niveau de la mer.
En ouvrant les vannes des écluses à marée montante et en les refermant à marée descendante, la mer inondera toute la région.
Du fait du déséquilibre des effectifs en présence, constatant que la ligne de défense ne pourra tenir indéfiniment, le roi Albert de Belgique approuve l'opération qui est menée par le général Dossin. L'opération aura lieu le 25 octobre.

L'ingénieuse proposition de l'éclusier a permis à l'armée franco-belge de s'établir solidement sur la rive occidentale du fleuve et de stopper l'avance de l'adversaire vers un objectif de grande valeur stratégique : Dunkerque.
À l'exception de deux offensives sur Tervaete rapidement repoussées les 22, 23 et 24 octobre 1914, la ligne de l'Yser restera infranchissable pour l'armée allemande jusqu'à la fin des hostilités en 1918.

Le 19 octobre, le 1er corps britannique sous les ordres du général sir Douglas Haig, nouvellement arrivé, lance une contre-offensive contre l'armée allemande depuis ses positions dans les environs de la ville belge d'Ypres.

Le Roi Albert à La Panne

1915 Ypres
A Ypres des combats font rage.

Pour la première fois les allemands utiliseront des gaz de combat, le gaz moutarde auquel on donnera le nom d'Ypérite.
C'est à Steenstraete que les allemands l'utiliseront pour la première fois.
Ce nom deviendra en 1945 celui d'une des unités des Brigades d'Irlandes (voir page
http://www.arquebusiers.be/20e-siecle-4.htm )

Belges, britanniques et canadiens tiennent bon.
Lors de cette bataille dans les plaines belges, les pertes humaines britanniques s'élèveront à 58 000 hommes depuis le début de l'offensive, les pertes allemandes à 35 000 et les pertes françaises à 10.000 environ et près de 14.000 belges.
Les troupes britanniques n'ont reculé que de 5 km sur le front.
http://www.inflandersfields.be/#

Un symbole toujours porté par les britanniques émergera de cette bataille dans les champs de Flandre

Le coquelicot du jour du Souvenir et le poème "Au champ d'honneur"

On reconnaît le coquelicot comme le symbole du souvenir à la mémoire des soldats du Canada, des pays du Commonwealth britannique et des États-Unis qui sont morts à la guerre.
Cette fleur doit son importance au poème Au champ d'honneur composé par le major John McCrae (nommé plus tard lieutenant colonel), un médecin du Corps de santé de l'Armée canadienne, au cours de la deuxième bataille d'Ypres, en Belgique, en mai 1915.

Les références au coquelicot aux première et dernière strophes du poème de la guerre le plus lu et le plus souvent cité ont contribué à donner à la fleur le statut d'emblème du souvenir et de symbole d'une croissance nouvelle parmi la dévastation laissée par la guerre.
La première personne à l'utiliser de cette façon fut Mme Michael, membre du personnel du American Overseas YMCA, au cours de la dernière année de la guerre. Mme Michael lu le poème de John McCrae et en fut si touchée qu'elle composa également un poème en guise de réponse.
Comme elle le précisa plus tard : « Dans un moment fort de résolution, j'ai pris l'engagement de garder la foi et de toujours porter un coquelicot rouge des champs de Flandre comme symbole du Souvenir afin de servir d'emblème et de garder la foi avec toutes les personnes décédées »

In Flanders fields the poppies blow 
Between the crosses row on row, 
That mark our place; and in the sky 
The larks, still bravely singing, fly 
Scarce heard amid the guns below. 
We are the Dead. Short days ago 
We lived, felt dawn, saw sunset glow, 
Loved and were loved, and now we lie 
In Flanders fields. 
Take up our quarrel with the foe: 
To you from failing hands we throw 
The torch; be yours to hold it high. 
If ye break faith with us who die 
We shall not sleep, though poppies grow 
In Flanders fields.

Lieutenant Colonel
John McCrae, MD (1872-1918) 
Canadian Army 
In Flanders fields

Au Champ d'honneur
Au champ d'honneur, les coquelicots
Sont parsemés de lot en lot
Auprès des croix; et dans l'espace
Les alouettes devenues lasses
Mêlent leurs chants au sifflement
Des obusiers.

Nous sommes morts
Nous qui songions la veille encor'
À nos parents, à nos amis,
C'est nous qui reposons ici
Au champ d'honneur.

À vous jeunes désabusés
À vous de porter l'oriflamme
Et de garder au fond de l'âme
Le goût de vivre en liberté.
Acceptez le défi, sinon
Les coquelicots se faneront
Au champ d'honneur.
*Adaptation française
du major Jean Pariseau

Cette fleur se remarqua sur les champs de bataille à des endroits où elle ne poussait pas, déjà lors des guerres napoléoniennes.
En fait les bombardements remuant le terrain et y apportahnt la chaux des bâtiments détruits, favorisent la poussée de la plante.
Elle s'y développe comme un hommage aux hommes qui sont tombés à cet endroit.

En 1919

Le 28 mai, Roi Albert 1er vient en visite à Visé, ville martyre.
Il demandera à l'Abbé Goffin, que l'on voit à la droite du Roi, de lui retracer le combat des gendarmes auquel il avait assisté et la mort de
Auguste Bouko et Jean-Pierre Thill.
Le Roi s'en montra très ému et félicita le prêtre de son comportement pendant cette bataille

En 1920

le 19 septembre, un monument est inauguré en présence de toute la population, pour rappeler le sacrifice de Bouko et Thill.
Il est dressé contre le mur de la poste près de la place de Visé.
Le premier monument à Bouko et Thill les deux premiers gendarmes morts à Visé en 1914
Ce monument sera détruit en 1942 par les allemands et remplacé après la guerre par un monument plus petit situé au même endroit
le monument à Bouko et Thill après la guerre 40-45
Ls Francs Arquebusiers n'ont pas encore repris leurs cortèges dans les rues de la cité en cours de reconstruction
Toutefois le 30 octobre 1920, ils assistent en corps aux funérailles de leur capitaine-commandant Joseph Cerfontaine qui était à la tête de la bonne ordonnance de la compagnie depuis 1895

La reconstruction de Visé
Des quartiers provisoires, les baraquement, furent construits pour abriter la population. Appelés par dérision le quartier des Sénégalais
Visé, les abris provisoires, le quartier des "Sénégalais" Visé, les abris provisoires les baraquements Les abris provisoires Visé, baraquements provisoires, le "quartier des Sénégalais" Visé, les abris provisoires, les baraquements
Vient le moment de la reconstruction sous la houlette de l'O.R.D. l'Office des Régions Dévastées
reconstruction de Visé en 1923,défilé des anciens arquebusiers
Rue Haute en reconstruction
l'ancien pont provisoire et le nouveau pont
ancien et nouveau pont
Reconstruction de Visé
Rue Haute en reconstruction
l'ancienne gare
la station
Le nouveau local de la Renaissance
la Renaissance
la rue du pont après 1914
rue du pont

l'hôtel de ville
Des dizaines de maisons furent reconstruites par l'Office des Régions Dévastées,
dont le sigle O.R.D est visible sur les façades
La 100e, dans la rue du Collège, fut celle du bourgmestre Lambert-Dehousse où une plaque le rappelant est apposée sur la façade.
Il était Franc-Arquebusier, c'est là que pendant des années la compagnie ira chercher la statue de St Martin,
gardée hors des fêtes par Martine Lambert qui occupera le bâtiment jusqu'à son décès.
la maison de l'ancien bourgmestre Lambert-Dehousse 100e maison reconstruite à Visé après 194 100e maisonj reconstruite à Vise; Lambert Dehousse bourgmestre

l'hôtel de ville

la gare

la gare

la gare
Reconstruction de la rue du Collège
Reconstruction de la rue du Collège
reconstruction de la Rue des Récollets
Reconstruction de la Rue des Récollets
Reconstruction de la Rue Basse
Reconstruction de la Rue Basse
Reconstruction de la Rue des Récollets
Reconstruction de la Rue des Récollets
Reconstruction de la Rue de la Station, auujourd'hui Rue des Francs Arquebusiers
Reconstruction de la Rue de la Station, aujourd'hui Rue des Francs Arquebusiers
Maison de M. Delange, Rue des Récollets
Maison de M. Delange

Rue des Récollets
Maison de M. Jacques Martin, Rue Haute
Maison de M. Jacques Martin

Rue Haute
Maisons de MM Coutelier-Michaux-Martin, Rue Basse
Maisons de MM. Coutelier, Michaux et Martin
Rue Basse
Maison Paulus Anceau rue de la Station
Maison Paulus Anceau

Rue de la Station
Maisons Martin et Roujob
Maisons Martin et Roujob

Rue Haute


En 1921

la Compagnie pourra reprendre ses fêtes et cortèges interrompus pendant la Grande Guerre et la reconstruction de la ville
En 1922, Thomas Cloes est remplacé au poste de tambour-major par Léonard Cordy
inauguration du monument et de la pelouse d'honneur aux victimes de 14-18 cimetière de Lorette à Visé
Le 11 novembre 1924
La compagnie assiste en même temps que les associations patriotiques,
à l'inauguration du Monument aux Morts de la Grande Guerre au cimetière de Lorette


Patriote Illustré 1924, recontruction de l'eglise de Visé. Doc Marc Poelmans

 

 

Cette même année 1924, le 13 avril, est posée la première pierre de la reconstruction de la Collégiale St Martin comme l'annonce le Patriotte Illustré dans son édition du 20 avril 1924
(doc. M. Poelmans)

En 1925, le chef de musique des Francs Arquebusiers est Jacques Rion qui habitait rue du Général Thys à Dalhem
Il le restera jusqu'en 1948 et en 1930 sera également directeur musical chez les Arbalétriers.
En tant qu'officier, il en demandera l'autorisation au comité des Francs Arquebusiers qui vu les liens d'amités avec l'ancienne gilde accepteront de bon coeur.

Il mettait ses musiciens à la disposition de la compagnie comme suit en 1934
10 hommes au Réveil
22 hommes l'avant-midi
18 hommes l'après-mide
7 hommes le soir pour animer le bal

C'est de nouveau lui qui assurera la prestation musicale de la fête de St Martin du 4 novembre 1945 sans toutefois assurer le bal pris en charge par M. Douin

En 1945 le prix pour 22 musiciens le matin était de 1650 francs, 75 francs par musicien, de 9h30 à 12h30 et de 1200 francs pour l'après-midi de 16 à 20 heures pour 15 musiciens à 20 francs de l'heure
En 1946 on le retrouve de nouveau au bal à partir de 22 heures, le cramignon se terminant seulement à 21 heures, et la compagnie lui demande de fournir 6 hommes:
piano, batterie, contrebasse, deux saxos, un trompette au pris de 40 francs l'heure par homme avant minuit et de 50 francs après minuit

Vers la suite du 20e siècle de 1925 à 1939

dernière mise à jour:31/01/12

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