
La Principauté de Liège se voulait neutre et
indépendante,
mais souvent ses souverains se montreront complaisants
que ce soit avec l'Espagne ou avec la France.
Les princes-évêques ne s'occupèrent d'ailleurs pas
toujours du territoire liégeois qu'ils délaissèrent
parfois pendant des années pour en confier la gestion à
leurs hommes de confiance

Photo de
Tchantchès et Nanesse:
© Marc Verpoorten,
Office du
Tourisme de la Ville de Liège
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Liège est aussi
la cité de Tchantchès
le vrai
liégeois:
mauvaise tête, esprit frondeur,
grand gosier,
ennemi du faste et des grandes cérémonies,
farouchement indépendant,
mais cur d'or et prompt à s'enflammer pour
toutes les nobles causes.
Il incarne lesprit frondeur des Liégeois
qui,
à lépoque de sa création (début du
19ème),
ont bouté les Hollandais dehors peu après
quils aient fait de même des
princes-évêques.
Il nest pas impressionné par les
titres et les couronnes,
Il est courageux et déterminé, assoiffé de
liberté mais aussi sensible à la gloriole.
La tête près du bonnet, grande gueule qui n'a
pas peur de l'ouvrir et qu'on lui ferme
difficilement,
fier d'être un pur liégeois amoureux de son
terroir.
(Tiens on
dirait le webmaster !)
http://www.tchantches.be/index.html
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Visé,
la petite
cité mosane, où les commerçants petits bourgeois
protègent jalousement leurs intérêts et dirigent la
ville, veillera souvent à rester du côté du pouvoir et
à préserver son activité économique.
Visé est évangélisée au VIIe
siècle par saint Lambert
qui y fait construire une église.
Elle est mentionnée la première fois en 870 lors de la
succession de Charlemagne.
Il s'agit alors d'une localité d'étape sur le cours de
la Meuse ainsi que d'un lieu de passage du fleuve avec un
pont construit au XIe siècle.
Cela explique certainement le succès du marché de Visé
entre le Xe et le XIIIe siècles.
Le roi de Germanie, qui y perçoit un tonlieu,
l'abandonne en 983 au chapitre cathédral de Liège qui
conserve alors les droits seigneuriaux sur la localité
jusqu'en 1310, moment où ces droits sont cédés au
prince-évêque Thibaut de Bar.
En 1310 les Templiers sont chassés de partout mais il ne
semble pas que le prince-évêque ait vraiment à coeur
de les poursuivre
C'est la même année qu'apparait de manière officielle
la Compagnie des Arbalétriers de Visé alors que
s'efface la commanderie templière située sur le plateau
de Lorette et toujours visible aujourd'hui
Coïncidence étrange...
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Pour une
histoire complète de la Principauté de Liège
rendez-vous sur

ou
sur http://fr.wikipedia.org/wiki/Accueil
portail sur Liège
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On bat
monnaie à Visé où se trouve un atelier
monétaire (963-1650)
 
Notger
[972-1008] et Otton III [983-1002], denier
Visé;
monnaie rarissime, 1 seul exemplaire connu
 
Hugues de Pierrepont prévôt [1200], denier
Visé; Dgs.408

  
Ferdinand de
Bavière [1612-1650]
½ daler sans date Visé
Images
aimablement fournies par
J.L. Dengis Président
de la Société Royale de Numismatique de Belgique
DENGIS J.L.,
Les monnaies de la principauté de Liège, I. De
Notger à Henri de Gueldre (972-1274), Collection
MONETA 53, Wetteren 2006
Les monnaies de la principauté de Liège, II. De
Jean d'Enghien à Robert de Berghes (1274-1564),
Collection MONETA 54, Wetteren 2006
Les monnaies de la principauté de Liège, III. De
Gérard de Groesbeeck au rattachement à la France
(1564-1794), Collection MONETA 55, Wetteren 2006.
Les monnaies de la principauté de Liège. IV.
Monnaies particulières, jetons, médailles,
méreaux, trébuchets, Collection MONETA 65,
Wetteren 2007
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C'est
en 1330 que Visé s'entoure d'une muraille.
Il semble qu'elle ait joui de privilèges urbains dès
cette époque, mais la première charte de franchise est
seulement acquise en 1429 de l'évêque Jean de
Heinsberg, date à laquelle Visé devient une Bonne Ville
de la Principauté de Liège et peut être représentée
aux États du pays.
Si Visé doit sa prospérité commerciale à sa situation
géographique sur la Meuse à mi-chemin entre Liège et
Maastricht, cette position est néanmoins dangereuse du
point de vue militaire comme la ville a pu en faire
plusieurs fois l'expérience au cours de son histoire. |
En 1106, elle connaît la
bataille du pont de Visé, opposant les Liégeois et
l'empereur Henri IV face au fils révolté de ce dernier.

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En 1376, le 9
mai, le Prince-évêque Jean d'Arckel, en lutte
avec la principauté et qui en 1374 s'était
réfugié à Maastricht, assiège la ville de
Visé
Selon la légende, la tradition culinaire locale
connue sous le vocable 'Oie
à l'instar de Visé" serait née à ce
moment en souvenir d'une jeune gardeuse d'oie qui
courageuse et téméraire galvanisa les troupes
en s'emparant de l'étendard de l'assaillant et
favorisa par son geste la victoire des troupes
visétoises.
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Les Liégeois se
sont soulevés contre leur prince-évêque
Louis de Bourbon, neveu du duc de Bourgogne, Philippe le Bon, fut déposé en 1465 par les Liégeois,
alliés de Louis XI de France. Le prince est soutenu Charles_le_Téméraire.
En octobre 1468, les révoltes sont à leur
comble, lévêque séchappe de la cité
épiscopale, mais les Liégeois le rattrapent à Tongres
et le ramènent à Liège. Ce dernier fait irrite son
cousin, le duc de Bourgogne, Charles dit "le
Téméraire", qui résolut de venir à Liège
ramener lordre et asseoir son autorité. Louis XI
est, à titre dhumiliation, contraint de
laccompagner pour lui servir de témoin
Dans la nuit du 27 au 28 octobre, un petit groupe
dhommes monte vers Sainte-Walburge, où est établi
le campement des ennemis.
Les milices urbaines, composées, entre autres, de 600
Franchimontois, comptent sur leffet de surprise
pour capturer le duc de Bourgogne et Louis XI et ainsi
inverser le rapport de force.
Arrivés sur les lieux, les hommes parviennent à
maîtriser les sentinelles, mais ils perdent du temps à
combattre les soldats bourguignons plutôt que de se
rendre là où les chefs logent dans le camp. Ceux-ci ont
donc le temps dorganiser une contre-offensive.
Le lendemain, en guise de représailles, la ville de
Liège fut mise à sac et incendiée. Son incendie dura,
dit-on, sept semaines.
Charles le Téméraire est vainqueur sur toute la ligne.
Il résoud de traiter et contraint le roi Louis à signer
le traité de Péronne, qui doit démembrer le domaine
royal ; la Champagne est attribuée en apanage à
Charles, duc de Normandie; ainsi Paris est privé de sa
couverture de places fortes.
L'humiliation de la Couronne n'est pas assez complète;
l'orgueilleux duc de Bourgogne entraîne son royal cousin
à demi-prisonnier jusqu'à Liège, afin d'assister au
châtiment de la cité qui n'échappe pas à l'un des
sacs les plus atroces de l'Histoire. De nombreuses villes
et communes, sont systématiquement mises à sac et
détruites, comme Dinant, et Liège dont le perron de la
Place du Marché fut démonté et transporté à Bruges.
Cette épopée des 600 Franchimontois est romancée
dans "La Cité ardente" de
Henry Carton De Wiart.
Le surnom de Liège. provient de cet ouvrage écrit en 1905
En 1468, après
avoir détruit Liège, Charles le Téméraire rase
l'enceinte de Visé.
|
Visé, c'est une population typique
de petits bourgeois qui développent un
esprit de clocher et sont ironiquement
surnommés par ceux qui habitent en dehors de
la cité. " les grands vantrins sins
cowètes" ; "grands tabliers sans
cordon" cette expression wallone
qualifiant quelqu'un qui en montre plus que
ce qu'il ne possède, qui fait de l'esbroufe,
bref un pêteux.
Ce que l'épisode comique avec Louis XIV
démontrera encore bien. Bien sûr, aucun
d'entre eux ne se retrouve dans cette
description...

Depuis
des lustres on tient marché à Visé.
Les
marchands viennent d'un peu partout dans la ville
frontière de la Principauté.
Visé est
en en effet assez isolée puisque son territoire sur la
rive droite est à à peine 2 km du centre ceinturée par
les frontières, Argenteau et Dalhem tout proches sont
déjà terres étrangères.
Cette
position lui permet un échange de marchandises avec ces
pays étrangers.
Elles viennent de partout, par route et par la Meuse,
fleuve difficile, au milieu duquel se trouvent de
nombreuses îles où on engraisse des oies.
Les eaux sont parfois rapides, avec des bancs de sable et
des rochers sur lesquels les barques viennent s'échouer
ou se fracasser.
Un pont et un gué relient le quartier de Devant-le-Pont
sur la rive gauche quand les hautes eaux ne l'isolent pas
en hiver.
Les remparts de la ville sont en mauvais état, les
hivers de cette fin de 16e siècle ont été rudes et la
disette n'a fait qu'aggraver l'épidémie de peste
|

L'histoire
des Arquebusiers est indissociable de celle de la
Principauté,
de celle de la gilde soeur les Arbalétriers,
et de l'évolution de l'arme à feu.
Le terme gilde souvent utilisé sur le présent site
est un terme similaire à "guilde" .
gild, gilde,
gildum, gilda, gildonia, société, association,
corporation de marchands
guilde ou ghilde ou gilde nom féminin provient du
latin médiéval gilda, du moyen néerlandais gilde;
troupe, corporation
Au Moyen Âge, association groupant des
marchands exerçant une profession commune.
Association visant à procurer à ses adhérents de
meilleures conditions commerciales.
Certains autres mots d'origine flamande utilisé dans
les compagnies de Visé ont subit une francisation
(Gast=Gasse par exemple)
On retrouve par ailleurs aussi le terme flamand
kolvenier, ou klovenier, pour désigner des
arquebusiers
| Les
premiers modèles de couleuvrines et arquebuses;
un simple tube de métal percé d'un trou pour la
mise à feu à l'aide d'un fer rouge ou d'une
mèche |
 |
 |
Les premiers modèles d'arquebuses
portables remontent au 14e siècle donc bien
avant la création des arquebusiers de Visé,
et nous sommes 75 ans après la Bataille
de Cerignola où les arquebusiers
furent utilisés de manière efficace
Par ailleurs on trouve trace dans un écrit
du 15e siècle d'un "Jan maistre
arkebusier" visétois fabricant couleuvrines et
arquebuses à mèches et en 1573 une poudrière
était établie près de la Tour l'Evêque et une
autre à Dalhem.
"Jan faiseur de hackebuses" est cité le 5
octobre 1576 et le 9 septembre 1594 et en 1580 les
Bourgmestres décident "pour la tuition et
sauvegarde de la ville, pendant les 3 ans à venir
seront faits et construits 6 mouskette chaque
an"
Ces éléments montrent bien que l'arquebuse et le
mousquet étaient déjà d'un usage courant bien
avant la création de la gilde, il existait en fait 4
gardes bourgeoises réparties dans les différents
vinâves (quartiers) de la ville.
Les Harquebusiers de Visé sont nés de la
volonté de quelques Visétois du XVIe siècle de
créer officiellement une seconde compagnie armée
chargée de veiller sur la ville et dotée d'un
armement existant depuis plus d'un siècle et en
usage déjà dans les anciennes milices d'archers et
d'arbalétriers:
l'arquebuse et son homologue plus puissant le
mousquet.
C'est en 1579 que les arquebusiers se rassemblèrent
en une seconde gilde.
Partout ailleurs, les compagnies d'arquebusiers
existent parfois depuis plus d'un siècle, comme à
Genève qui est aussi une principauté
ecclésiastique dépendant du Saint Empire
germanique.
Ce fut à la fin du XVe
et au commencement du XVI siècle que, dans plusieurs
villes, se sont formées les premières confréries,
dans le but de s'exercer au tir à l'arquebuse.
Les villes et les princes les prenaient à leur
solde.
En
1492 une compagnie d'arquebusiers existe à Dinant et
avant elle des couleuvriniers qui virent leurs armes
plus lourdes s'alléger au fil des âges pour devenir
des arquebuses.
Elles existaient déjà à Malines en 1510, puisque
cette année elles ont acheté leur local.
Cette même année, la ville de Malines envoya huit
arquebusiers à Venloo, et leur fit faire, à cette
occasion, une enseigne (winpele).
En 1521, quinze francs arquebusiers partirent de
Malines pour tirer avec des bâtons (om met
stokken te schieten) dans la première guerre
qu'eut Charles-Quint contre François Ier, roi de
France.
Ils reçurent de la ville chacun 20 escalins de
Brabant pour leur habillement, mais à condition
qu'à l'avenir la confrérie s'habillât avec le drap
de la ville, qu'elle fit faire ses costumes dans le
genre guerrier, pour qu'elle fût toujours prête à
marcher à la guerre, soit en faveur de l'empereur,
soit en faveur de la ville.
La même année et pour la même campagne, la ville,
sur l'ordonnance de l'empereur, habilla encore dix de
ses arquebusiers, auxquels elle donna des costumes
tels que portait l'armée impériale.
Ces confréries donnaient, comme les précédentes,
des fêtes et des concours pour les plus adroits.

|
Il est bien entendu qu'ils
avaient tous un costume distinctif : ceux de
Gand étaient habillés de vert.
Leurs armoiries étaient d'azur aux deux
arquebuses d'or placées en sautoir, et
quatre T d'argent placés 1 , 2 et 1
Ceux de Bruxelles portaient:
de gueule aux deux arquebuses d'argent,
placées en sautoir, entrelacées du briquet
d'or de Bourgogne, sous lequel est placé la
pierre, trois étincelles de feu (or) en
sortent, le tout surmonté d'une branche à
trois fleurs de blé naturelles.
|

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La concesssion Caroline imposée par
Charles Quint ôta à toutes ces confréries leurs
priviléges; elles ne se réunirent plus que pour
leur amusement.
A Tongres qui fait aussi partie de la
Principauté de Liège, les arquebusiers existent
depuis le 10 octobre 1516, forts d'une compagnie de
50 hommes sous le patronage de St Christophe et St
Sébastien avec un gage annuel de 100 florins.
En 1521 alors qu'ils donnent leur démission, les
bourgmestres lèvent une nouvelle compagnie de 50
hommes avec la même solde de 100 florins, chaque
homme recevant en sus 7 livres de plomb, 5 livres de
salpêtre (pour la poudre) et une certaine quantité
de vin.
Puis la ville reprit dans ses effectifs les anciens
et l'on vit ainsi deux serments d'arquebusiers, Oude
en Jonge Cloveniers, vêtus comme les arbalétriers.
En 1522 avec l'adoption d'un nouveau règlement ils
furent placés sous la protection de la Vierge, de St
Lambert et de St Georges.
Ils devaient prêter serment de fidélité à la
ville et l'administration des membres et la
nomination de dignitaires ne pouvait se faire qu'avec
l'assentiment des bourgmestres.
Les postes qui leurs étaient assignés en cas
d'alarme en 1582 étaient pour chaque serment 10
hommes au marché et 7 à chacune des six portes de
la cité.
En 1587 les vieux arquebusiers eurent la garde des
portes de Maestricht et de Visé et les jeunes
arquebusiers celles de Liège et de Koninxheim.
Ils organisèrent également une compagnie de
grenadiers de 15 hommes (23 en 1789) gratifiés de 9
florins pour leur présence à la procession
A Visé, les règles furent très
certainement similaires.
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Le mousquet
et la bandoulière à laquelle sont accrochés douze
cylindres qui contiennent chacun la dose de poudre
nécessaire à un coup de feu

L'arme est chargée par le canon; une dose de poudre est
introduite puis tassée.
Ensuite c'est au tour de la balle qui est enfoncée à
l'aide de la baguette.
Sur le côté du canon est monté un bassinet,
petit réceptacle parfois muni d'un couvercle qu'on
enlève au moment d'utiliser l'arme.
La charge principale est en contact avec le bassinet,
grâce à un petit trou foré dans le canon (la
lumière).
Le bassinet est rempli de pulvérin; une poudre à canon
aussi fine que de la farine est qui s'enflamme à la
moindre étincelle, d'où le danger permanent d'explosion
suite au voisinage d'une mèche toujours enflammée aux
deux bouts et de poudre, cause de nombreux accidents.
le webmaster sait
de quoi il parle ... voir page 1975-2000

Au moment du tir, une pression sur la détente fait
descendre le serpentin dans le bassinet, le pulvérin
s'enflamme et via le trou de la lumière met le feu à la
charge principale.
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Vers
le 16e siècle
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