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Les Arquebusiers de Visé

blason des gentis, capitaine des francs arquebusiers au 16e siècle

armes des Arquebusiers de Visé

Drapeau des francs Arquebusiers

de Gérard de Groesbeck à Albert II

... de 1579 à demain

Histoire des Arquebusiers de Visé
du mercredi, 15 mai 1580 au

Vous entendez la Marche des Volontaires de Robert Bruce
Robert Ier d'Écosse, Robert de Brus (en normand), Roibert a Briuis (en Écossais méd.), Robert the Bruce ou Robert Bruce (en anglais moderne) (Château de Cardoss, 11 juillet 1274 – 7 juin 1329), comte de Carrick, est roi d'Écosse de 1306 à 1329. à l'époque de William "Braveheart" Wallace dont l'épopée donnera le film Bravehaert (Battle of Stirling Bridge ,une des batailles des guerres d’indépendance de l’Écosse, le 11 septembre 1297)
La bataille de Bannockburn qu'il commande le 23 juin 1314, sest une écrasante victoire de l’armée écossaise sur les troupes anglaises menées par
Édouard II d'Angleterre pendant la première guerre d'indépendance écossaise.
Elle est marquée par l'utilisation par Robert Bruce de carrés de piquiers nommés
schiltrons sur lesquels viennent s'écraser les charges de cavalerie anglaises.
Cette bataille entraîne une remise en question tactique de l'armée anglaise ce qui aura un impact majeur sur les tactiques de combat de la
Guerre de Cent Ans.
Cette stratégie fut aussi utilisée 4 ans plus tard par les flamands qui infligèrent en 1302 aux chevaliers Français une cuisante défaite à
Courtrai connue sous le nom de Bataille des Eperons d'Or où les milices flamandes bénéficieront d'une aide appréciable des Brabançons et des Namurois venus leur prêter main-forte pour défaire le suzerain français, comme le confirment de nombreux historiens.
Cet aspect historique semble quelque peu effacé aujourd'hui, dans le but de nourrir le combat pour l'émancipation de la culture flamande.
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Vers le 16e siècle dernière mise à jour:28/06/10

La Principauté de Liège
dépend du
Saint Empire Romain Germanique

Carte su Saint Empire Romain Germanique Armoiries du Saint Empire Germanique Carte de la Principauté de Liège
La principauté épiscopale de Liège était un État du Saint Empire Romain Germanique.
Elle naît en 985 comme principauté épiscopale.
C'est à cette date que Notger, déjà évêque de Liège depuis 972, devient prince-évêque en recevant le Comté de Huy
Ce grand état vivra pendant plus de 800 ans jusqu'à la Révolution de 1789.

Carte du saint empire Romain Germanique

Armoiries Principaute de Liege

La Principauté de Liège
992 -1795

Visé était autrefois une des 23 Bonnes_villes de la
Principauté de Liège (12 thioises-flamandes et 11 romanes-wallonnes).

Privilège qui lui valait une représentation au Tiers-Etat et l'autorisation de s'entourer d'une muraille.

Les bourgmestres des Bonnes Villes, en règle générale deux, représentaient leur cité au Tiers-État qui, depuis la Paix de Fexhe de 1316, avec l'État primaire (chapitre de la cathédrale) et l'État noble exerçaient le pouvoir législatif de la principauté collectivement avec le prince-évêque.
L'unanimité des trois États était requise pour adopter les propositions de lois

les armoiries de la Principauté se déclinent comme suit:
Écartelé :
au 1, de gueules à la face d'argent
(duché de Bouillon)
au 2, d'argent à trois lions de sinople, armés et lampassés de gueules et couronnés d'or
(marquisat de Franchimont)
au 3, burelé d'or et de gueules de dix pièces
(comté de Looz).
au 4 : d'or à trois huchets de gueules virolés et enguiché d'argent
(comté de Hornes).
sur le tout: de gueules au perron haussé, supporté par trois lions sur trois degrés, monté d'une pomme de pin, sommé d'une croix pattée, le tout d'or, accosté d'un L et G capitals de même qui sont les armes de la ville de Liège

Liège et ses bonnes villes Les Bonnes Villes et leurs armes
Liège et sa principauté à travers les siècles Les bonnes villes liégeoises (avec carte)
Histoire de la Principauté de Liège Les 4 paix des XXII

Sur le blason, les lettres L et G correspondent à l'expression latine
"Libertas Gentis"
qui signifie "Liberté du peuple".

Aujourd'hui blason de province, elles sont un rien différentes:
Province de Liège
Ecartelé : 1, de Liège;
2, de Bouillon;
3, de Franchimont;
4, de Looz;
enté en pointe de Hornes.

Les armoiries de la Ville de Liège

De gueules au perron haussé, supporté par trois lions sur trois degrés,
monté d'une pomme de pin, sommé d'une croix pattée, le tout d'or,
accosté d'un L et G capitals de même.
L'écu sommé d'une colonne murale du même
et orné extérieurement,
en commençant par la dextre de l'écu,
des bijoux de
la croix de guerre italienne,
la croix de guerre belge de 1940 avec palme,
de la croix de la Légion d'Honneur française
et de la médaille militaire pour la bravoure du royaume des Serbes, Croates et Slovènes,

munis de leurs rubans et mouvants de la pointe.
(Cliquer sur les images pour agrandir)

Sur le blason, les lettres L et G correspondent à l'expression latine
Libertas Gentis qui signifie « Liberté du peuple ».

L'appellation officielle des armoiries de la Ville de Liège
a été fixée par arrêté du Régent du 1er février 1947.


Italie Croix de Guerre Belgique Croix de Guerre 40-45 avec palme France Chevalier de la Légion d'Honneur Serbie-Slovenie-Croatie Médaille de la Bravoure

l'affreux nouveau blason de la Province de Liège

Et ici à gauche c'est le nouveau blason de la
Province de Liège adopté en 2008.
Flamandisé avec un pseudo lion ou léopard.

Plus rien à voir avec l'ancien et proprement ridicule.
Il n'a RIEN d'historique, le perron mis à part, ne reprend même pas les couleurs liégeoises, et a été fait certainement pour que quelques politiciens puissent imprimer leur marque et dire; c'est nous qui l'avons fait et offrir une belle commande à un graphiste qui aurait dû rester à l'école.

Qu'ils ne s'en vantent pas, c'est lamentable.
Heureusement l'ancien blason sera normalement encore utilisé dans les relations protocolaires.

Le site de Fabrice Muller


La Principauté de Liège se voulait neutre et indépendante,
mais souvent ses souverains se montreront complaisants que ce soit avec l'Espagne ou avec la France.
Les princes-évêques ne s'occupèrent d'ailleurs pas toujours du territoire liégeois qu'ils délaissèrent parfois pendant des années pour en confier la gestion à leurs hommes de confiance

Tchantchès et Nanesse, de vrais liégeois
Photo de Tchantchès et Nanesse:
© Marc Verpoorten,
Office du Tourisme de la Ville de Liège

Liège est aussi la cité de Tchantchès


le vrai liégeois:
mauvaise tête, esprit frondeur,
grand gosier,
ennemi du faste et des grandes cérémonies,
farouchement indépendant,
mais cœur d'or et prompt à s'enflammer pour toutes les nobles causes.
Il incarne l’esprit frondeur des Liégeois qui,
à l’époque de sa création (début du 19ème),
ont bouté les Hollandais dehors peu après qu’ils aient fait de même des princes-évêques.

 Il n’est pas impressionné par les titres et les couronnes,
Il est courageux et déterminé, assoiffé de liberté mais aussi sensible à la gloriole.

La tête près du bonnet, grande gueule qui n'a pas peur de l'ouvrir et qu'on lui ferme difficilement,
fier d'être un pur liégeois amoureux de son terroir.
(Tiens on dirait le webmaster !)

http://www.tchantches.be/index.html

Visé,
la petite cité mosane, où les commerçants petits bourgeois protègent jalousement leurs intérêts et dirigent la ville, veillera souvent à rester du côté du pouvoir et à préserver son activité économique.

Visé est évangélisée au VIIe siècle par saint Lambert
qui y fait construire une église.
Elle est mentionnée la première fois en 870 lors de la succession de Charlemagne.
Il s'agit alors d'une localité d'étape sur le cours de la Meuse ainsi que d'un lieu de passage du fleuve avec un pont construit au XIe siècle.
Cela explique certainement le succès du marché de Visé entre le Xe et le XIIIe siècles.
Le roi de Germanie, qui y perçoit un tonlieu, l'abandonne en 983 au chapitre cathédral de Liège qui conserve alors les droits seigneuriaux sur la localité jusqu'en 1310, moment où ces droits sont cédés au prince-évêque Thibaut de Bar.

En 1310 les Templiers sont chassés de partout mais il ne semble pas que le prince-évêque ait vraiment à coeur de les poursuivre
C'est la même année qu'apparait de manière officielle la Compagnie des Arbalétriers de Visé alors que s'efface la commanderie templière située sur le plateau de Lorette et toujours visible aujourd'hui
Coïncidence étrange...












Pour une histoire complète de la Principauté de Liège rendez-vous sur

ou sur http://fr.wikipedia.org/wiki/Accueil
portail sur Liège

On bat monnaie à Visé où se trouve un atelier monétaire (963-1650)


Denier de Visé armes du Saint Empire GermaniqueDenier de Visé
Notger [972-1008] et Otton III [983-1002], denier Visé;
monnaie rarissime, 1 seul exemplaire connu
Denier de Visé de Hugues de Pierrepont Hugues de PierrepontDenier de Visé de Hugues de Pierrepont
Hugues de Pierrepont prévôt [1200], denier Visé; Dgs.408

1/2 daler de Ferdinand de BavièreArmes de Ferdinand de Baviere1/2 daler de Ferdinand de Bavière
Ferdinand de Bavière [1612-1650]
½ daler sans date Visé

Images aimablement fournies par
J.L. Dengis
Président de la Société Royale de Numismatique de Belgique
DENGIS J.L.,
Les monnaies de la principauté de Liège, I. De Notger à Henri de Gueldre (972-
1274), Collection MONETA 53, Wetteren 2006
Les monnaies de la principauté de Liège, II. De Jean d'Enghien à Robert de Berghes (1274-1564), Collection MONETA 54, Wetteren 2006
Les monnaies de la principauté de Liège, III. De Gérard de Groesbeeck au rattachement à la France (1564-1794), Collection MONETA 55, Wetteren 2006.
Les monnaies de la principauté de Liège. IV. Monnaies particulières, jetons, médailles, méreaux, trébuchets, Collection MONETA 65, Wetteren 2007

écu de Visé avant 1926

C'est en 1330 que Visé s'entoure d'une muraille.

Il semble qu'elle ait joui de privilèges urbains dès cette époque, mais la première charte de franchise est seulement acquise en 1429 de l'évêque Jean de Heinsberg, date à laquelle Visé devient une Bonne Ville de la Principauté de Liège et peut être représentée aux États du pays.

Si Visé doit sa prospérité commerciale à sa situation géographique sur la Meuse à mi-chemin entre Liège et Maastricht, cette position est néanmoins dangereuse du point de vue militaire comme la ville a pu en faire plusieurs fois l'expérience au cours de son histoire.

  En 1106, elle connaît la bataille du pont de Visé, opposant les Liégeois et l'empereur Henri IV face au fils révolté de ce dernier.

Bannière du St Empire Romain Germanique jusque 1410

Armes de Jean d'Arckel

En 1376, le 9 mai, le Prince-évêque Jean d'Arckel, en lutte avec la principauté et qui en 1374 s'était réfugié à Maastricht, assiège la ville de Visé

Selon la légende, la tradition culinaire locale connue sous le vocable '
Oie à l'instar de Visé" serait née à ce moment en souvenir d'une jeune gardeuse d'oie qui courageuse et téméraire galvanisa les troupes en s'emparant de l'étendard de l'assaillant et favorisa par son geste la victoire des troupes visétoises.

armes de Louis de Bourbon

Armes de Charles le Ttéméraire

Les Liégeois se sont soulevés contre leur prince-évêque
Louis de Bourbon, neveu du duc de Bourgogne,
Philippe le Bon, fut déposé en 1465 par les Liégeois, alliés de Louis XI de France. Le prince est soutenu Charles_le_Téméraire.
En octobre 1468, les révoltes sont à leur comble, l’évêque s’échappe de la cité épiscopale, mais les Liégeois le rattrapent à Tongres et le ramènent à Liège. Ce dernier fait irrite son cousin, le duc de Bourgogne, Charles dit "le Téméraire", qui résolut de venir à Liège ramener l’ordre et asseoir son autorité. Louis XI est, à titre d’humiliation, contraint de l’accompagner pour lui servir de témoin
Dans la nuit du 27 au 28 octobre, un petit groupe d’hommes monte vers Sainte-Walburge, où est établi le campement des ennemis.
Les milices urbaines, composées, entre autres, de 600 Franchimontois, comptent sur l’effet de surprise pour capturer le duc de Bourgogne et Louis XI et ainsi inverser le rapport de force.
Arrivés sur les lieux, les hommes parviennent à maîtriser les sentinelles, mais ils perdent du temps à combattre les soldats bourguignons plutôt que de se rendre là où les chefs logent dans le camp. Ceux-ci ont donc le temps d’organiser une contre-offensive.
Le lendemain, en guise de représailles, la ville de Liège fut mise à sac et incendiée. Son incendie dura, dit-on, sept semaines.
Charles le Téméraire est vainqueur sur toute la ligne. Il résoud de traiter et contraint le roi Louis à signer le traité de Péronne, qui doit démembrer le domaine royal ; la Champagne est attribuée en apanage à Charles, duc de Normandie; ainsi Paris est privé de sa couverture de places fortes.
L'humiliation de la Couronne n'est pas assez complète; l'orgueilleux duc de Bourgogne entraîne son royal cousin à demi-prisonnier jusqu'à Liège, afin d'assister au châtiment de la cité qui n'échappe pas à l'un des sacs les plus atroces de l'Histoire. De nombreuses villes et communes, sont systématiquement mises à sac et détruites, comme Dinant, et Liège dont le perron de la Place du Marché fut démonté et transporté à Bruges.

Cette épopée des 600 Franchimontois est romancée dans "La Cité ardente" de Henry Carton De Wiart.
Le surnom de Liège. provient de cet ouvrage écrit en 1905

En 1468, après avoir détruit Liège, Charles le Téméraire rase l'enceinte de Visé.

Visé, c'est une population typique de petits bourgeois qui développent un esprit de clocher et sont ironiquement surnommés par ceux qui habitent en dehors de la cité. " les grands vantrins sins cowètes" ; "grands tabliers sans cordon" cette expression wallone qualifiant quelqu'un qui en montre plus que ce qu'il ne possède, qui fait de l'esbroufe, bref un pêteux.
Ce que l'épisode comique avec Louis XIV démontrera encore bien. Bien sûr, aucun d'entre eux ne se retrouve dans cette description...

Depuis des lustres on tient marché à Visé.

Les marchands viennent d'un peu partout dans la ville frontière de la Principauté.

Visé est en en effet assez isolée puisque son territoire sur la rive droite est à à peine 2 km du centre ceinturée par les frontières, Argenteau et Dalhem tout proches sont déjà terres étrangères.

Cette position lui permet un échange de marchandises avec ces pays étrangers.

Elles viennent de partout, par route et par la Meuse, fleuve difficile, au milieu duquel se trouvent de nombreuses îles où on engraisse des oies.

Les eaux sont parfois rapides, avec des bancs de sable et des rochers sur lesquels les barques viennent s'échouer ou se fracasser.

Un pont et un gué relient le quartier de Devant-le-Pont sur la rive gauche quand les hautes eaux ne l'isolent pas en hiver.

Les remparts de la ville sont en mauvais état, les hivers de cette fin de 16e siècle ont été rudes et la disette n'a fait qu'aggraver l'épidémie de peste

Blason des Arquebusiers de Visé ®FAV, dessin propriété Marc Poelmans

L'histoire des Arquebusiers est indissociable de celle de la Principauté,
de celle de la gilde soeur les Arbalétriers,
et de l'évolution de l'arme à feu.



Le terme gilde souvent utilisé sur le présent site est un terme similaire à "guilde" .

gild, gilde, gildum, gilda, gildonia, société, association, corporation de marchands
guilde ou ghilde ou gilde nom féminin provient du latin médiéval gilda, du moyen néerlandais gilde; troupe, corporation
 Au Moyen Âge, association groupant des marchands exerçant une profession commune.
Association visant à procurer à ses adhérents de meilleures conditions commerciales.


Certains autres mots d'origine flamande utilisé dans les compagnies de Visé ont subit une francisation (Gast=Gasse par exemple)
On retrouve par ailleurs aussi le terme flamand kolvenier, ou klovenier, pour désigner des arquebusiers

 

Les premiers modèles de couleuvrines et arquebuses; un simple tube de métal percé d'un trou pour la mise à feu à l'aide d'un fer rouge ou d'une mèche

Les premiers modèles d'arquebuses portables remontent au 14e siècle donc bien avant la création des arquebusiers de Visé, et nous sommes 75 ans après la Bataille de Cerignola où les arquebusiers furent utilisés de manière efficace
Par ailleurs on trouve trace dans un écrit du 15e siècle d'un "Jan maistre arkebusier" visétois fabricant couleuvrines et arquebuses à mèches et en 1573 une poudrière était établie près de la Tour l'Evêque et une autre à Dalhem.
"Jan faiseur de hackebuses" est cité le 5 octobre 1576 et le 9 septembre 1594 et en 1580 les Bourgmestres décident "pour la tuition et sauvegarde de la ville, pendant les 3 ans à venir seront faits et construits 6 mouskette chaque an"

Ces éléments montrent bien que l'arquebuse et le mousquet étaient déjà d'un usage courant bien avant la création de la gilde, il existait en fait 4 gardes bourgeoises réparties dans les différents vinâves (quartiers) de la ville.

Les Harquebusiers de Visé sont nés de la volonté de quelques Visétois du XVIe siècle de créer officiellement une seconde compagnie armée chargée de veiller sur la ville et dotée d'un armement existant depuis plus d'un siècle et en usage déjà dans les anciennes milices d'archers et d'arbalétriers:
l'arquebuse et son homologue plus puissant le mousquet.

C'est en 1579 que les arquebusiers se rassemblèrent en une seconde gilde.
Partout ailleurs, les compagnies d'arquebusiers existent parfois depuis plus d'un siècle, comme à Genève qui est aussi une principauté ecclésiastique dépendant du Saint Empire germanique.

Ce fut à la fin du XVe et au commencement du XVI siècle que, dans plusieurs villes, se sont formées les premières confréries, dans le but de s'exercer au tir à l'arquebuse.
Les villes et les princes les prenaient à leur solde.

En 1492 une compagnie d'arquebusiers existe à Dinant et avant elle des couleuvriniers qui virent leurs armes plus lourdes s'alléger au fil des âges pour devenir des arquebuses.
Elles existaient déjà à Malines en 1510, puisque cette année elles ont acheté leur local.
Cette même année, la ville de Malines envoya huit arquebusiers à Venloo, et leur fit faire, à cette occasion, une enseigne (winpele).

En 1521, quinze francs arquebusiers partirent de Malines pour tirer avec des bâtons (om met stokken te schieten) dans la première guerre qu'eut Charles-Quint contre François Ier, roi de France.
Ils reçurent de la ville chacun 20 escalins de Brabant pour leur habillement, mais à condition qu'à l'avenir la confrérie s'habillât avec le drap de la ville, qu'elle fit faire ses costumes dans le genre guerrier, pour qu'elle fût toujours prête à marcher à la guerre, soit en faveur de l'empereur, soit en faveur de la ville.
La même année et pour la même campagne, la ville, sur l'ordonnance de l'empereur, habilla encore dix de ses arquebusiers, auxquels elle donna des costumes tels que portait l'armée impériale.
Ces confréries donnaient, comme les précédentes, des fêtes et des concours pour les plus adroits.

armoiries des arquebusiers de Gand

Il est bien entendu qu'ils avaient tous un costume distinctif : ceux de Gand étaient habillés de vert.

Leurs armoiries étaient d'azur aux deux arquebuses d'or placées en sautoir, et quatre T d'argent placés 1 , 2 et 1

Ceux de Bruxelles portaient:
de gueule aux deux arquebuses d'argent, placées en sautoir, entrelacées du briquet d'or de Bourgogne, sous lequel est placé la pierre, trois étincelles de feu (or) en sortent, le tout surmonté d'une branche à trois fleurs de blé naturelles.

armoiries des arquebusiers du Grand Sablon de Buxelles

La concesssion Caroline imposée par Charles Quint ôta à toutes ces confréries leurs priviléges; elles ne se réunirent plus que pour leur amusement.

A Tongres qui fait aussi partie de la Principauté de Liège, les arquebusiers existent depuis le 10 octobre 1516, forts d'une compagnie de 50 hommes sous le patronage de St Christophe et St Sébastien avec un gage annuel de 100 florins.
En 1521 alors qu'ils donnent leur démission, les bourgmestres lèvent une nouvelle compagnie de 50 hommes avec la même solde de 100 florins, chaque homme recevant en sus 7 livres de plomb, 5 livres de salpêtre (pour la poudre) et une certaine quantité de vin.
Puis la ville reprit dans ses effectifs les anciens et l'on vit ainsi deux serments d'arquebusiers, Oude en Jonge Cloveniers, vêtus comme les arbalétriers.
En 1522 avec l'adoption d'un nouveau règlement ils furent placés sous la protection de la Vierge, de St Lambert et de St Georges.
Ils devaient prêter serment de fidélité à la ville et l'administration des membres et la nomination de dignitaires ne pouvait se faire qu'avec l'assentiment des bourgmestres.
Les postes qui leurs étaient assignés en cas d'alarme en 1582 étaient pour chaque serment 10 hommes au marché et 7 à chacune des six portes de la cité.
En 1587 les vieux arquebusiers eurent la garde des portes de Maestricht et de Visé et les jeunes arquebusiers celles de Liège et de Koninxheim.
Ils organisèrent également une compagnie de grenadiers de 15 hommes (23 en 1789) gratifiés de 9 florins pour leur présence à la procession

A Visé, les règles furent très certainement similaires.

 

arquebusier de Gheyn arquebusier de Gheyn arquebusier de Gheyn arquebusier de Gheyn

 

Le mousquet
et la bandoulière à laquelle sont accrochés douze cylindres qui contiennent chacun la dose de poudre nécessaire à un coup de feu

mousquet et bandoulière
L'arme est chargée par le canon; une dose de poudre est introduite puis tassée.
Ensuite c'est au tour de la balle qui est enfoncée à l'aide de la baguette.

Sur le côté du canon est monté un bassinet,
petit réceptacle parfois muni d'un couvercle qu'on enlève au moment d'utiliser l'arme.
La charge principale est en contact avec le bassinet, grâce à un petit trou foré dans le canon (la lumière).

Le bassinet est rempli de pulvérin; une poudre à canon aussi fine que de la farine est qui s'enflamme à la moindre étincelle, d'où le danger permanent d'explosion suite au voisinage d'une mèche toujours enflammée aux deux bouts et de poudre, cause de nombreux accidents.
le webmaster sait de quoi il parle ... voir page 1975-2000

Au moment du tir, une pression sur la détente fait descendre le serpentin dans le bassinet, le pulvérin s'enflamme et via le trou de la lumière met le feu à la charge principale.

Vers le 16e siècle

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Il existe en Belgique plusieurs fabricants d'armes à feu du 15e siècle,
ces armes, que j'ai pu avoir en main, sont de belle qualité et d'un prix tout à fait abordable
Elles sont en outre en parfait état de tir.

M Poelmans
conservateur
du musée des FAV

Fabrication de couleuvrines portables
fonctionnelles,
passées au Banc d'Epreuves des armes de Liège.
Copies du XVe siècle.
Jean-Robert Seifert
19, Chawieumont
4910 Theux
tél.: + 32 (0) 87 54 22 27    fax : + 32 (0) 87 54 22 27
 
jeanrobert.seifert@yucom.be
Contacts souhaités par E-mail car pas d'horaire spécifique.
http://membres.lycos.fr/labigornetheux/

Un autre fabricant belge de couleuvrines: http://couleuvrine.skynetblogs.be/
http://www.couleuvrine.be/
Fabricant : Grégoire Albert
0495/344 558
5000 Namur

Délais de livraison, 3 semaines artilier@couleuvrine.be

autre fabricant, site en anglais: http://www.handgonnes.com/index.html
pour les amateurs d'escrime médiévale:

Fédération belge d'Escrime Médiévale

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site officiel des Francs Arquebusiers: www.francs-arquebusiers.be

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